Le Salon Beige: 18 nouveaux articles: La nouvelle présidente d’En Marche a travaillé avec… Gaston Defferre

Le Salon Beige: 18 nouveaux articles

Les élections vues par Michel Houellebecq
Les responsables du FN devraient ouvrir les yeux
11 mai : récollection pour dames à Paris
C’est arrivé un 9 mai…
La nouvelle présidente d’En Marche a travaillé avec… Gaston Defferre
Quel avenir pour Les Républicains ?
Comment organiser une projection de La Rébellion cachée ?
Une réapparition politique de la droite de conviction s’impose
Le jeu politique, bouleversé, se joue maintenant sur l’axe : libéralisme – antilibéralisme
S’il veut supplanter LR, le Front National doit s’affirmer de droite
Et maintenant, quel avenir pour le Front National ?
Samedi 13 Mai en l’église Notre-Dame de Bourges : concert Trompette et Orgue
L’Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 08 au 14 mai 2017) – MàJ
Le macronisme est une conception postpolitique du monde
L’allégeance de la France ou le retour de l’Empire Allemand
3 diffusions de La rébellion cachée à Paris cette semaine
Litanies de Sainte Jeanne d’Arc
19 mai : Soirée Théâtre à Lyon au profit du collège François et Jacinthe de Fatima

Les élections vues par Michel Houellebecq

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Analyse le 4 mai dernier :

Prophétie dans son roman Soumission :

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Les responsables du FN devraient ouvrir les yeux

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De Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia :

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« « Suffisance et insuffisance, arrogance et incompétence », c’est ainsi qu’Eric Zemmour a résumé le débat du 3 mai entre le futur président Macron et son désastreux challenger. Marine Le Pen a montré lors de ce débat qu’elle n’était pas à la hauteur des fonctions qu’elle prétendait exercer. Ce n’est pas seulement une question de quotient intellectuel, c’est aussi une question de finesse stratégique. En dehors de quelques discours lus dans les meetings, Marine Le Pen a délaissé les questions régaliennes et identitaires, là où elle pouvait marquer des points. Car quand on veut réussir un concours, il faut d’abord bosser sa matière forte surtout quand elle a un fort coefficient. En politique cela s’appelle revenir à ses fondamentaux. Surtout quand ils sont portés par le vent de l’histoire !

Une funeste focalisation sur les questions économiques et monétaires

A rebours de tout bon sens Marine Le Pen s’est focalisée sur les questions économiques et monétaires : la critique de la loi El Khomri à la remorque de Mélenchon, la sortie de l’euro sans la cohérence d’Asselineau, des propositions sociales non financées. Des questions qui ne sont pas au cœur des préoccupations de ses électeurs ; des propositions qui les inquiètent ; pire des propositions qu’elle ne semble pas bien comprendre elle-même ou qu’en tout cas elle est incapable de bien expliquer. Toujours selon Zemmour « Marine Le Pen se prend pour Evita Peron et finira comme Marie-Georges Buffet »

Alors que les trois quarts des voix qu’elle pouvait conquérir au deuxième tour devaient, selon les sondages, provenir de la droite (33% des électeurs de Fillon, 60% des électeurs de Dupont-Aignan s’apprêtaient à se reporter sur elle), elle a préféré s’adresser aux électeurs de Mélenchon dont seulement une toute petite minorité – 14% envisageaient de voter pour elle – comme s’il n’était « bon bec qu’à gauche ». Sans grand succès : 10% seulement des électeurs mélenchonnistes se reportant pendant que le taux de report à droite baissait à proportion de l’impression de mépris ressenti par ses électeurs. Pire : alors qu’avec sagesse elle s’était engagée auprès de Dupont-Aignan à différer la sortie de l’euro, elle a passé la dernière semaine de campagne sur la ligne Philippot (« les Français achèteront leur baguette en francs d’ici 8 mois » whaou !) et multiplié les élucubrations monétaires. Avec quelques excuses, il est vrai : sur l’euro vous mettez deux experts ensemble et vous entendez… trois opinions différentes. Difficile d’expliquer cela aux électeurs. […]

Les tenants de la langue de bois frontiste expliquent que Marine Le Pen a battu le record du FN à une élection présidentielle avec 34% des suffrages exprimés et 10,6 millions d’électeurs. C’est vrai mais ces chiffres doivent être mis en perspective.

1-Marine Le Pen affirmait concourir pour gagner et une partie des observateurs croyaient, ou feignaient de croire, que c’était possible. Nous en sommes très, très loin

2-La situation était éminemment favorable : inquiétudes liées aux attentats, à l’islamisation, à la vague migratoire ; président sortant atteignant un record d’impopularité et challenger républicain détruit par les affaires ; accès médiatique sans commune mesure avec celui des élections précédentes ; puissants relais conservateurs et identitaires sur les réseaux sociaux.

3-Marine Le Pen partait d’un niveau électoral très haut : 25% aux dernières élections européennes, 26% aux dernières élections départementales, 28% aux dernières régionales. Or, sauf « décrochage » comme en 2007 (lorsque Marine Le Pen fut la « directrice stratégique » de la campagne de Jean-Marie Le Pen), le FN vaut 4 points de plus aux élections présidentielles qu’aux élections locales car l’électorat populaire se mobilise davantage. Marine Le Pen a donc commencé la campagne de premier tour aux alentours de 30%. Les premiers sondages la plaçaient d’ailleurs aux alentours de 28%/29%. Mais – et malgré les malheurs de Fillon – elle n’a cessé de décliner, se qualifiant difficilement pour le deuxième tour avec seulement 21% des voix. Un résultat sans doute sauvé par l’attentat islamiste des Champs-Elysées survenu quelques jours avant le premier tour.

