Actualité et réflexions sur l’Espagne-un site spécialisé

L’application de l’article 155 de la Constitution en Catalogne commence à affecter la presse séparatiste subventionnée

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L’une des unes séparatistes du journal catalan El Punt Avui (photographie : El Punt Avui)

La mise en place de l’article 155 de la Constitution espagnole de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) en Catalogne, suite au défi séparatiste dans la communauté autonome, a des effets un peu inattendus mais qui seront probablement bénéfiques par la suite s’ils se poursuivent. En effet, la prise en main de la Généralité par la vice-présidente du gouvernement espagnole, Soraya Sáenz de Santamaría (qui est aussi ministre de la Présidence et des Administrations territoriales), a coupé les principales sources de financement de la presse régionale privée, largement subventionnée par l’ancien gouvernement indépendantiste pour cracher son venin sur l’Espagne à toute heure. En 2016, le journal El Punt Avui a reçu près de 645 000 euros de subventions, dont 445 000 pour son édition papier.

Les publicités institutionnelles achetées par Carles Puigdemont, ancien président de la Généralité, ont aussi servi de subventions déguisées, avec 2,53 millions d’euros pour El Punt Avui, 2,23 millions pour La Vanguardia et 1,27 million pour Ara. Des sites Internet farouchement séparatistes, comme Vilaweb.cat, ont eux aussi été grassement payés pour leur office. Autant dire qu’il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que les caisses régionales soient vides pour financer l’instruction publique ou le système de santé… Quoi qu’il en soit, le tarissement de ces sources de financement commence à provoquer de vastes plans de compression du personnel dans les titres concernés. C’est ainsi que El Punt Avui, quatrième quotidien de Catalogne, a annoncé le licenciement de 91 travailleurs, soit 40 % de son personnel.

Source : https://okdiario.com/espana/cataluna/2017/11/10/155-deja-sin-subvenciones-prensa-independentista-llegan-primeros-despidos-1498296?utm_source=sharebuttons%3Futm_medium%3Dfacebook

La Cour constitutionnelle espagnole confirme l’État dans ses prérogatives exclusives concernant les grands cours d’eau

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L’Èbre à son passage à Saragosse (Aragon) avec, en arrière-fond, la basilique Notre-Dame-du-Pilier (photographie : Fabián Simón et ABC)

Ce vendredi 10 novembre, la Cour constitutionnelle espagnole a émis une sentence par laquelle elle confirme l’État dans ses prérogatives concernant la gestion des grands cours d’eau nationaux. Elle ferme donc définitivement la porte à toute action de la part des communautés autonomes, dont certaines auraient souhaiter s’emparer en partie ou en totalité de cette compétence. Cette sentence vient de même annuler une réserve exclusive de 6 550 hectomètres cubes sur l’Èbre que l’Aragon s’était arrogée en 2007, sous la présidence de Luisa Fernanda Rudi (Parti populaire), par la loi régionale sur les eaux, fleuves et rivières. Cette décision judiciaire vient également contredire certaines interprétations qui ont été faites par les autorités aragonaises du statut d’autonomie de 2007 mais aussi du pacte de l’eau en Aragon, qui date de 1992.

Avant 2014, cette réserve écologique n’avait jamais été formalisée par le gouvernement aragonais. Elle devait permettre à Saragosse de gérer directement et de manière exclusive les ressources hydriques d’une partie du bassin hydrographique de l’Èbre. C’est le gouvernement de Mariano Rajoy, pourtant du même signe idéologique que celui de Luisa Fernanda Rudi, qui a demandé à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur ce texte législatif. Cette sentence devrait permettre de refermer toutes les prétentions régionales sur les grands cours d’eau du pays – notamment de la part des séparatistes catalans, qui veulent faire main basse sur le delta de l’Èbre, dans la province de Tarragone.

Source : http://www.abc.es/espana/aragon/abci-tribunal-constitucional-blinda-agua-como-politica-exclusiva-estado-201711101136_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

L’Espagne signe ce lundi le nouveau projet d’Europe de la Défense

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De gauche à droite, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen ; la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal ; la ministre française des Armées, Florence Parly ; et la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti (photographie : ABC)

C’est ce lundi 13 novembre que l’Espagne signe, par la main de sa ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), le traité de Coopération structurée permanente de l’Union européenne (PESCO, selon son sigle anglais). Approuvée ce vendredi 10 novembre par le Conseil espagnol des ministres, cette signature doit permettre, avec celle des autres pays européens, de relancer l’éternel projet de défense de l’Union européenne. Il s’agira de coordonner les intérêts des différentes nations mais aussi les achats de matériel et d’armement ainsi que les futures opérations de défense et les manœuvres conjointes.

