Le Salon Beige: 34 nouveaux articles ! Le terroriste des Champs-Elysées avait déjà été condamné pour avoir tiré sur des policiers-et varia

Le Salon Beige: 34 nouveaux articles

Le terroriste des Champs-Elysées avait déjà été condamné pour avoir tiré sur des policiers
C’est arrivé un 21 avril…
Fusillade sur les Champs Élysées : un homme avec une kalachnikov abattu, 1 policier tué
Des fonctionnaires français refusent par idéologie de délivrer des visas aux chrétiens d’Orient persécutés
Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €
Les raisons doivent dominer les passions pour que le bien commun l’emporte sur les intérêts individuels dans la détermination de son vote
Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 3/5
48% des Français se déclarant très proches de La Manif pour tous envisagent de voter pour Marine Le Pen et 42% pour François Fillon
« Il faut que tout change pour que rien ne change »
8 mai : conférence de Béatrice Bourges à Clermont-Ferrand
Ventes de printemps pour l’école L’Espérance à Chaumontel (95) et Senlis (60)
Les Inrocks à gauche toute
Si Sens Commun ne comprend pas que tout est affaire de rapports de force en politique, l’échec sera complet
Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?
La mauvaise blague du jour
Deux poids, deux mesures pour la liberté de conscience en France
Les Petits Chanteurs de Saint Dominique ont besoin de vous
Conférence-débat : « Le tsunami pornographique : une fatalité ? », par François Billot de Lochner le 27 avril à Orléans
Bernard Antony votera Marine Le Pen mais pointe les erreurs du FN
Pour Emmanuel Macron, la France avant 1986 était une « vallée de larmes »
Aux législatives, le FN sera concurrencé à sa droite
Joseph Macé-Scaron a bien participé à l’écriture des discours de Fillon
Quand une photo des Scouts de Riaumont illustre dans le JT le renouveau des Scouts de France
Et deux membres du gouvernement de François Hollande de plus en faveur de Macron
Des soignants quittent leur travail parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements
Attentats contre les chrétiens coptes : le père Boulad accuse l’Islam
François Hollande et Ségolène Royal, députés et assistants parlementaires à la fois ?
Vous avez aimé Hollande ? Votez Macron. Ou non
Deux élus LR rejoignent Nicolas Dupont-Aignan
Les Nobel d’économie ont-ils vraiment signé une tribune contre Marine Le Pen ?
Lech Kaczyński tué par un accident ou un attentat ?
22 avril : chapelet pour la France à Toulouse
Yves Daoudal votera Fillon mais à contrecoeur
Marine Le Pen veut être présidente de la France pas de la commission européenne

Le terroriste des Champs-Elysées avait déjà été condamné pour avoir tiré sur des policiers

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Selon plusieurs médias, dont BFMTV et France 3, l’identité mentionnée sur la carte grise retrouvée dans le véhicule de l’assaillant est celle de Karim Cheurfi. Cet homme est né en 1977 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) et vivrait à Chelles, en Seine-et-Marne.

Ce Français de 39 ans avait été condamné en février 2005 à 15 ans de réclusion pour trois tentatives d’homicide volontaire, dont deux visant des policiers. Il avait reconnu les faits lors de son procès en appel. En première instance en 2003 devant une cour d’assises, il avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Son procès trouvait son origine dans une course-poursuite en 2001. Alors qu’il circulait au volant d’une voiture volée, armé d’un revolver, il avait percuté un véhicule conduit par deux jeunes frères, l’un d’eux étant élève gardien de la paix. Le chauffard avait pris la fuite à pied avant d’être rattrapé par le conducteur de la voiture percutée et son frère muni d’un brassard «police». Le chauffard avait tiré deux balles, les blessant grièvement au thorax. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Deux jours plus tard, il avait grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule et dont il avait saisi l’arme, faisant feu à plusieurs reprises.

Il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. L’Etat islamique a revendiqué l’attentat. Peu après 23h30, l’agence de propagande de Daech, Amaq, a revendiqué l’attaque en affirmant qu’elle est l’oeuvre d’un « soldat du califat » surnommé « Abu Yussuf Al-Baljiki » (Abu Youssuf le Belge).

Ce main, le pronostic vital d’un des deux policiers blessés hier soir n’est plus engagé.

C’est arrivé un 21 avril…

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« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir. »» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

le 21 avril 1073 : décès du pape Alexandre II.

Anselme de Lucques est élu pape le 30 septembre 1061 sous le nom d’Alexandre II à la mort de Nicolas II. L’impératrice Agnès, régente pour son jeune fils Henri IV, fait élire en l’absence de tout cardinal, un antipape, qui prend le nom d’Honorius II. Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme. Il appuie Guillaume le Conquérant dans la conquête de l’Angleterre en lui fournissant un étendard consacré ainsi que des reliques sacrées. Il refuse d’autoriser le divorce de l’empereur Henri IV et le force à reprendre sa femme, Berthe de Saxe. En 1063, il soutient la Reconquista espagnole.

le 21 avril 1146 : concile de Chartres.

Cette assemblée est convoquée à l’occasion de la deuxième croisade. Pierre le Vénérable est invité à y assister par saint Bernard, mais il ne put s’y rendre. (cf. la chronique du 31 mars).

le 21 avril 1407 : convention entre l’anti pape Benoît XIII et le pape Grégoire XII.

L’objectif de cette convention est d’organiser une rencontre entre Benoît XIII, et Grégoire XII à Savone, en vue de régler le Grand schisme d’Occident. Mais la rencontre n’a finalement pas lieu.

le 21 avril 1643 : Louis-Dieudonné est baptisé à la Sainte-Chapelle de St-Germain-en-Laye.

Le Dauphin est âgé de 5 ans. Pour la cérémonie, la chapelle du château étant trop petite c’est la cour du vieux château qui est choisie. Charles Le Brun est chargé de faire de la cour un immense théâtre. 15 jours sont nécessaires pour monter des amphithéâtres pour le public et deux grandes tribunes avec un grand voile bleu parsemé de fleurs de lys qui recouvre l’intégralité de la cour. Le cardinal Jules Mazarin est le parrain, la princesse de Condé (Charlotte-Marguerite de Montmorency) est la marraine.

Peinture Joseph Christophe

Baptême du Dauphin dans la cour intérieure décorée

du château de Saint-Germain-en-Laye

le 21 avril 1699: décès de Jean Racine, écrivain français.

Né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon, Jean Racine est un célèbre poète, auteur de nombreuses tragédies classiques, membre de l’Académie française. Il est considéré, à l’égal de son aîné Pierre Corneille, comme l’un des deux plus grands dramaturges classiques français. Le succès de sa pièce « Andromaque » lui assure la célébrité. Il écrit aussi : « Britannicus », « Bérénice », « Mithridate », « Iphigénie en Aulide » et « Phèdre ». Il est aussi l’auteur d’une comédie, peu connue : « Les Plaideurs ».

le 21 avril 1918 : décès du Baron rouge, à 25 ans.