4-Pour le deuxième tour Marine Le Pen a démarré avec un potentiel de 38% à 40% des voix, montant même à 42% après une bonne première semaine. Pour retomber à 34% après une fin de campagne catastrophique.

5-Florian Philippot et Marine Le Pen pensent – ou feignent de penser – que le FN tire Marine Le Pen vers le bas. Et si c’était l’inverse ? Et si le coefficient personnel et la ligne stratégique de Marine Le Pen avait plombé le FN ? de moins 7% au premier tour par rapport au potentiel de départ ? de moins 6% au second tour toujours par rapport au potentiel de départ ?

Une élection suit l’autre. Raté en 2017 ? Préparons 2022 ! Mais avec qui ?

Disons les choses clairement :

Sur une ligne souveraino-chevénemento-mélanchonniste, une candidature Philippot serait sans doute plus convaincante dans l’argumentation tout en quittant la tunique de Nessus du nom Le Pen. Nul doute que certains y songent.
Sur une ligne plus identitaire et plus conservatrice sur les valeurs, il est non moins clair que Marion Maréchal Le Pen serait plus crédible et de surcroît capable de susciter l’enthousiasme.
En dehors du FN proprement dit, Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait preuve de persévérance, de cohérence et de courage, mérite aussi d’être pris en considération.
Difficile de nier qu’aujourd’hui le produit électoral Marine Le Pen est un produit électoral bâtard : les inconvénients du nom sans les avantages des fondamentaux.

Les responsables nationaux devraient ouvrir les yeux. Et les identitaires devraient réfléchir à d’autres voies de redressement. Après tout, les batailles locales et les batailles culturelles sont sans doute plus porteuses que le simulacre présidentiel. »

11 mai : récollection pour dames à Paris

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La prochaine récollection pour dames de l’abbé Lecoq (FSSP) aura lieu jeudi prochain, 11 mai, au Monastère de la Visitation (68 avenue Denfert-Rochereau, Paris 14e, métro Denfert-Rochereau ou Raspail). Ces rendez-vous spirituels ne reprendront ensuite qu’après la mise en route de la rentrée, fin septembre ou début octobre.

Une contribution de 6€ par personne est demandée par le monastère, à laquelle chacune est libre d’ajouter une participation aux frais des abbés.

Programme (adaptable) :

9h : temps de recueillement dans la chapelle du monastère de la Visitation (68 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris)
9h30 : Messe célébrée par l’abbé Lecoq et confessions par l’abbé Damaggio
10h45 : Premier enseignement
11h30 : Pause-café
11h45 : Second enseignement
12h30 : Déjeuner tiré du sac pour celles qui sont disponibles (chacune apporte un plat salé ou sucré et/ou une boisson pour 4 ou 6 personnes ; mais il y a toujours possibilité d’accueillir quelqu’une qui n’aurait rien prévu…).

Contact : florence.chopard@sfr.fr

C’est arrivé un 9 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 9 mai 1431 : 48ème séance du procès de Sainte Jeanne d’Arc.

La séance à lieu à Rouen dans la grosse tout du château. La rage des clercs de l’Eglise et des membres de l’Université de Paris, « ce soleil de la Chrétienté », comme l’a dénommé un pape, est telle qu’ils finissent par menacer physiquement cette humble paysanne qui a appris à lire et à écrire il y a moins de deux ans, tout en commandant les armées du Roi au feu.

Toute leur science et leur théologie sont jetées à bas par la clarté et la profondeur des réponses de Jeanne. Elle ne cesse de les remettre en face de leurs responsabilités tant spirituelles que politiques. C’est pourquoi ils disent que si elle n’avoue pas la vérité, elle sera mise à la torture, dont les instruments sont prêts et présents.

Sa réponse les subjugue:

« Après les réquisitions et monitions à elle faites par les juges et assesseurs, R. Vraiment, se vous me deviez faire détruire les membres et faire partir l’âme du corps, si, ne vous dirai-je autre chose ; et se aucune chose vous en disoy-je, après si diroye-je toujours que vous me le auriés fait dire par force. »

le 9 mai 1435 : victoire française sur les Anglais à Gerberoy.

Les troupes françaises de Jean Poton de Xaintrailles et d’Etienne de Vignolles dit « la Hire», pourtant deux fois moins nombreuses, battent les 3 000 Anglais de John Fitz Alan, comte d’Arundel, dans la bataille de Gerberoy, dite également «bataille d’Arondel », en Picardie.

le 9 mai 1462 : Traité de Bayonne.

A cause de la guerre civile catalane, Jean II d’Aragon réclame l’aide militaire de Louis XI, Roi de France. En échange, il cède de manière temporaire les comtés de Roussillon et de Cerdagne. L’aide militaire apportée par le Roi de France est estimée à 200 000 écus. Les comtés cédés aux français sont récupérés en 1493.

le 9 mai 1769 : fin de la bataille de Ponte-Novo.

Les Corses indépendantistes de Paoli, renforcés de mercenaires allemands, sont battus par les troupes de Louis XV. C’est la fin d’une guerre de 40 ans qui a mis aux prises le peuple corse, mené par Pascal Paoli, avec la République de Gênes puis le Royaume de France.

Il faut noter que quelque temps après, environ une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, sont anoblies par Louis XVI, dont la plupart de celles qui avaient participé à la bataille aux côtés de Paoli ; l’exemple des Buonaparte est le plus connu.

le 9 mai 1693 : le Roi Louis XIV préside à la cérémonie de l’intronisation des premiers membres de l’Ordre de Saint Louis.