C’est l’année dernière, au cours du sommet de Bratislava (Slovaquie), que l’Espagne a rejoint la France, l’Italie et l’Allemagne, principaux promoteurs du projet, qui veulent profiter de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit). En tout et pour tout, vingt-et-un pays européens ont manifesté leur intérêt à l’égard de cette coopération militaire. Les pays signataires s’engageront à augmenter régulièrement leurs dépenses de défense (notamment en matière d’investissements), à accroître la recherche et le développement militaires et à réviser leurs objectifs.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-firmara-el-lunes-su-entrada-en-la-pesco-el-nuevo-club-de-defensa-en-la-ue-22450.asp/

Barcelone semble avoir perdu toutes ses chances d’accueillir l’Agence européenne du Médicament

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La ministre espagnole de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, Dolors Montserrat (deuxième en partant de la gauche), en compagnie des autres membres du comité de candidature de Barcelone pour l’Agence européenne du Médicament (photographie : Iván Cámara et El Mundo)

C’est le célèbre quotidien britannique Financial Times, généralement bien informé en la matière, qui a révélé cette nouvelle le jeudi 9 novembre : Barcelone semble avoir perdu toutes ses chances d’accueillir l’Agence européenne du Médicament (AEM), qui doit quitter Londres dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le fameux Brexit). La candidature de la capitale catalane avait été présentée par le gouvernement espagnol et par la municipalité de Barcelone contre le bon sens, en raison du processus indépendantiste qui secoue actuellement la communauté autonome. Ainsi l’exécutif présidé par Mariano Rajoy (Parti populaire) aurait-il dû soutenir le dossier d’une autre ville espagnole – Málaga était par exemple partante.

Le vote final pour désigner la future ville-hôte de l’AEM n’aura lieu que le 20 novembre mais Milan semble désormais bien partie pour rafler la mise, en dépit des arguments déployés par le comité de candidature en faveur de Barcelone (belle offre hôtelière, ville attractive, etc.) Il faut dire que les manifestations séparatistes ou unionistes, les grèves générales politiques à répétition, la fuite des grandes entreprises et des capitaux et plus globalement l’insécurité juridique et économique générée par les séparatistes pourraient dissuader même les plus téméraires. La ville de Bratislava (Slovaquie) est elle aussi pressentie pour accueillir le siège de l’AEM.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2017/11/09/5a048a7c22601daa458b46c3.html

Les séparatistes catalans avaient prévu de placer la région sous la protection militaire d’un autre pays

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L’ancien dirigeant de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra), Josep Lluís Trapero (photographie : Jordi Soteras et El Mundo)

Dans le cadre de l’enquête judiciaire lancée par les autorités espagnoles concernant le processus séparatistes catalan, la Garde civile (équivalent de notre gendarmerie) a mis la main sur plusieurs documents édifiants, dont l’un est intitulé « La sécurité de la République catalane ». Mis à disposition des juges, cet écrit démontre que les responsables indépendantistes de la Généralité de Catalogne avaient prévu de mettre en place un réseau militaire temporaire formé de cinq unités de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra) et de réfléchir à un système militaire en se fondant sur des pays aussi différents que le Danemark, la Suisse, l’Autriche, le Costa Rica ou Panamá.