Manfred von Richtofen, l’as de l’aviation allemande, est abattu à Vaux-sur-Somme en Picardie. Surnommé « le baron rouge » parce qu’il porte le titre de Baron et que son avion, un Fokker DR.I triplan, est peint en rouge, Manfred von Richtofen compte alors 78 victoires en combat. C’est un canadien, le capitaine canadien Roy Brown, qui l’aurait abattu depuis le sol.

le 21 avril 1928 : Aristide Briand présente un projet de traité mettant la guerre hors-la-loi.

Sans commentaire ! Ce projet amène au pacte Briand-Kellogg et 11 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale.

le 21 avril 1935 : à la demande des Anglais, le général Weygand est nommé administrateur de la Compagnie Universelle du Canal de Suez.
le 21 avril 1944 : le droit de vote est accordé aux femmes en France.

Enfin ! Quand on sait qu’au Moyen Age et sous la Monarchie elles en jouissaient déjà. Il suffit de relire Jean Sévillia dans Historiquement correct (éditions Perrin, p. 22).

« On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu’elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote. » Pour ceux que cela intéresse l’étude de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, (éditions Stock) montre combien la position des femmes en France, sous l’influence de l’Eglise catholique est bien plus enviable qu’après la Renaissance. Voir la chronique du 23 avril.

Par ailleurs, il faut rappeler que si ce droit leur est accordé si tardivement c’est parce que la gauche et les républicains anticléricaux de la III république refusaient de le leur accorder. Plusieurs élus catholiques voient ainsi leur proposition de loi rejetée par les républicains. Pour eux, les femmes sont sous l’emprise de l’autorité de l’Eglise catholique, alors que depuis la révolution les républicains veulent en éradiquer toute trace en France. Voir la chronique du 29 avril.

le 21 avril 1944 : les Miliciens attaquent le maquis du Vercors.
le 21 avril 1961 : Putsch des généraux à Alger.

4 généraux Challe, Zeller, Jouhaud et Salan prennent le pouvoir à Alger afin de s’opposer à la politique de la métropole où malgré la victoire militaire sur le terrain l’autorité politique a décidé de brader sans condition l’Algérie, les Français et les Algériens fidèles à la France. De Gaulle assiste à une présentation de « Britannicus » à la Comédie-Française où le rejoignent le préfet de police de Paris, Papon, et le directeur de la Sûreté nationale.

le 21 avril 1997 : Jacques Chirac annonce qu’il dissout l’Assemblée nationale.
le 21 avril 2002 : résultats du premier tour des présidentielles.

Jacques Chirac (20%) et Jean-Marie Le Pen (17%) vont se retrouver au second tour, à l’issue du 1er tour des présidentielles, contre Lionel Jospin (16%) et François Bayrou (7%).

Fusillade sur les Champs Élysées : un homme avec une kalachnikov abattu, 1 policier tué

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video de la fusillade en direct #ChampsElysees pic.twitter.com/WbcFZV1xFa
— remplaciste (@Z32843309Z) 20 avril 2017

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21h30 : Deux policiers sont à terre, dont un mort, un assaillant aurait été abattu et un autre serait potentiellement dans la nature.

Les tirs auraient eu lieu à l’angle de la célèbre brasserie parisienne du Fouquet’s, devant le magasin Yves Rocher. Un individu en véhicule aurait tiré sur une voiture de police à l’arrêt, tuant un policier. Il y aurait 2 policiers blessés.

22h30 : Le second policier touché par balle sur les champs-Elysées aurait succombé à ses blessures. Information du syndicat de police, démentie par le porte-parole de la Place Beauvau.

Pierre Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a détaillé ce qui s’est passé :

« Un homme est sorti d’un véhicule avant d’ouvrir le feu, a priori avec une arme automatique, sur un car de police stationné. Il a tué un policier, puis a tenté de partir en courant en essayant de prendre pour cible d’autres policiers. Il en a blessé deux avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

L’hypothèse d’un braquage qui a mal tourné ne semble pas privilégiée par la Place Beauvau. « Je peux vous dire que selon les première constatations, ce sont les policiers qui ont été visés directement ».

Selon nos informations, un fusil d’assaut a été utilisé par l’assaillant lorsqu’il tué un policier sur le coup. Ses collègues ont riposté et l’ont mortellement atteint. Le cadavre a été menotté au sol. La scène s’est déroulé à côté du Fouquet’s. La BRI est en train de quadriller le secteur pour trouver d’éventuels complices qui auraient pris la fuite. »

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

L’auteur de la fusillade des Champs-Elysées abattu était fiché « s », son complice est en fuite, selon une source policière.

22h45 : Nouveaux coups de feu entendus dans une rue voisine, rue Vernet. Démentis par le ministère de l’Intérieur.

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Des fonctionnaires français refusent par idéologie de délivrer des visas aux chrétiens d’Orient persécutés

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Jean-Jacques Brot, préfet hors-cadre, a été nommé le 9 mars 2015, coordinateur de l’accueil d’une partie des réfugiés syriens et irakiens. Il s’occupe de deux catégories de réfugiés. L’une concerne des familles qui sont sous la protection de l’ONU et du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) dans des camps en Jordanie, au Liban et en Turquie. L’autre est celle de familles, irakiennes uniquement, persécutées pour leurs confessions religieuses: les chrétiens et les yézidis. Lors de l’invasion de la plaine de Ninive par DAECH à l’été 2014, le gouvernement français avait choisi le système de visas pour asile. Selon Jean-Jacques Brot, c’est un procédé qui a fonctionné « cahin-caha » car il a pu constater une baisse de 40% par rapport à l’année précédente, de visas de réfugiés délivrés à ces minorités religieuses persécutées.

La réalité est que, contrairement à ce que l’on peut entendre depuis des mois, l’accueil des chrétiens d’orient est faible. L’ancien préfet de Vendée a constaté un « enchainement d’empêchements bureaucratiques ou idéologiques ».

« Il y a objectivement un certain nombre de fonctionnaires, dont je ne citerais pas les noms qui, par leurs écrits, leurs actes ou leur lenteur, expriment leurs convictions ».

Certains patriarches appellent les chrétiens d’orient à ne pas fuir leur pays.

« Cela peut se comprendre pour ceux qui n’ont pas été torturés et violés mais le discours de ces patriarches est catastrophique. Ils alimentent ceux des fonctionnaires qui, en France en particulier, font passer leurs convictions avant le sauvetage de ces familles vulnérables. Ils se saisissent de ces discours pour en tirer argument à refuser des visas ».

Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €

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Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

« Le CHU de Limoges a été condamné hier par le tribunal administratif de la ville a verser respectivement 50.000 € et 30.000 € à la mère et au père d’une petite fille pour une « erreur de diagnostic » qui a empêché son avortement il y a 7 ans.