C’est le marquis de Barbezieux, secrétaire d’Etat à la Guerre, qui lit la formule du serment de fidélité au Roi et à la religion catholique, pendant que les récipiendaires s’agenouillent devant le Roi. Ce dernier les adoube du plat de son épée en disant : « Par Saint Louis, je vous fais chevalier ».

Enfin, les promus prêtent serment de vivre en bons catholiques, d’être fidèles au Roi, de toujours lui obéir, de ne pas quitter le service sans son autorisation et de veiller au respect des statuts de l’ordre. La fête annuelle de l’Ordre est fixée au 25 août, jour de la Saint Louis, et à cette occasion, les membres ont l’obligation d’accompagner Sa Majesté à la messe.

Croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis

La décoration de l’Ordre de Saint Louis est une croix de Malte à quatre branches formant huit pointes, d’or bordé d’émail blanc et anglée de fleurs de lys d’or. Sur l’une de ses faces, Saint Louis est représenté tenant d’une main une couronne de laurier et de l’autre une couronne d’épines; sur l’autre face figure une épée nue flamboyante, passée dans une couronne de lauriers. La croix de Saint Louis est suspendue à un cordon rouge couleur de feu. Voir le 5 avril.

le 9 mai 1871 : les troupes versaillaises s’emparent du fort d’Issy.

Le réduit communard, dans Paris, diminue chaque jour.

le 9 mai 1915 : bataille de l’Artois.

Cette bataille est un des exemples d’offensives à outrance, menées sans considérations pour la vie des soldats. Chaque mètre pris à l’ennemi se paie en centaines, parfois en milliers de vies. La bataille de l’Artois dure du 9 mai au 25 juin 1915. Si Joffre parvient à percer le front allemand, c’est au prix de lourdes pertes (plus de 100 000 hommes contre 75 000 côté allemand).

le 9 mai 1941 : Mendès-France est jugé par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à 6 ans de prison et à la destitution pendant 10 ans.
le 9 mai 1945 : libération de Dunkerque.

Dunkerque est une des dernières villes de France à être libérée de l’occupation de l’Allemagne nazie. Les troupes allemandes se rendent suite à la capitulation sans condition signée la veille.

le 9 mai 1945 : le général Weygand et Jean Borotra, sorti des camps de concentrations allemands, sont enfermés place Beauvau pour « complot contre la sûreté intérieure de l’Etat » sur ordre direct de De Gaulle.
le 9 mai 1950 : Schuman propose un plan pour l’Europe.

La déclaration du 9 mai 1950, aussi appelée déclaration Schuman, est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, à Paris, elle lance l’idée d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

La nouvelle présidente d’En Marche a travaillé avec… Gaston Defferre

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Le mouvement d’Emmanuel Macron, censé incarner le renouvellement de la politique, a nommé Catherine Barbaroux présidente par intérim. Elle baigne dans le milieu politique depuis 1975…

Elle a été secrétaire générale adjointe du groupe parlementaire du Parti socialiste en 1975, et travaille sous l’égide de Gaston Defferre : l’historique maire de Marseille et député des Bouches-du-Rhône a ensuite été ministre sous Mitterrand.
Elle a travaillé dans plusieurs cabinets ministériels socialistes au cours des années 1980 (le cabinet de Michel Crépeau, ministre MRG dans les gouvernements Mauroy et Fabius), avant de partir dans le privé pour occuper des postes de DRH.
En 1999, Catherine Barbaroux est nommée déléguée générale à l’emploi par Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi.
En 2005, elle passe à la direction générale des services de la région Île-de-France présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon.

Ce choix confirme la tendance observée en février : les membres nommés à la commission d’investiture pour les législatives à En Marche étaient en majorité des professionnels de la politique.

En Marche vers le changement : « pour que tout reste comme avant, il faut que tout change » Le Guépard.

Quel avenir pour Les Républicains ?

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Après s’être divisés sur leur soutien à Emmanuel Macron, entre ceux qui, derrière François Fillon et François Baroin, ont appelé à voter pour le successeur de François Hollande, et ceux qui, comme Laurent Wauquiez ou Eric Ciotti ont refusé de donner une consigne de vote, Les Républicains doivent affronter les législatives… Face au Front National, ils risquent de rejouer le scénario de l’élection présidentielle : appeler ou non à voter pour le candidat qui se retrouvera face au candidat du FN au second tour.

Jean-Yves Camus, politologue et directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, estime :

« 33,9% est, symboliquement, un score qui n’est pas bon par rapport aux espérances du FN. Pour autant, un capital de plus de 10 millions de voix n’est pas négligeable. Cela représente le double par rapport à 2002. Le FN a réussi à s’imposer comme une force politique durablement implantée. Il va y avoir les législatives. On verra qui reprend le dessus, mais il existe un combat entre Les Républicains et le Front national qui s’ouvre. »

Un combat dans lequel la gauche sortira vainqueur. Et c’est pourquoi Jean-Yves Camus ajoute :

« À l’avenir, le FN réussira-t-il à s’insérer dans un système de coalition ou d’alliance ? C’est la question qu’il faut se poser. En même temps, cette implosion de la droite est promise depuis 2012 et l’échec de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, c’est acté avec le fait que François Fillon n’accède même pas au second tour de l’élection présidentielle. »

Cette implosion se manifeste par la danse des opportunistes, qui souhaitent clairement une victoire d’Emmanuel Macron, à commencer par Bruno Le Maire. Pourtant Jean-Pierre Raffarin ne souhaite pas qu’il soit exclu du parti :

«Moi je ne veux pas faire de procès aux gens. Je ne suis pas pour qu’on sanctionne ceux qui ont envie de travailler avec Emmanuel Macron».