Par ailleurs, dans le cadre d’une hypothétique République catalane indépendante, ces mêmes responsables estimaient que l’Espagne rémanente aiderait le nouvel État en lui fournissant des renseignements et informations de première importance. Mais surtout, le document « La sécurité de la République catalane » prévoyait de mettre la Catalogne sous la protection militaire provisoire d’un autre État européen, craignant un scénario similaire à celui qui s’est déroulé entre la Russie et l’Ukraine concernant la Crimée. Cela en dit long sur la conception de l’indépendance développée par les sécessionnistes catalans…

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/11/09/5a037299ca47417c1d8b4586.html

Carme Forcadell et les autres membres du bureau du Parlement régional catalan se désolidarisent du processus indépendantiste

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La présidente du Parlement régional catalan en fonction, Carme Forcadell, à son arrivée à la Cour suprême, à Madrid, le jeudi 9 novembre 2017 (photographie : EFE et El Español)

Interrogés hier par le juge de la Cour suprême espagnole Pablo Llarena dans le cadre de leur implication présumée dans la mise en place du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre dernier et de la déclaration d’indépendance factice du 27 octobre, la présidente du Parlement régional catalan en fonction, Carme Forcadell, et les membres du bureau dudit Parlement (dont Lluís Corominas, Lluís Guinó et Anna Simó) se sont largement désolidarisés de ce processus séparatiste afin d’éviter une mise en détention provisoirece qui était arrivé à l’ancien vice-président de la Généralité de Catalogne et conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras, ainsi qu’à plusieurs autres anciens membres du gouvernement régional.

Profitant du temps de parole qui leur était donné par Pablo Llarena, ces différents prévenus ont expliqué que la déclaration d’indépendance unilatérale de la Catalogne était purement symbolique, ce qui contredit frontalement l’ancien président de la Généralité, Carles Puigdemont, lequel prétend diriger le seul gouvernement légitime catalan depuis Bruxelles. Il s’agit soit d’une simple stratégie pour échapper à la justice, soit d’une trahison en règle des foules séparatistes (voire des deux à la fois) mais de telles déclarations semblent en tout cas durablement éloigner Carme Forcadell du premier plan indépendantiste. Elles dévoilent aussi un profond cynisme ou une lâcheté totale, alors même que la présidente du Parlement régional (Parlament) en fonction avait déclaré il y a quelques semaines que l’application de l’article 155 de la Constitution en Catalogne était un coup d’État et qu’elle ne reculerait jamais.

Sources : https://www.elespanol.com/espana/tribunales/20171109/260724892_0.html et http://www.abc.es/espana/abci-cuando-forcadell-decia-no-daria-paso-atras-201711091736_noticia.html

Le projet Alovera Beach doit faire d’une petite commune castillane un vaste centre de loisirs aquatiques

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Une vue d’artiste du projet Alovera Beach (photographie : Groupe Rayet et El Mundo)

Le projet de complexe de loisirs Alovera Beach, qui tire son nom d’une modeste commune (12 000 habitants) de la province de Guadalajara (Castille-La Manche), en plein dans la région naturelle de La Alcarria, devrait permettre de développer la plus grande plage artificielle de toute l’Europe à 45 minutes de Madrid en voiture à peine. Également proche de l’importante ville universitaire d’Alcalá de Henares, ce centre aquatique comptera un grand bassin de 25 000 mètres carrés d’extension qui sera construit par Crystal Lagoons et géré par le Groupe Rayet. La plage qui entourera cet étang artificiel devrait s’étendre sur 15 000 mètres carrés. Ce centre de loisirs disposera également de 1 000 places de parking, de toboggans, de piscines pour enfants, d’une école de voile et de sports nautiques (kayak, paddle-surf) et de services de restauration. Une sortie spécifique devrait être construite sur l’autoroute A2, qui relie la capitale à Saragosse, afin d’éviter de congestionner la ville d’Alovera.

Le conseil municipal de la commune a approuvé la mise en place du projet le 30 octobre dernier, ce dont s’est réjoui le principal dirigeant du groupe espagnol Rayet, Félix Abánades. Ce dernier a indiqué qu’il espère voir le projet achevé d’ici à trois ans, qu’il compte faire payer 10 euros l’entrée du complexe et qu’il espère 250 000 visiteurs par an sur place. La construction devrait générer 130 emplois directs et 200 indirects, tandis que l’exploitation du centre aquatique supposera l’embauche de 170 travailleurs à la saison haute.

Source : http://www.elmundo.es/madrid/2017/11/07/5a019697e2704e5d0c8b45a9.html

Quelle reconversion pour l’ancienne centrale nucléaire de Lemóniz ?