Le CHU n’ayant pas détecté la trisomie du futur bébé, la mère « n’a pas eu la possibilité d’exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ». Choix qui est celui de 95 à 99% des parents, souligne le tribunal. Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80.000 €. Le père et la mère de ce pauvre enfant espéraient gagner encore davantage en demandant réparation aussi pour leurs deux autres enfants traumatisés eux aussi de ne pas voir disparaître leur petite sœur dans une poubelle. Mais la loi ne prévoit de donner de l’argent qu’aux « parents »… »

Les raisons doivent dominer les passions pour que le bien commun l’emporte sur les intérêts individuels dans la détermination de son vote

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Guillaume Bernard éclaire sur Infocatho les enjeux de l’élection de dimanche, revenant sur les notions de « moindre mal », de « meilleur possible », et évoquant la place des principes non négociables définis par Benoit XVI dans la recherche du Bien commun :

« Puisqu’aucun programme politique n’est pleinement satisfaisant pour eux – et, ce, quel que soit le domaine, tant celui de l’économie (principe de subsidiarité) que du « sociétal » (défense de la vie) –, comment les catholiques peuvent-ils faire un choix électoral sain ? Comment faire pour que leur vote ne soit pas seulement celui de catholiques déterminés par leurs caractéristiques économico-sociales (jeunes ou vieux, urbains ou ruraux, actifs ou retraités, etc.) mais soit intrinsèquement catho ?

Il est certain que la première obligation sociale d’un catholique est de remplir son devoir d’état : faire ses études quand il est étudiant, travailler quand il est actif, élever ses enfants quand il est parent, etc. Participer aux consultations électorales n’est qu’un acte subsidiaire. Pour autant, s’en détourner relèverait soit d’un repli puriste (pouvant être de type communautariste voire sectaire), soit d’une négation nominaliste du bien commun (réduction de ce dernier à la somme d’intérêts particuliers). Dans les deux cas, cela reviendrait à se désintéresser d’autrui en l’abandonnant à son (triste) sort sous prétexte que, pour l’heure, il a été possible, pour soi et les siens, d’y échapper.

Il est cependant certain qu’il ne faille pas tout attendre de la politique. Car, d’une part, la vie sociale ne se réduit pas à la politique et, d’autre part, celle-ci ne peut être que l’art du possible dans certaines circonstances. Une politique ne se mène pas dans l’abstrait ; elle est inscrite dans le réel. Or, tout n’est pas possible (ni souhaitable), encore moins immédiatement. C’est donc en terme de finalité que le catholique doit raisonner. Quel est l’objectif à atteindre et quels sont les moyens adaptés pour l’obtenir ? Dès lors, il peut être indispensable de poser des jalons, d’envisager des étapes sans que celles-ci ne se substituent à la finalité projetée. Ainsi, dans l’objectif qu’il n’y ait plus d’avortements, favoriser les adoptions peut-il être l’un des moyens permettant d’en diminuer le nombre.

Cela signifie-t-il une acceptation du concept de « moindre mal » ? Moralement plus que discutable, celui-ci est, sans doute, efficient dans le domaine de la politique, mais à la condition que le choix électoral consiste en l’expression d’une plus ou moins grande proximité et non d’une adhésion pleine et entière. Préférer un moins grand mal à un autre plus important ne doit pas conduire à une subjectivisation de la morale. Lorsqu’un roi bien connu (canonisé par la suite) a encadré la prostitution, il ne l’approuvait pas mais avait jugé souhaitable qu’elle fût canalisée, réservée à certains quartiers plutôt que répandue partout. De même, ce n’est pas adhérer au mal qu’est le viol que de refuser le recours au suicide pour y échapper : le second est considéré par la doctrine catholique comme un mal plus grand que le premier, mais cela ne signifie nullement que le viol soit agréé et ne soit plus considéré comme un mal.

D’où vient, dès lors, le rejet de certains de la casuistique du « meilleur possible » hic et nunc ? Essentiellement de l’augustinisme politique (qu’il est d’ailleurs possible de rencontrer dans toutes les sensibilités catholiques, notamment liturgiques). Celui-ci part de l’idée parfaitement catholique que la grâce (divine) surpasse la nature (humaine). Mais, il procède ensuite à une absorption du temporel par le spirituel sous prétexte que la finalité du second (le salut des âmes) est supérieure à celle du premier (le bien vivre). Cela induit de nombreuses conséquences : par exemple, la vertu de justice (avoir une conduite qui plaît à Dieu) rendrait inutile la réalisation de la justice rétributive (commutant ou distribuant les droits). La loi morale (qui dicte les conduites) remplace alors le droit naturel (qui répartit les choses extérieures entre les personnes) alors que, distincts, ils convergent naturellement. Or, la hiérarchie des domaines (supériorité du religieux sur le politique) n’implique pas la dé-légitimation du second. De même, chercher la justice particulière (répartir l’avoir) ne détourne pas de la justice générale (être juste). Mais, l’augustinisme politique en vient, quant à lui, à nier l’irréductibilité du politique (pourtant inscrite dans l’ordre cosmologique des choses) et, par voie de conséquences, de la nécessité d’attribuer à chacun selon son mérite : reconnaître à César ce qui lui revient serait superflu puisqu’il faut rendre, prioritairement, à Dieu ce qui lui est dû.

Il est vrai que, sur certains sujets, la position politique d’un catholique n’est pas libre mais déterminée par la doctrine : la défense de la vie innocente, la famille fondée sur le mariage « hétérosexuel », la liberté de choix de l’éducation des enfants par leurs parents. Mais, nombre d’autres sujets sont laissés à la prudente appréciation des fidèles : un catholique peut être ou non favorable à la peine de mort. Il ne peut donc exister de programme politique catholique en tant que tel exclusif des autres. Les principes « non-négociables » ne sont pas une grille complète d’analyse de la politique ; ils sont nécessaires mais ne sont pas suffisants à l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique globale. Le bien commun ne se réduit pas aux questions de mœurs et de bioéthique.

Il doit être appréhendé dans son ensemble. Le bien commun, c’est à la fois le bien du tout (par exemple la famille) et le bien des parties le composant (les personnes membres de cette dernière). Le bien commun de l’entreprise est dénaturé si le bien des salariés est sacrifié au seul intérêt des apporteurs de capital. De même, le bien des citoyens est indissociable de celui de la nation : laisser se déliter l’identité du tout, c’est atteindre l’intégrité des parties. La politique étant faite d’une imbrication et d’une interaction de questions, l’identification du bien commun suppose leur hiérarchisation pour fixer un choix politique. Quel enjeu l’électeur privilégie-t-il : l’aisance matérielle ou le patrimoine culturel, le dynamisme économique ou la perpétuation du corps social, etc. ?