Christian Estrosi, qui a également fait des avances au candidat d’En Marche, ajoute :

«Le premier mot dans ma famille politique, au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron, ça doit être “rassemblement”, ça ne devrait pas être “exclusion”».

Dans un tweet, le maire LR de Saint-Germain-en-Laye souhaite ainsi une victoire à Emmanuel Macron aux législatives :

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Jean-René Lecerf, le patron LR du département du Nord, écrit sur son compte Twitter :

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Voilà de quoi continuer à semer la confusion au sein de l’électorat LR. Or, on ne peut pas à la fois assumer une ligne politique de droite et l’appel à voter Emmanuel Macron ou l’un de ses soutiens socialistes. Xavier Bertrand avait été cité par Emmanuel Macron comme une possible figure de son exécutif. C’est certainement faux, mais cela permet de semer la confusion à droite. Nous avions vu que Emmanuel Macron n’a pas caché son désir de voir LR exploser. Si LR refuse de voir le jeu que la gauche n’a pas cessé de jouer depuis les turpitudes médiatiques qui ont eu la peau de François Fillon, elle risque de vivre une seconde défaite cuisante.

Que Bruno Le Maire rejoigne Emmanuel Macron devrait nous réjouir : cela éclaircit le débat à droite et l’on souhaite que l’ensemble des gauchistes LR (à commencer par NKM, qui a récupéré la circonscription en or de François Fillon) en fasse de même. Mais c’est à LR de clarifier son positionnement : on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment.

Au 1er tour de la présidentielle, Marine Le Pen est arrivée en tête dans 216 circonscriptions législatives. Même si elle peut souffrir d’un reflux en juin, suite à sa défaite d’hier, elle fera concurrence aux candidats LR. Au second tour, Marine Le Pen est arrivée en tête dans 44 circonscriptions législatives de la France métropolitaine et 40% à 50% des voix dans 145 autres circonscriptions, autant d’opportunités en cas de triangulaires. De quoi réussir à avoir un groupe parlementaire et à priver d’autant d’élus Les Républicains.

Acculés entre les partisans d’un ralliement à Emmanuel Macron et le FN, Les Républicains voient leur espace politique considérablement réduit. Ceux qui, avec Nicolas Sarkozy, avaient cru en la disparition du FN, en sont aujourd’hui pour leur frais. Ils continuent à payer l’ouverture à gauche, les promesses oubliées sur l’immigration, l’identité et la sécurité, mais aussi le flou entretenu par François Fillon, faisant le grand écart entre l’UDI et Sens Commun. Il est illusoire de rêver à une disparition du FN pour positionner LR à droite. Si LR ne souhaite pas laisser les mains libres à la gauche durant 5 années, il n’a plus beaucoup de marge de manoeuvre :

Il lui faut rassurer les électeurs (qui avaient clairement choisi la ligne Fillon face à celle de Juppé) et donc rejeter vers la gauche ses membres qui ne sont pas sur une ligne clairement à droite sur les thèmes de l’immigration, de l’islam, de l’identité…
Briser le piège dans lequel la gauche l’a enfermée et suivre l’exemple de Nicolas Dupont-Aignan en passant des accords locaux avec le FN, dans les circonscriptions qui pourraient être gagnées par la gauche. Cette hypothèse me paraît actuellement totalement utopique sur le plan national, mais crédible au cas par cas. En effet, Marine Le Pen a enregistré plusieurs ralliements isolés, comme celui de l’ancienne ministre du Logement de Nicolas Sarkozy, Christine Boutin ou Christian Vanneste. Plusieurs ténors des Républicains, comme Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, Nadine Morano, Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq ou Henri Guaino, ont refusé d’appeler à voter Macron pour faire barrage au FN. Au sein du FN, Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen, s’en réjoui :

« C’est une révolution interne, cela montre que le FN est un parti capable d’avoir des alliés et pas seulement des ralliés, on a démarginalisé le FN, on l’a fait rentrer dans la Ve république. » « Je crois en la décomposition des Républicains. Si des députés LR rejoignent Macron, Nicolas Dupont-Aignan va pouvoir recueillir les députés qui choisissent l’opposition. »

Comment organiser une projection de La Rébellion cachée ?

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Toutes les informations sont ici.

Une réapparition politique de la droite de conviction s’impose

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Extrait du communiqué de Bernard Antony :

Logo Institut Pays Libre
« […] À l’évidence une réapparition politique de la droite de conviction s’impose donc aujourd’hui. Libre à Marine Le Pen et à Philippot d’en finir avec le Front National qu’ils n’ont pas jusqu’ici amélioré en tous domaines. Et d’ailleurs n’est-il pas mieux ou au moins plus clair qu’ils l’engagent encore plus à gauche ?

Mais ce dont la France a besoin, c’est d’un mouvement novateur de défense des valeurs du respect de la vie et de la famille, des libertés professionnelles et scolaires. Il faut impérativement pour l’avenir de notre pays et de notre Europe que soit rééquilibré sur ses valeurs de droite le mouvement patriotique français.

À cette fin, l’Institut du Pays Libre émet la proposition que les principales personnalités libres et indépendantes de la droite de conviction, dans le Front National et hors du Front National, se concertent pour bâtir un pôle de propositions politiques et de reconstruction.

Les bonnes journées de Béziers l’an passé, organisées par l’excellent maire Robert Ménard, ont été sans doute dans cette perspective mais sans vraiment viser à déboucher sur du concret. Il ne serait pas, à notre sens, nécessaire de vouloir refaire cela mais d’établir plutôt une rencontre entre un certain nombre de responsables politiques et culturels tels que, par exemple, au gré de notre plume, sans aucun ordre de préséance, Robert Ménard, Jacques Bompard, Karim Ouchik, Cécile Eidel, Gabrielle Cluzel, Jeanne Smits, Guillaume de Thieulloy, Philippe de Villiers, Gilles-William Goldnadel.

