Anthologie de la poésie-minable

La poésie est le mode d’expression qui convient le mieux à la connaissance des choses essentielles: l’amour, la mort, Dieu, la joie, le malheur. Chez les Grecs et les Romains de l’antiquité, savoir et sentir étaient indissociables. Solon a même eu recours à la poésie pour écrire la constitution athénienne. Lucrèce savant et Lucrèce poète sont un même être. Mais depuis que l’homme a pris ses distances par rapport à la nature, pour la connaître objectivement et la transformer, le sentir a été séparé du savoir et rejeté dans une sphère d’où la vérité est exclue. La pensée a perdu le poids et la couleur des sentiments, les sentiments ont perdu la légèreté et la lumière de la pensée. La grande tradition subsiste cependant et, même au vingtième siècle, les meilleurs poètes, Apollinaire, Valéry, Aragon, Marie Noël ont su lier le savoir et le sentir. Simone Weil a pu écrire: «La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu’à l’âme.» Le mot beauté ici enferme le mot vérité. La poésie conduit le savoir suprême jusqu’à l’âme.

Par cette anthologie de la poésie, qui est aussi une anthologie du savoir essentiel, nous rappelons que le destin des sentiments est de participer à la lumière et celui des idées de prendre les couleurs de la vie pour nous toucher.
Alfred de Vigny
La Maison du Berger
Alphonse Lamartine
L’isolement
Le lac
Anna de Noailles
La vie profonde
Arthur Buies
Le fleuve chanté
Émile Nelligan
Rêve de Watteau
Émile Verhaeren
Que nous sommes encor heureux et fiers de vivre
Hadrien
Petite âme
Heinrich Heine
L’énigme de la vie
Jean Racine
Bérénice
John Donne
Le désarroi moderne
Jorge Luis Borges
Une rose et Milton
Lucrèce
Hymne à Venus
Marie Noël
Crépuscule
Martial
Épigramme à propos d’une jeune esclave morte
Méléagre
Le printemps
Épigrammes amoureuses
Novalis
Quand les nombres…
Oscar Wilde
Le géant égoïste
Paul Valéry
Le cimetière marin
Patience dans l’azur
Paul Verlaine
Birds in the night
Pindare
Le sort de l’homme
Rina Lasnier
L’animal dans l’univers
Saint François d’Assise
Cantique au Soleil
Saint-John Perse
Mais c’est de l’homme qu’il s’agit
Stéphane Mallarmé
Renouveau
Tagore, Pindare…
Poèmes sur l’homme
Victor Hugo
Booz endormi
Le calcul et les nombres
La chanson de Sophocle à Salamine
Choses écrites à Créteil
Les pauvres gens
Le Temple d’Éphèse
Le Phare d’Alexandrie
Le Terre inépuisable
La femme aimée
Le Temple d’Éphèse
Virgile
Chèvres, mes chèvres…
William Blake
Joie

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s