Voter n’est pas un geste religieux mais un acte politique : ce n’est pas parce que le mariage est, pour les catholiques, un sacrement qu’ils sont opposés au « mariage homosexuel », mais parce qu’un homme ne peut pas jouer le rôle d’une mère ou une femme celui d’un père. Ainsi, les raisons (et non le rationalisme) doivent-elles dominer les passions pour que le bien commun puisse l’emporter sur les intérêts individuels dans la détermination de son vote. »

Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 3/5

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(Suite de Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien et de la Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel ici le lien)

Partie 3/5 : L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines

C’est à partir de l’avènement du dogme de la fin de l’histoire que l’économie et les économistes ont été réduits à l’impuissance, et à l’erreur… La discipline s’est figée dans une idéologie inertielle, un système clos, développé à partir d’un modèle dit «d’équilibre général»… Un modèle qui pense avant tout l’inertie. En même temps, la discipline s’est pliée à une religion de l’argent roi omnipotente. Rien de nouveau finalement, l’éternel veau d’or qui revient quand les esprits faiblissent et que Satan s’y glisse.

Avec la symbolique de la fin, l’équilibre en point final devait rendre compte de la victoire d’un modèle économique sur un autre et cela universellement et jusqu’à la fin des temps. Ce fut une prétention hors de la science et du réel avec ses incertitudes. Elle a laissé hors de son champ d’analyse les effets dynamiques des mécanismes économiques. Il suffisait de rêver et de se laisser porter… et ce fut ainsi car l’âme est faible!

Il en résulta un beau «pot de glu» pour la profession des économistes, un immobilisme paisible pour ceux qui aiment reposer ainsi. L’économie est devenu «hors-sol», assignée à n’être qu’un dogme fixe, servi à toutes les sauces, de façon identique, dans chaque région et pays du monde avec détermination et rengaine pour être absorbé dans ce grand tout de la gouvernance mondiale, centralisatrice de tous les pouvoirs.

Rêve de l’humanité en marche ou cauchemar?

La globalisation naquit ainsi! Et y rêver fut une convention de principe. L’Europe s’y laissa facilement tenter par ses éternels démons et y retrouva vite l’élan pour la promotion de la pureté idéologique. Le progrès l’exigeait, le monde l’imposait sans alternative. Étrange moment! L’Europe de la paix célébrait dans l’économie le retour à la rigueur dogmatique et non scientifique qui avait fait sombrer la biologie dans l’eugénisme mortifère et mortel des nazis ; par moments, il est bien visible que la même hargne se retrouve mobilisée pour contraindre et anéantir les peuples. Au lieu du vocabulaire de la biologie fut mis en avant celui de l’économie et de la concurrence. La légèreté fut de ne pas considérer que les principes fondamentaux de la concurrence, dans le cadre institutionnel qui s’imposait, en étaient tout particulièrement faussés (voir partie 1/5 Marché, concurrence et morale).

Une certaine convergence européenne en a résulté, mais elle fut orientée vers la division, la segmentation. Les familles n’ont pas été épargnées elles-aussi, les territoires deviennent des déserts de désespoirs, d’autres des lieux de promiscuité immonde, idéale pour propager la haine ; et partout le racisme social sévère du monde de l’argent roi s’est développé comme un instrument utile pour trier la société et former des produits promis à l’efficience (tentation?).

Les critères que même l’économie libérale estime amoraux sont dans un tels contexte décisifs pour accentuer la provocation et dégager ceux qui savent les manipuler par le mensonge et la corruption-, des autres attachés à des valeurs destinées à l’oubli.

La marchandisation, l’ubérisation du corps humain, le retour de l’esclave rythme les récits de la victoire de l’humain sur la nature que les progressistes de l’eugénisme nous assènent à nouveau sous le vocable de post-humanisme.

Les êtres humains assignés à devenir des bandits pour ne pas finir «loosers» culpabilisés parce que figés dans leurs racines, leurs histoires et leur culture, ne sont pas les seuls à souffrir… Les territoires souffrent aussi par les dévastations morales, sociales et économiques… L’Europe se disloque!

Que d’efforts de com pour en cacher la réalité et pouvoir encore mentir. Le cauchemar de la violence quotidienne, sous tous ces aspects… Mais pour rester efficace, on doit s’y habituer et composer. Pour beaucoup il s’agit de se laisser faire, de se soumettre à la haine et d’en mourir directement ou indirectement. Un effort héroïque au quotidien pour anéantir l’héroïsme et tuer son pays! Cette décomposition, Michel Houellebecq la donne à voir dans le roman Soumission, sur un mode littéraire assez familier de notre culture pour rendre compte des secousses du temps.

A suivre Partie 4/5 : L’amnésie du réel et le «compromat» méthodologique

48% des Français se déclarant très proches de La Manif pour tous envisagent de voter pour Marine Le Pen et 42% pour François Fillon

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Selon un sondage en ligne.

Ludovine de La Rochère appelle à voter :

« Nous appelons nos sympathisants à se mobiliser massivement lors de tous les scrutins et naturellement pour le plus important de tous : la présidentielle ». «Notre mouvement est engagé depuis plus de 4 ans pour défendre la complémentarité des sexes, le droit des orphelins, la filiation et la famille. Nous ne cessons d’encourager les candidats à proposer une vision et une politique ambitieuse pour la famille, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, particulièrement en période de crise. Cellule de base de la société, atout pour notre cohésion sociale et garant de la paix civile, la famille échappe aux clivages partisans. A l’issue d’un quinquennat qui aura fait mal, très mal, aux familles, au point de faire chuter la natalité, les sympathisants de La Manif Pour Tous souhaitent une réponse politique à la hauteur des enjeux. La Manif Pour Tous fait campagne pour un seul candidat : la famille ! C’est sans doute ce qui explique ce sentiment partagé qui, à l’image de l’ensemble des Français, est susceptible d’évoluer dans la dernière ligne droite d’une drôle de campagne ».

Un second tour Le Pen – Fillon, en plus d’être cocasse, marquerait l’entière victoire de LMPT.

« Il faut que tout change pour que rien ne change »

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Texte proposé par S. de Lorette pour les lecteurs du Salon Beige :

Hier, j’ai fait un rêve. François Fillon avait gagné l’élection présidentielle à l’issue d’une « remontada » que Jean-Michel Apathie lui-même avait salué sur les ondes de France Info. Lors de la passation des pouvoirs, le nouveau président de la République avait raccompagné son prédécesseur fort courtoisement, selon l’usage républicain. Après tout, François Hollande l’avait soutenu contre Marine Le Pen au second tour de cette curieuse élection…

Grâce aux « désistements républicains », la coalition LR-UDI-En marche avait ensuite gagné les élections législatives et, au moment où commençait ce rêve, François Baroin, de retour de Bruxelles, achevait son discours de politique générale, consacré surtout à l’économie. Fin des 35 heures, suppression de l’ISF, réduction de la dette, augmentation de la TVA, ouverture au privé de la Sécurité sociale… Euphoriques depuis l’élection de François Fillon, les marchés appréciaient aussi le premier ministre, qui conjuguait le sérieux d’Alain Juppé et la rigueur d’Angela Merkel.