Cela ne pourra peut-être pas être publiquement lancé avant les prochaines élections législatives, avant lesquelles des candidats du Front National hésiteront encore hélas, ils sont ainsi faits, à se libérer d’une excessive tyrannie d’appareil de parti. Mais, pour la survie de la France selon les valeurs fondatrices de son identité et leur adaptation à la modernité, cette rencontre pour la refondation est une nécessité. Puisse-t-elle d’ores et déjà être préparée. »

Le jeu politique, bouleversé, se joue maintenant sur l’axe : libéralisme – antilibéralisme

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D’un lecteur du Salon Beige:

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Jusqu’à une époque très récente, ce qu’il était convenu d’appeler “gauche” et “droite” se définissaient essentiellement sur deux aspects essentiels: l’économique, et le sociétal. Sur le plan économique, la droite prône la libre entreprise, système censé garantir la prospérité et la création de richesses, préalable indispensable à leur distribution. A l’appui de cette conception, les théoriciens du libéralisme économique, Hayek et d’autres, et une règle, sans doute un axiome de base, selon lequel le bien de tous est obtenu par la somme des intérêts individuels. Sur le plan sociétal, cette droite prône un conservatisme moral, en grande partie issue de la culture judéo-chrétienne, mais aussi censé étre le garant, via la moralité des acteurs, contre les dérives toujours possibles de la poursuite des intérêts individuels qui pourrait nuire à l’harmonie d’ensemble du système. Une “moralité” surgit ainsi, ensemble de règles d’essence altruiste qui évitent ou limitent les dérives de l’économie libérale. Le système trouve donc son équilibre dans un compromis qu’on peut qualifier, pour simplifier, de libéralisme économique combiné à un anti-libéralisme sociétal ou moral.

Nous reviendrons plus loin sur cette notion de “sociétal”.

Inversement la gauche se définit par un libéralisme sociétal, qui est sans doute lié à la fois à la notion de démocratie (qui ne se justifie pleinement que dans l’absence de structure normative de la société, puisque la voix du peuple décide de cette structure), mais aussi à l’influence des traditions marxistes et apparentées (notamment léninistes) elles-mêmes influencées par le concept darwinien d’évolution par sélection et survie. Dans ce schéma, la structure-cible de la société est le résultat dans l’instant d’une évolution permanente, guidée par le choix du peuple (ou la lutte des classes dans le schéma marxien). Le libéralisme sociétal y est donc la règle. En revanche, ce pouvoir du peuple interdit à l’économie d’être autonome, car elle constituerait alors un contre-pouvoir et un obstacle inacceptble à la démocratie. En effet le fonctionnement de l’économie n’est pas neutre sur la société – il peut aller, surtout dans la conception marxiste classique, jusqu’à en être le principal composant. La gauche est donc antilibérale sur le plan économique, afin de pouvoir être libérale sur le plan sociétal — de pouvoir d’offrir le luxe d’être sociétalement libérale.

Cette structuration traditionnelle des idées politiques souffre cependant de deux difficultés.

Le premier malaise est celui détecté et décrit par Jacques Ellul (par exemple dans “une histoire des institutions”): il montre que sur le plan des principes théoriques, le libéralisme économique et le libéralisme sociétal ne font qu’un. Une théorie politique qui se réclamerait du libéralisme économique sans libéralisme sociétal, ou vice versa, est dans la contradiction. Les évènements d’avril 2017 en France en sont une manifestation, mais ceci avait été entrevu, de manière consciente ou inconsciente, par nombre de politiciens.

Le second malaise est dans le concept de “sociétal”. La question est celle de la finalité. Dans le messianisme judéo-chrétien, la finalité est l’homme. La société n’a pas de valeur en soi, elle est simplement comme un nuage de poussière vu de loin: chacun des grains de poussière est précieux car il porte sa portion de finalité, mais depuis une certaine distance on ne voit que le nuage. Le sociétal est donc second par rapport à l’humain. C’est la conception de la “droite” classique. A l’inverse, dans une vision de gauche, l’être humain dans son individualité est reonnu mais, au nom de sa llberté, ne fait pas partie du champ de la pensée politique. La démocratie a comme unité de base le peuple et la volonté du peuple dans sa globalité. Le paradoxe est que la liberté radicale de l’individu implique l’abdication de sa volonté propre et sa fusion dans la volonté collective. Ce paradoxe se résout en excluant toute séparation entre l’humain et le sociétal.

Il est naturel que le concept religieux considéré comme plan de salut individuel -celui des religions monothéistes- s’inscrive facilement dans une pensée politique dite de droite; dans la pensée politique de gauche, la destinée de l’homme est la société. On pourrait sans doute revisiter Teilhard de Chardin ou d’autres écoles de pensée sous l’angle d’une tentative de résolution de cette difficulté, mais c’est hors sujet pour aujourd’hui.

Que se passe-t-il aujourd’hui?

Dans une lente évolution, marquée en France à ses débuts notamment par Simone Veil et la libéralisation de l’avortement, et plus récemment en Angleterre par exemple avec David Cameron et le “gay marriage”, la droite qui était libérale sur le plan économique, a peu à peu renoncé à son antilibéralisme sociétal et humain. Elle a d’une certaine manière trouvé une cohérence par rapport à la critique de Jacques Ellul. Pendant la même période, et particulièrement après la chute du système économique soviétique, l’échec bruyant de l’économie planifiée a conduit la gauche à remettre en question et finalement abandonner totalement son antilibéralisme économique. Ce faisant, elle aussi retrouvait sa cohérence. Ce retour de cohérence n’est pas sans danger, puisque l’expérience a montré que le demi-libéralisme d’un côté ne peut exister sans écraser la personne humaine qu’à condition d’être modéré par un antilibéralisme de l’autre côté.