 

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L’ancienne centrale nucléaire de Lemóniz, située au bord de l’océan Atlantique (photographie : El País)

Construite à partir de 1972, la centrale nucléaire de Lemóniz, située dans la province de Biscaye (Pays basque), à une vingtaine de kilomètres de Bilbao, a bel et bien été achevée mais n’a jamais été mise en service en raison d’une forte opposition populaire, de la crainte d’attentats perpétrés par l’ETA et du moratoire nucléaire mise en place par le gouvernement socialiste de Felipe González en 1986. Le groupe terroriste séparatiste a ainsi assassiné cinq employés de l’infrastructure et la centrale a ainsi été définitivement abandonnée en 1984, même si elle n’a jamais été formellement démantelée. Le site est ainsi devenu une friche industrielle que le gouvernement régional basque veut désormais reconvertir. C’est ainsi que la conseillère régionale au Développement économique, Arantxa Tapia, a annoncé aux côtés du président du laboratoire halieutique Azti, Rogelio Pozo, un projet visant à transformer la centrale nucléaire (notamment ses transformateurs et bassins) en vaste centre d’aquaculture.

Il s’agirait d’y élever diverses espèces aquatiques comme des gambas, des langoustines, des soles, des turbots, des saumons et des truites saumonées. Des investisseurs espagnols, français et norvégiens seraient déjà intéressés par le projet. Il faut dire que le site dispose déjà logiquement de systèmes d’arrivée d’eau – et l’océan Atlantique est, dans la région, d’une grande pureté. Le laboratoire Azti, en parti financé par les autorités régionales basques, emploie 240 personnes et son chiffre d’affaires annuel atteint les 18,8 millions d’euros. Le terrain que ses dirigeants veulent exploiter est actuellement la propriété de l’entreprise Iberdrola mais, si le Pays basque le rachète, il ne devrait débourser qu’une somme symbolique.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/08/actualidad/1510151292_317461.html

Selon un récent sondage, plus de 20 % des Espagnols pratiquent un boycott à l’égard des produits catalans

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Un homme manifeste avec un drapeau espagnol sur la place Saint-Jacques, à Barcelone (photographie : Javier Etxezarreta, EFE et El País)

Parmi les conséquences économiques de l’actuel défi séparatiste catalan, nous avons déjà signalé sur ce blog le boycott que pratiquent de plus en plus d’Espagnols à l’égard des produits fabriqués ou commercialisés en Catalogne – ce qui est aussi l’une des causes de la délocalisation du siège de nombreuses entreprises de la région dans d’autres communautés autonomes. Ce boycott semble aller dans les deux sens puisque, selon un sondage réalisé au cours de la dernière semaine du mois d’octobre auprès de 1 150 Espagnols, 47,8 % des habitants de Catalogne choisissent de ne plus acheter les produits ou de ne plus avoir recours aux services des firmes qui ont quitté l’autonomie. De leur côté, les autres Espagnols sont 23,2 % à boycotter les produits catalans et 20,9 % supplémentaires pensent s’y mettre prochainement.

Cette enquête d’opinion a été menée à bien sur un panel 41 entreprises présentes en Catalogne ou ayant de forts liens avec la région, comme les banques Sabadell et CaixaBank, l’entreprise d’infrastructures Abertis ou encore la chaîne de vêtements Desigual. Ce sondage montre ainsi une polarisation de plus en plus grande en matière économique parmi les Espagnols en général et les Catalans en particulier. Environ 47 % de ces derniers sont en désaccord avec les récents déménagements de sièges d’entreprises hors de Catalogne, tandis que 38,3 % disent en comprendre les motifs.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/08/actualidad/1510134383_416223.html

« The Catalan crisis adds to Gibraltar’s Brexit concerns »

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Le roi d’Espagne Philippe VI (deuxième en partant de la gauche) et la reine Letizia (à droite), lors de leur visite d’État de 2017, au cours de laquelle le souverain a évoqué le problème de Gibraltar (photographie : Chris J. Ratcliffe, Getty Images et Huffington Post)

Cet article publié le 2 novembre dernier sur le site Internet du magazine britannique The Economist évoque les possibles problèmes que poserait au Royaume-Uni le retour en force d’une forme de patriotisme espagnol consécutif à la crise catalane, notamment en raison du contentieux hispano-britannique autour de Gibraltar : ttps://www.economist.com/news/britain/21730815-surge-spanish-nationalism-would-come-awkward-time-britain-catalan-crisis-adds

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