Fidèle à ses convictions, François Baroin avait multiplié tout au long de son discours les références à la laïcité, « ce bouclier contre tous les intégrismes religieux » – formule dont la plume de François Fillon, Joseph Macé-Scaron, revendiquait fièrement la paternité. Oui, il fallait « combattre sans merci les dérives radicales ». Oui, il fallait « bannir tous les signes religieux de l’espace public » en donnant force de loi aux recommandations de l’Association des maires de France, dont François Baroin avait laissé la présidence à Jean-Paul Delevoye qui, face au péril lepéniste, était passé de Macron à Fillon entre les deux tours, comme Bertrand Delanoë, Alain Minc et Daniel Cohn-Bendit.

Sur les bancs du gouvernement, Luc Chatel, Xavier Bertrand, Henri de Castries, Eric Woerth, Jean-Yves Le Drian et François de Rugy applaudissaient à tout rompre. Seule NKM boudait un peu : elle voulait l’Intérieur mais n’avait eu « que » l’Éducation nationale au terme d’un jeu de chaises musicales qui avait commencé à faire quelques déçus… Mais, après tout, Sens commun avait quand même obtenu les Transports publics. Du coup, il n’avait pas été possible d’admettre le PCD, et Jean-Frédéric Poisson s’était replié sur le Sénat.

Les présidents de groupes préparaient leurs réponses au premier ministre. Pour la majorité présidentielle, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe LR-UDI-EM. Pour l’opposition, Najat Vallaud-Belkacem (Les Progressistes). En haut, à droite, Marion Maréchal Le Pen, qui avait résisté au « désistement républicain », se sentait un peu seule.

Ce que répondit Jean-Christophe Lagarde à François Baroin ? Hélas, je ne pourrai vous le dire ! Mon réveil sonna au moment précis où il montait au perchoir… Mais est-il si difficile de savoir comment s’achève l’histoire ? « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

8 mai : conférence de Béatrice Bourges à Clermont-Ferrand

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Visuel Béatrice Bourges conférence

Ventes de printemps pour l’école L’Espérance à Chaumontel (95) et Senlis (60)

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Chaumontel + Senlis

Les Inrocks à gauche toute

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Résultats internes peu surprenant de cet organe de presse militant et non représentatif des Français :

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Si Sens Commun ne comprend pas que tout est affaire de rapports de force en politique, l’échec sera complet

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Lu dans Présent :

« Ils sont les seuls à avoir tenu dans la tempête, à rester contre vents et marées aux côtés de François Fillon, le candidat qu’ils avaient contribué à faire élire lors de la primaire de la droite et du centre. Mais la loyauté n’est décidément pas une qualité que l’on récompense en politique…

Depuis deux jours et au terme d’une campagne volée aux électeurs soucieux de discuter de l’état de la France, Sens Commun anime tous les débats médiatiques, et toujours pour le pire.

Alain Juppé a annoncé qu’il serait dans l’opposition si François Fillon gouvernait avec Sens Commun, parce que le candidat a eu le malheur d’affirmer qu’il « pourrait » prendre des membres de Sens Commun dans son gouvernement. Rien n’était pourtant fait avec une promesse pareille et le renversement idéologique complet peu probable… Mais le courageux Sarthois s’est pourtant empressé de rappeler mercredi après-midi qu’il n’avait « pas la même sensibilité » que le mouvement. Beau retour d’ascenseur dans l’adversité.

Il est quand même exceptionnel que les dizaines de circonscriptions accordées à l’UDI au lendemain de sa trahison n’aient choqué personne et qu’une éventuelle place accordée à un mouvement issu d’un phénomène incontournable et massif de la droite française contemporaine fasse couler tant d’encre, jusque parmi les cadres même des Républicains… Avec des amis pareils, l’électeur conservateur a de quoi s’inquiéter.

Mais cela montre autre chose : quel que soit le degré de respectabilité que l’on cherchera à incarner, la diabolisation sera toujours la même. Sens Commun n’a jamais eu un mot de travers, ses cadres n’ont jamais cherché – et c’est peu de le dire – à prendre une place trop importante au sein du parti. Leur participation à la campagne est docile et sans vague : un soutien inconditionnel au candidat Fillon sans l’ombre d’une exigence étalée sur la place publique. Le résultat est le même que pour d’autres plus radicaux ou moins souples : l’infréquentabilité décernée par la bien-pensance unanime.

Parce que le débat d’idées n’existe plus et que ceux qui voulaient interdire d’interdire hier se sont octroyé la vocation de censurer chaque discours divergent.

Et le mouvement issu de la Manif pour tous de s’empresser de publier un communiqué pour calmer le jeu médiatique, dans lequel ses cadres réaffirment leur attachement aux valeurs du parti et de la République. Ça semble ne vouloir rien dire, mais l’acte de soumission est limpide.

Si Sens Commun ne comprend pas aujourd’hui que tout est affaire de rapports de force en politique, l’échec sera complet. »

Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?

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Très intéressante réflexion de Philippe de Saint-Germain à lire en intégralité :

« Pour le chrétien, l’opposition vote utile ou vote de conviction est une fausse question. Le vote utile sans conviction n’est pas moralement recevable, pas plus que le vote de conviction inutile. Voter juste, c’est choisir selon la vertu de prudence. Le vote prudent, c’est le vote utile pour ses convictions au service du bien commun.

La controverse entre partisans du vote utile et partisans du vote de conviction est à la mesure de la fascination exercée par le pouvoir et ses promesses. Le débat est d’autant plus vif qu’il s’exprime dans le même camp. Cette opposition est-elle pertinente ? Je ne le crois pas. Commençons par définir les termes.

Le vote utile — ou vote stratégique — consiste à soutenir le candidat en mesure d’empêcher l’adversaire le plus dangereux de triompher (aux USA : tactical voting). Ce vote est conditionné par l’appréciation — nécessairement aléatoire — des résultats probables. Le vote utile peut s’apparenter au vote du moindre mal (éliminer le plus grand danger).

Le vote de conviction est un vote d’adhésion au candidat le plus proche de ses idées. Il ne prend pas en compte les résultats probables, et vise à faire pression sur le candidat éligible pour être entendu dans ses revendications.

Les deux formules présentent des risques. Le vote stratégique peut contribuer à marginaliser ses idées, dans la mesure où celles-ci ne s’expriment pas directement par son vote. Sa différence est noyée dans la tendance appelée à devenir majoritaire. Le vote de conviction peut entraîner l’élection du candidat le plus éloigné de ses idées en privant de voix le candidat pouvant l’éliminer. En cherchant le mieux, le vote de conviction peut obtenir le pire.

Chaque formule a ses partisans, tous s’abritant derrière la supériorité de sa logique ou de ses principes. Pour les défenseurs du vote stratégique, voter pour le candidat idéal n’ayant aucune chance d’être élu, c’est faire preuve d’idéalisme irresponsable et prendre le risque d’aggraver la situation, ce qui est moralement indéfendable. De plus, elle peut afficher une faiblesse électorale qui marginalise ses positions.