Le jeu politique, bouleversé, se joue donc maintenant sur l’axe: libéralisme – antilibéralisme.

Le libéralisme intégral est simple. Il n’est ni de droite ni de gauche. Il n’a pas de programme. Il n’a pas besoin de culture, ni de bases historiques. Il n’a pas besoin du monde réel (cela vous rappelle-t-il quelqu’un?). Le libéralisme intégral renoue avec les processus biologiques, la lutte pour la survie, le modèle darwinien. On peut remarquer par exemple qu’une société fondée sur la corruption de ses dirigeants ne contredit pas les principes fondamentaux du libéralisme intégral. Une société fondée sur l’esclavage ou le commerce de l’humain en pièces détachées ne les contredit pas non plus.

Qu’est-ce que l’antithèse du libéralisme? Selon certains, ce serait l’autoritarisme. Je pense que ce problème n’a pas de réponse simple et mériterait une réflexion approfondie, allant bien au-delà de cet article. Pour l’étudier, je pense qu’il faut aborder la question en termes de valeurs humaines, de savoit quelles sont les valeurs humaines premières. Sans cela, comment pourrait-on juger par exemple l’autoritarime, l’esclavage, la corruption ou la torture en termes de bien et de mal? Il faudrait ensuite étudier de quelle façons les choix politiques interfèrent avec ces valeurs humaines.

Regardons maintenant l’actualité. Les deux candidats finalistes aux présidentielles françaises de 2017 sont les deux candidats qui ont parfaitement bien compris et surtout, su exploiter ce bouleversement des idées politiques. Un autre candidat l’avait compris mais refusait de l’exploiter, et a servi de cible à un montage sans précédent. Un quatrième candidat a misé sur le refus de cette convergence par les électeurs, et a fait une ascension spectaculaire. Les autres candidats ont été balayés. Je pense que la majorité du milieu journalistique n’a pas compris non plus. Sur cette nouvelle échelle unique qui va de l’antilibéralisme au pro-libéralisme total, l’extrémiste n’est évidemment pas celle qui est désignée comme extrémiste par la pensée dominante et qu’il faudrait plutôt qualifier de centriste ou de libérale modérée. Ceci est évidemment totalement indépendant du lien affectif que chacun peut avoir vis-à-vis de cette personne. Il est remarquable que ce sont bien souvent les électeurs les plus fortement opposés à la politique qui fut celle de M. Reagan ou de Mme Thatcher, qui convergent vers le champion actuel de la même politique dans une version encore plus intégrale. Ont-ils oublié Zola qui a si bien décrit les conséquences du libéralisme intégral?

Paul Beauchamp

S’il veut supplanter LR, le Front National doit s’affirmer de droite

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Lu dans le dernier numéro de l’Action française, par Aristide Leucate :

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« […] Aussi, doit-on tenir pour accompli, dans l’immédiat, le vieux rêve de Jean-Marie Le Pen de voir le Front national supplanter cette fausse droite “républicaine”, fourrier de toutes les compromissions avec une gauche devant laquelle elle n’eut de cesse de s’aplatir, trahissant un électorat tellement cocufié que ses ramages finissaient par s’accrocher aux nuages de l’abstention quand ils ne poussaient pas directement les portes du FN. C’est un fait que le parti lepéniste, en dépit de son « ni droite, ni gauche » plus marketing et cosmétique que réellement tactique et stratégique, occupe – tout au moins provisoirement – depuis le 23 avril la place laissée piteusement en déshérence par la droite sarko-chiraquienne. À l’heure où nous écrivons, il semble hasardeux de se risquer à des pronostics, tant que les deux tours des élections législatives n’ont pas eu lieu. Il se peut que le conglomérat Républicain soit pris d’un sursaut résilient qui lui permettrait, à la faveur de “fronts républicains” locaux, de sauver les meubles, voire, Fillon exeat, de rentrer en force à la chambre, sinon de contraindre Emmanuel Macron – ce qui serait très inédit – à former un gouvernement de cohabitation. Néanmoins, l’hypothèse la plus vraisemblable réside dans le fait qu’ un grand nombre d’élus LR – à l’instar de leurs homologues du PS – tenteront de se recycler dans le macronisme actuellement en marche – les tractations vont déjà bon train. Le reste des troupes choisira de grossir les rangs centristes, voire de fonder un nouveau parti de droite. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, ce dernier scénario s’avèrera tout aussi calamiteux et inutile que ses devanciers (RPR, UMP, LR) s’il persiste dans l’irénisme consistant, de manière irréaliste et contre-intuitive, à conjuguer les carpes souverainistes ou conservatrices avec les lapins libéraux ou européistes. Si, comme il est probable, Marine Le Pen n’était pas élue, le 7 mai prochain elle aurait, néanmoins, une formidable carte à jouer entre les mains : la recomposition de la droite nationale française sous forme confédérative. […] »

Et maintenant, quel avenir pour le Front National ?

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Marine Le Pen a annoncé hier soir la transformation du parti lepéniste :

«Le FN qui s’est lui aussi engagé dans une stratégie d’alliance doit profondément se renouveler (…) Je proposerai donc d’engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays»

S’agira-t-il d’un simple toilettage (on parle de changement de nom « Les Patriotes » ou « L’Alliance patriote et républicaine) ou une véritable remise au cause de la stratégie du parti ? S’il s’agit de remettre en cause la ligne mélenchoniste de ces dernières semaines (flagrante lors du débat raté), pour privilégier une droitisation avec les thèmes de l’immigration et de l’identité, pourquoi pas ?