Pour les défenseurs du vote de conviction, le vote stratégique est un acte de compromission destructeur qui contribue à entretenir le mal dont on ne sort jamais à force de soutenir par son vote une situation vouée à se détériorer irrémédiablement.

Comment sortir de ce choix impossible ?

Pour le chrétien, le vote est un acte politique qui relève de la vertu qui gouverne l’action morale et politique : la prudence. Le seul vote possible est donc un vote prudent. La prudence est l’aptitude habituelle consistant à appliquer les principes à la réalité, autrement dit à composer le nécessaire (ce qui ne peut pas être autrement) au contingent (les moyens, la stratégie, qui peuvent varier).

Par définition, la prudence est toujours ordonnée au bien (ce n’est pas l’habileté), mais sans proposer de réponses clé en main : tout est affaire de discernement selon les circonstances, pourvu que la fin ne soit pas abandonnée. L’homme prudent prend conseil (se renseigne), délibère (réfléchit) et mène l’action décidée jusqu’au bout. Il respecte l’ordre dans lequel il agit : la prudence morale et la prudence politique ne réponde pas aux mêmes contraintes.
Les erreurs contre la prudence

Il y a deux erreurs dans le discernement prudentiel : privilégier le possible aux dépens des principes ou privilégier les principes aux dépens du possible. La première erreur conduit au relativisme (est bon ce qui est possible, la fin justifie les moyens), la seconde conduit à toutes les formes de moralisme et d’utopisme.

Une bonne illustration du relativisme politique (le progressisme), qu’on trouve aussi bien à droite qu’à gauche, est l’opposition éthique de conviction-éthique de responsabilité (Weber). Cette opposition hypertrophie la question de la faisabilité pratique (les moyens) en se coupant de la finalité morale : « Je suis contre l’avortement à titre personnel (conviction), mais la prise en compte de l’intérêt général (responsabilité) m’interdit de vouloir faire de mes principes personnels une loi commune. »

Dans ce raisonnement, la morale (privée) et commune (politique) ont des finalités séparées. Pour sortir de la difficulté apparemment insurmontable de l’adhésion de tous à ses principes, on cloisonne la morale et la politique. Ce qui est moralement bon est politiquement mauvais s’il est irréalisable. Le principe en politique devient relatif. Au mieux, c’est une « valeur » et une valeur « privée », donc à géométrie variable.

À l’inverse, on trouve comme exemple d’hypertrophie du « nécessaire », la transformation des piliers fondateurs de la société, que Benoît XVI désigna sous le nom de principes non-négociables, en impératifs catégoriques a priori, fonctionnant en tout ou rien. En dehors de ces « principes », toute proposition politique est inacceptable.

Ce moralisme néo-kantien confond le principe avec l’action. Or les principes ne sont que les points de départ de l’action juste, qui ne désignent pas par eux-mêmes le bien concret à faire dans les circonstances du moment. Seul le bien concret atteignable donne un contenu positif à l’action morale et politique. À défaut, l’action se condamne d’elle-même à toutes les fuites en avant, de la radicalisation extrémiste à la surenchère permanente, du désengagement au désespoir.

Les contraires appartenant à la même catégorie, ces deux erreurs contre la prudence communient dans la même dérive : le démocratisme. C’est-à-dire le détournement du principe démocratique en messianisme idéologique, l’un en lui attribuant la source du bien et du mal, l’autre en attribuant au vote le pouvoir de désigner le bien et de condamner le mal. Dans les deux cas, le vote remplit une fonction quasi sacrée.
Unir les principes justes et l’action possible

Comment donc voter prudemment ? Rester au niveau des principes (le vote de conviction) nous abstrait de la dimension pratique de l’action politique. Mais ne penser qu’en termes de réussite électorale (le vote utile) peut entraîner un brouillage des principes. Or il n’y a pas d’action prudente sans finalité juste, ni d’action prudente sans réalisation possible.

Il faut bien comprendre l’action comme une composition de moyens en vue d’une fin. L’objectif dans lequel s’accomplit le principe, n’est pas atteint dans l’instant. Si l’action n’a pas de fin, ou si elle en change en permanence, elle échoue, tourne en rond, n’est pas efficace. Elle doit donc se projeter dans le temps en gardant le cap. Si l’objectif ne se donne aucuns moyens proportionnés aux circonstances pour être atteint, il restera un vœu pieux, et l’intention de l’atteindre une pure incantation, totalement stérile.

Revenons au vote.
Se donner les moyens de faire le bien possible

Si le vote est un jugement théorique, l’affaire est entendue : il suffit de sélectionner les candidats selon qu’ils rentrent dans les cases contenant les bons principes ou les bons programmes. L’électeur se fait censeur : il n’exprime pas un choix, mais une opinion. La loi démocratique de la majorité est utilisée pour sanctionner la morale. Est-ce acceptable ? Pour un chrétien, le peuple ne peut être souverain pour décider du bien et du mal selon la loterie plus ou moins manipulée de la majorité.

Mais si le vote est un jugement de la raison pratique, il doit s’assumer comme un moyen en vue d’une fin. Dans une perspective moralement juste, la fin poursuivie doit être bonne, mais les moyens pour y parvenir, qui relèvent du possible, dans un environnement contingent (mouvant et collectif), appellent un discernement sur lequel plusieurs options peuvent se dessiner. Il ne peut y avoir de moyens moralement mauvais, mais dans la mesure où ils sont ordonnés à une fin juste, ils peuvent être légitimes pour des raisons « proportionnées ». Il n’y a donc pas de compromis sur les principes (le « nécessaire »), mais il y a un compromis sur le possible. Par définition, « ce n’est pas l’absence de tout compromis, mais le compromis lui-même qui constitue la véritable morale en matière politique » (J. Ratzinger) [2].

Autrement dit, le vote prudent se détermine sur les moyens possibles (« proportionnés ») en vue d’atteindre une fin juste (conviction). Choisir uniquement selon ce qui est possible en abandonnant la fin serait trahir : l’action prudente est toujours ordonnée au bien. Choisir uniquement selon la fin sans prendre en compte ce qui est possible dans la réalisation, serait aussi trahir : l’action prudente est une action, pas une proclamation.

Raisonner hors-sol en sélectionnant son candidat selon ses principes est confortable, ce n’est donc pas nécessairement prudent. La politique ne consiste pas à délivrer un message, mais à faire le bien.

« Seul le bien peut être une préparation pour un changement vers le mieux. En réalisant ce qui est positif, ce qui est constructif, ce qui unifie, le chrétien ne craint pas de favoriser ainsi le pouvoir du mal, mais il est convaincu que seul un renforcement du bien peut abattre le mal [3]. »

Pour échapper au moralisme, il faut donc se demander : Mon vote va-t-il contribuer au bien commun en améliorant la situation ?
Une seule finalité : le bien commun

La question suppose d’abord de retenir la finalité juste : qu’est-ce qu’agir en vue du bien commun ? Le bien commun lui-même n’est ni une somme de principes, ni a fortiori une addition d’intérêts. C’est un ensemble de conditions utiles à la vie meilleure de toute la communauté (le « bien du nous-tous », Caritas in veritate, 7).

Poursuivre un objectif limité comme celui du soutien ou l’affirmation d’une seule cause (le message d’un parti, la sanction d’un bilan, la défense d’une « valeur », par exemple) peut apparaître comme un objectif raisonnable et utile, mais en quoi le vote en faveur de cette cause va-t-elle entraîner une situation meilleure pour le bien du « nous-tous », ici et maintenant ? En subordonnant le bien commun à une « cause » ou une « valeur » jugée prioritaire, on prend le risque de lire le réel à travers le prisme d’une seule réalité et de réduire le bien commun à sa vision particulière, ou à une addition de visions particulières qui vont nécessairement entrer en conflit.

Or la première condition objective de la réalisation du bien commun, c’est la paix sociale, et celle-ci ne se réalise qu’à travers la tension du plus grand nombre vers le bien commun qui unit, et non qui divise. La paix suppose un ordre civil et une stabilité politique minimum à travers l’exercice de l’autorité légitime permettant à la société d’assurer ses besoins élémentaires : si voter pour une cause juste mais exclusive entraîne l’élection d’un candidat sans majorité parlementaire ou d’un candidat provoquant des divisions sociales violentes en raison du caractère clivant de ses idées, son vote ne sert pas le bien commun.
Sortir de l’esprit de système

Il faut se garder en effet de considérer le bien commun comme un idéal, atteignable le jour du Grand Soir, quel qu’en soit le prix. Le bien commun est le bien ici et maintenant, de tous. C’est un ensemble de conditions perfectibles, en constante évolution. Il est poursuivi par tous et pour tous dans l’instant présent à travers les réalisations concrètes de tous les membres de la société civile et de l’État.

Identifier ses convictions au bien commun comme le Bien suprême donnant tous les droits réduit le débat politique à un conflit idéologique entre le camp du bien et le camp du mal. Système contre système. Le camp des purs contre le camp des corrompus, le camp des résistants contre le camp des collabos. Or la réalité où se joue le bien possible n’est pas un système. L’approche politique systématique est une approche révolutionnaire de type marxiste : il faut changer la structure (les lois, les institutions, le pouvoir) pour changer les hommes. Il est plus raisonnable de soumettre la défense de ses convictions aux exigences du bien commun, en tant que réalité présente, à perfectionner ici et maintenant. Changer les hommes pour changer les structures, voici l’approche chrétienne.

Cela suppose un certain sacrifice, un renoncement : le bien commun avant ses idées.

« Exiger ce qui est grand a tout l’attrait de la moralité, écrivait le cardinal Ratzinger ; en revanche, se limiter à ce qui est possible, semble un renoncement à la passion de la moralité, c’est le pragmatisme du pusillanime. Mais en réalité, la morale politique consiste justement à résister à la séduction des grandes paroles, sur la base desquelles on joue avec l’humanité de l’homme et avec ses possibilités. Ce qui est moral, ce n’est pas le moralisme aventurier qui veut réaliser lui-même l’œuvre de Dieu, mais l’honnêteté qui accepte les mesures de l’homme et réalise en elles, l’œuvre de l’homme [4]. »

Cohérence de l’élu ou cohérence de l’électeur ?

Pour sortir de la difficulté de l’opposition vote de conviction/vote utile (attachement aux principes et prise en compte du réel), il faut donc sortir du mythe idéologique de la souveraineté morale du suffrage universel. On ne désigne ni ne désire le candidat le plus orthodoxe, mais on choisit le candidat dont l’élection ou dont le poids électoral permettra de faciliter les moyens à mettre en œuvre pour améliorer le bien commun.

La condition, c’est l’affirmation quoiqu’il arrive de ses convictions, mais pas dans l’urne, par définition réductrice. Les convictions du chrétien procèdent de principes pré-politiques, donc extra-électoraux. Elles guident l’orientation de l’action, le choix des moyens les plus proportionnés pour progresser dans leur mise en œuvre.

La prudence du vote ne se juge donc pas sur la cohérence entre les convictions de l’électeur et les convictions du candidat, mais sur la cohérence entre son choix et les finalités politiques poursuivies, le compromis acceptable portant sur le candidat offrant les meilleures chances d’améliorer la situation. La cohérence du candidat lui-même avec ses convictions personnelles est naturellement un argument de poids, a fortiori si sa conscience est droite, mais ce n’est pas d’abord l’objet du discernement à opérer. Le vote a pour finalité non l’élection du candidat que l’on choisit, qui n’est qu’un moyen, mais son engagement politique au service du bien commun.

Dès lors, pour être réellement prudent, ce vote a deux exigences absolues : 1/ ne jamais céder sur ses principes et 2/ le faire savoir. À titre d’exemple, considérer l’union civile entre personnes de même sexe comme une réalité juridique alternative acceptable, au prétexte qu’on ne peut pas revenir en arrière, serait une remise en cause inacceptable du principe du mariage civil.
Le meilleur candidat

Quels critères retenir pour sélectionner le meilleur candidat possible, dans le contexte présent ?

Il s’agit de sélectionner un candidat pour une élection présidentielle. Voter pour un catalogue programmatique est une option, mais ce n’est pas suffisant. Il n’y a rien de plus fugace que les programmes électoraux, en raison à la fois de leur sérieux relatif, mais aussi de l’évolution des circonstances : sur quels critères se prendront les décisions quand l’imprévu surviendra ? Juger une candidature sur une liste de réformes adaptées à chaque clientèle, c’est juger une communication, pas une politique. Trois critères en revanche sont déterminants :

Le dessein politique lui-même du candidat : quelle vision de l’homme, de la société, de la politique, de la France, de son rôle dans le monde ?

L’aptitude au gouvernement : l’expérience, la compétence, le tempérament, l’honnêteté…, autrement dit la sagesse pour prendre les bonnes décisions.

Les capacités politiques : quelles alliances, quel entourage ?

La première condition du bien commun, nous l’avons vu, c’est la paix civile, qui suppose a minima l’exercice d’un gouvernement légitime, à l’autorité réelle, quelles que soient ses imperfections. Un chrétien estimant qu’aucun candidat n’est véritablement satisfaisant, peut choisir d’aller à la pêche. Si sa conscience lui dicte un tel choix, il a le devoir de la suivre, mais en n’oubliant pas que 1/ voter est d’un devoir de justice à l’égard du bien commun qui demeure et que 2/ la conscience est guidée par la prudence (CEC, 1780), car la conscience ne peut se prononcer dans l’abstraction. Il doit aussi se demander à qui profitera son désengagement et s’il ne contribuera pas ainsi à l’aggravation de la situation.
Le courage de l’imperfection

Le candidat parfait n’existant pas, en prudence, le chrétien doit choisir son candidat en assumant ses imperfections sous deux réserves :

1/ D’abord, son vote ne sera pas dicté par l’approbation des imperfections du candidat pour elles-mêmes ni par le soutien qu’apporterait ce candidat à des mesures contraires à la morale ou à l’enseignement de l’Église : ce serait coopérer formellement au mal, ce qui n’est jamais permis. Sa coopération sera donc uniquement matérielle ou indirecte, ce qui est licite.