Et Marine Le Pen en gardera-t-elle la présidence, au risque de décourager ses soutiens, comme après l’échec de 2002, qui a vu le FN végéter pour finalement s’effondrer face à Nicolas Sarkozy ? Elle peut sans doute se maintenir à la tête du FN, mais, comme JMLP entre 2002 et 2010, ce serait pour présider un cycle pour rien. Un cycle où ni les cadres, ni les militants, ni les électeurs ne croiront plus la victoire possible à l’horizon visible. Le FN deviendra-t-il un parti adulte ? La perdante se retire, les adhérents votent pour la remplacer.

Il faut également faire attention aux analyses biaisées qui consistent à comparer 2002 (18% au second tour) à 2017 (34% au second tour). D’une part Marine Le Pen n’a gagné que 4 points au premier tour par rapport à 2002, ce qui n’est pas si extraordinaire dans l’état de déliquescence du pays, et d’autre part elle a été opposée au second tour à un candidat de gauche. Si elle avait du affronter le candidat de droite, comme son père, il n’est pas certain qu’elle aurait réalisé un score aussi élevé.

La grande nouveauté par rapport à 2002, c’est l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, qui ouvre une perspective pour l’union à droite, surtout si LR explose entre les ralliés à Macron et opposants au nouveau régime. Nicolas Dupont-Aignan doit être remercié de son geste courageux. Le pire serait que l’interdit autour de l’union des droites sorte renforcé de ce second tour. En outre, pour que le FN se pose en chef de l’opposition à Macron, il faudra quand même obtenir un certain nombre de députés. Les résultats d’hier soir montrent que cela ne sera pas très évident…

De son côté, Bruno Gollnisch a déclaré :

«Moi je suis favorable personnellement à ce qu’il y ait une entente, une alliance, pour les prochaines élections, avec d’autres formations que la nôtre, comme par exemple celle de Nicolas Dupont-Aignan». «Il va falloir s’adapter, mieux faire passer le message. Tout peut être discuté, rien n’est intangible.»

Néanmoins :

«Je crois qu’il faut conserver notre socle de convictions: défense des valeurs traditionnelles, lutte contre le fiscalisme».

Dans Le Figarovox, Mathieu Bock-Côté critique la stratégie de Marine Le Pen au second tour :

« On a aussi assisté à l’explosion en direct d’une ligne politique – autrement dit, il faut aller plus loin qu’une critique du style de Marine Le Pen pour comprendre sa décomposition lors de ce débat. Plusieurs ont remarqué l’absence de la question de l’immigration, qui est pourtant le moteur historique du Front national. On pourrait dire la même chose de l’identité. S’agissait-il pour elle de sujets secondaires? Marine Le Pen était dans un grand flirt mélenchoniste. Elle voulait rassembler la grande opposition au système. Elle s’est présentée devant le peuple avec un programme économique bancal. Elle n’a pas voulu chercher à ramener chez elle les électeurs de François Fillon. Elle n’a pas su transformer cette élection en choix de civilisation. On devine qu’elle sera sévèrement critiquée, notamment par ceux dans son parti qui croient que l’avenir du FN passe par une stratégie non pas d’union des indignés mais d’union des droites. »

Robert Ménard estime pour sa part :

«35% c’est plus qu’une déception, c’est une défaite. On ne peut pas gagner seul une élection en France de ce type-là. Il faut des alliances, et les alliances il ne faut pas les faire une semaine avant le second tour mais longtemps à l’avance».

«Je pense que si le Front National ne sait pas tisser des alliances très rapidement, ça pourrait être une très mauvaise nouvelle au niveau des législatives. Or, on a besoin d’avoir le maximum de députés possible. Donc il faut arriver maintenant à convaincre que nous ne sommes pas des gens qui tapons sur nos partenaires, (…) mais que nous sommes prêts à faire un certain nombre de compromis, à laisser de la place à d’autres. Faisons preuve d’ouverture d’esprit, on verra qui sont les sectaires, il faut être unitaire». «Il faut arrêter avec l’euro, sortir de l’euro est une erreur, c’est une erreur colossale. Quand le Front National aura compris qu’il faut pas seulement arrêter d’en parler, mais ne plus en parler du tout (…) peut-être qu’on pourra espérer voir quelqu’un portant nos idées gagner une élection».

On estime que 48% des électeurs de François Fillon ont voté Macron, 32% se sont abstenus ou ont voté blanc/nul et seulement 20% ont voté Marine Le Pen. Le FN aurait tort de mépriser cet électorat en l’estimant irrécupérable. Les personnes âgées ont voté Hofer en Autriche, Brexit en UK et DonaldTrump aux Etats-Unis. Alors d’où vient cette contre-performance en France si ce n’est du FN lui-même ?

L’échec est également patent dans les villes gérées par le FN et alliés :

Béziers : 52,69% pour Macron contre 47,31% pour Marine Le Pen.
Hayange, elle n’obtient que 47,54% des suffrages,
Villers-Cotterêts (49,8%),
Le Pontet (49,20%),
Mantes-la-Ville (31,96%)
7e secteur de Marseille (40%).

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Marion Maréchal-Le Pen, qui avait fixé à 40% le niveau d’une «belle victoire», a appelé à un examen des causes de l’échec :

«Nous n’avons manifestement pas réussi à convaincre les Français qu’il s’agissait là d’un référendum pour ou contre la France, pour ou contre l’immigration de masse (…) ça, c’est évidemment des choses qui vont nous conduire à réfléchir dans les semaines à venir».