2/ Son vote sera justifié par d’autres raisons positives, « proportionnées », par la poursuite d’un bien moral dans lequel il s’engage. Autrement dit, il ne s’agit pas de choisir un « moindre mal », mais de rechercher un « meilleur possible » [5].

Par exemple, comment juger les candidats à propos de l’abrogation de la loi Taubira, qui préoccupe de nombreux chrétiens [6] ? Voter pour un candidat qui fait de la promotion du « mariage » entre personnes de même sexe et ses conséquences une priorité, n’est pas possible. Voter pour un candidat qui fait de l’abrogation une priorité, mais sans capacité de réunir une majorité pour l’obtenir, n’apporte rien sinon du poids électoral pour maintenir la revendication. Ce poids est-il suffisant pour lui donner de l’autorité, et la préserver dans le temps ? C’est à débattre. Voter pour un candidat qui défend seulement l’aménagement de la loi existante, mais comme une nécessité de telle sorte qu’elle améliorera la situation des personnes potentiellement victimes (les enfants), est légitime, à condition de s’engager à maintenir la pression pour revenir, par étape, au plein rétablissement de la protection du mariage.
Le tragique et l’espérance

On le voit : une question politique ne peut pas se penser en termes binaires. Ce qui est moralement bon n’est pas nécessairement politiquement réalisable dans l’immédiat. Pour qu’une conviction ait de la valeur, il faut qu’elle soit au moins partagée, et partagée par un grand nombre. Le vote responsable vise donc moins à se prononcer sur ses convictions, que sur les moyens leur permettant d’être mises en œuvre. On ne vote pas pour ses convictions, on vote pour les rendre opérantes.

Le vote prudent est un vote difficile : des considérations tactiques peuvent entrer en ligne de compte, sur lesquelles les chrétiens entre eux peuvent diverger. Autant il est inconcevable que des chrétiens cohérents soient divisés sur les principes, autant ils peuvent suivre des voies différentes sur les moyens. Cette divergence légitime peut paraître regrettable, et c’est un devoir de rechercher l’unité pour ne pas disperser ses forces. Mais cette divergence est normale au regard du caractère relatif de la politique.

Elle suppose d’accepter que la politique n’est pas un absolu, ni « le tout de l’existence humaine » (Spe salvi). Le chrétien accepte l’imperfection ainsi que les limites de l’homme et de la politique. Pour le sage non-chrétien, cette imperfection est le signe de la dimension tragique de la politique et dans une certaine mesure de la condition humaine, que certains veulent conjurer en tentant de vouloir se faire Dieu. Pour le chrétien, cette dimension tragique est sublimée dans l’espérance qui donne la paix et la joie. La politique avance à tâtons toujours, et (se) trompe souvent. L’espérance, elle, ne trompe jamais. C’est en cela qu’elle peut libérer la politique de ses illusions, et ramener l’homme au réel, c’est-à-dire à la raison.

La mauvaise blague du jour

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…est de François Hollande :

« Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé »

Deux poids, deux mesures pour la liberté de conscience en France

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Lorsque la liberté de conscience est évoquée pour les maires à propos des parodies de mariage pour les homosexuels, les bonnes consciences viennent immédiatement l’interdire au nom des valeurs de la république :

« Le président François Hollande a assuré mercredi 21 novembre que le projet de loi pour le mariage pour tous ne parlerait pas de la « liberté de conscience » des élus, a déclaré le porte-parole de l’Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), Nicolas Gougain. « Il n’y aura pas de liberté de conscience dans le projet de loi sur le mariage pour tous qui sera présenté », a assuré Nicolas Gougain, à l’issue d’un entretien d’une trentaine de minutes avec le président.

Selon Nicolas Gougain, le président a reconnu que le terme de « liberté de conscience » n’était pas « approprié ». L’Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) avait annoncé mercredi midi qu’elle suspendait « toutes ses relations » avec le gouvernement, « scandalisée » par les déclarations de François Hollande sur la « liberté de conscience » des maires face à la célébration du mariage gay. »

Voici les termes exacts utilisés par le porte-parole LGBT :

« Comment une « liberté de conscience » basée de fait sur des convictions personnelles pourraient-elles l’emporter sur la loi, et sur le principe fondamental de notre République qu’est l’égalité appliquée à toutes et tous ? »

En revanche, quant il s’agit de la liberté de conscience des fonctionnaires dans le cas où Marine Le Pen serait élue démocratiquement, le débat semble possible pour les journalistes du Monde :

« Peut-on imaginer, dans une France « bleu Marine », qu’ils refusent de se soumettre à l’autorité politique en invoquant le respect des valeurs républicaines, la prééminence des droits de l’homme ou leur conscience professionnelle ? Dans une ­démocratie comme la France, nul n’ose encore ­revendiquer un « devoir de résistance » mais beaucoup, depuis le discours de Nantes, se demandent jusqu’où doit aller la loyauté de la fonction publique. Si un ordre de l’autorité politique heurte l’intérêt général ou les grands principes républicains, un fonctionnaire pourra-t-il se soustraire à son ­devoir d’obéissance ? »
Pourtant la loi française et le code pénal sont très clairs :

L’article 28 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires précise :
« Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. »

L’article 122-4 alinéa 2 du Code pénal dispose que : « n’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime sauf si cet acte est manifestement illégal » vise l’hypothèse où un supérieur hiérarchique donne l’ordre à son subordonné de commettre une infraction.

Les fonctionnaires qui ont des états d’âme pourront toujours suivre l’exemple de Philippe de Villiers qui avait démissionné en 1981 de son poste de sous-préfet de Vendôme pour ne pas servir un Etat socialiste. Mais auront-ils ce courage dans un pays qui compte 6 millions de chômeurs et, surtout, seront-ils si nombreux ?

Les Petits Chanteurs de Saint Dominique ont besoin de vous

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Ils lancent, du mardi 7 mars au samedi 6 mai, une campagne de financement participatif, pour pouvoir rétribuer des instrumentistes lors de leurs concerts du 23 juin (église Sainte Marguerite du Vésinet) et du 24 juin (église Saint-Nicolas-Saint-Marc à Ville d’Avray) et enregistrer sur CD le Requiem de Fauré.

Soutenez-les, en transférant ce message à tous vos contacts et en vous rendant sur le lien suivant.

Reçu fiscal sur demande.

Conférence-débat : « Le tsunami pornographique : une fatalité ? », par François Billot de Lochner le 27 avril à Orléans

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