Samedi 13 Mai en l’église Notre-Dame de Bourges : concert Trompette et Orgue

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L’Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 08 au 14 mai 2017) – MàJ

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Agenda en ligne – Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr
Lundi 8 mai 2017

Châlons-en-Champagne – face au Palais de Justice, de 18h à 19h30 : Sentinelles

Mardi 9 mai 2017

Cherbourg à 20h30 – sur les marches du théâtre
Montpellier, place des Martyrs de la Résistance, devant la Préfecture, de 20h30 à 22h
Reims – Place Royale, à 20h

Mercredi 10 mai 2017

Bondy : de 19 h 00 à 20 h 00 ,devant la gare SNCF

Saint Amand Montrond Place Carrée de de 20 h 30 à 22 h

Paris, Place Vendôme 20h – Sentinelles contre l’esclavage – Evènement Facebook
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Le macronisme est une conception postpolitique du monde

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Mathieu Bock-Côté analyse la victoire d’Emmanuel Macron dans le Figarovox. Extrait :

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« […] Emmanuel Macron est parvenu à concrétiser un vieux fantasme politique qui habite une bonne partie des élites françaises depuis quelques décennies: celui de la création du grand parti du «cercle la raison» qui serait presque le parti unique des élites qui se veulent éclairées – ne resteraient plus dans les marges que des oppositions radicales, idéologiquement fanatisées et socialement rétrogrades. Ce parti, c’est celui de la mondialisation heureuse, de l’Europe postnationale et de l’idéologie diversitaire, même si naturellement, diverses sensibilités s’y expriment et cohabitent. Ne faisons pas l’erreur d’y voir un néocentrisme: sur les questions identitaires et sociétales, le progressisme macronien ne s’annonce pas modéré. Il n’est pas animé par un principe de prudence. On peut s’attendre à un grand enthousiasme du nouveau pouvoir dans la promotion d’une forme de multiculturalisme à la française, dans lequel on ne verra pas un calque toutefois du multiculturalisme à la canadienne à la Justin Trudeau.

Parti unique: la formule est peut-être trop forte, me direz-vous. Voyons plus en profondeur. Quand on croit qu’il n’y a finalement qu’une seule politique possible, aux finalités indéniables, on relativise l’importance du débat politique. On bascule alors dans le domaine de la gestion et on veut surtout rassembler des administrateurs efficaces. Cette étrange aspiration n’est-elle pas celle d’une dissolution de la politique et des antagonismes philosophiques qui traditionnellement, s’y exprimaient? Le macronisme, pour ce qu’on en sait pour l’instant, est une conception postpolitique du monde. On ajoutera qu’à travers lui, un système qui se sentait fragilisé par les grands vents de la révolte est parvenu à se maintenir et même à reprendre l’offensive. Chose certaine, c’est la victoire des nouvelles élites mondialisées et de ceux qui se veulent à l’avant-garde du progrès.

Emmanuel Macron a été aidé dans cette entreprise par la décomposition du système partisan, et plus particulièrement, par celle d’un Parti socialiste depuis longtemps en crise, plus que fragilisé par la présidence Hollande et condamné à la désagrégation par la victoire de Benoît Hamon à la primaire: cette dernière marquait le triomphe d’une des tendances les plus sectaires de la gauche qui croit que tenir compte de la réalité dans la gestion d’un pays relève d’une compromission inadmissible avec l’ordre en place. La culture politique du socialisme français a quelque chose de folklorique: Emmanuel Macron vient peut-être d’en dégager le progressisme, et c’est d’ailleurs cette référence qu’il veut brandir. À tout le moins, c’est ce qu’il prétend. On verra maintenant qui à droite voudra se rallier à lui dans l’espoir d’une place, grande ou petite dans son gouvernement. On verra aussi sur quelle base ce qui restera de la droite s’opposera à lui dans les prochains temps. Reprenons une formule usée: de quoi la droite de demain voudra-t-elle être le nom? […] »

L’allégeance de la France ou le retour de l’Empire Allemand

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Emmanuel Macron se rendra à Berlin pour sa première visite à l’étranger…

Le président du Lander France a réservé sa première visite internationale en 2012 à la chancelière, que dis-je, à l’Empereur Merkel. Nous avions vu à l’époque un petit marquis local venu prêter allégeance et prendre ses instructions auprès du seigneur de la grande Europe, Dame Merkel.

Le 8 mai 2017, jour anniversaire de la capitulation allemande, le petit marquis Hollande fera sa dernière visite à… l’impératrice de Berlin. La boucle est bouclée. En politique tout est symbole. Dame Merkel ne se déplace pas. Elle reçoit ses sujets au cœur de son Empire. Nul doute qu’il viendra rendre des comptes sur sa gestion du Länder dont il a eu la charge pendant 5 ans. Nul doute qu’il présentera le 8 mai à l’Impératrice le nouveau petit marquis du Lander France afin que lui aussi prenne ses lettres de créances. Nul doute que ses premières instructions seront de maintenir coûte que coûte la monnaie allemande sur ce territoire. Symbole de souveraineté et de domination économique de notre temps. C’est à Berlin et Franc fort (sans rire), que l’on décide de battre monnaie.

Deux guerres mondiales, des millions de morts, deux victoires, pour en arriver là. Marie-France Garaud parle sans détour du 4me Reich … En Marche. Poilu de 14 réveille toi ! Seigneur Du Guesclin, Saint Jeanne, résistant du Vercors au SECOURS ! Avec l’Allemagne, l’histoire nous a montré que ce n’était jamais la der des ders.

3 diffusions de La rébellion cachée à Paris cette semaine

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