Pour un système de classement de la théologie par Nogl Tanazako

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES BIBLIOTHEQUES
POUR UN SYSTEME DE CLASSEMENT
DE LA THEOLOGIE
Etude de deux cas concrets
concernant la theologie orthodoxe
par
Nogl TANAZACQ
Note de synthese realisee
sous la direction de
Monsieur MERLAND.
Villeurbanrie – JUIN 1976 –
I N T R O D U C T I O N
En France depuis bien longtemps la theologie n’est plus une
discipline universitaire et cela pourrait expliquer le fait que les
professionnels des bibliotheques soient peu familiarises avec cette
discipline. Par ailleurs ceux qui s’interessent de pres aux probleraes
theologiques sont rarement familiarises avec la bibliotheconomie. II
en resulte que, la plupart du temps, les bibliothecaires ne savent pas
trop comment classer leurs livres de theologie, au sens large du terme,
meme si leur bibliotheque a adopte une c-lassification « universelle » ;
car les classes « religion » dans la CDU ou dans la Dewey sont criticables
et laissent a desirer sur bien des points. Or les bibliotheques frangaises
sont riches en ouvrages de theologie et la production courante dans cette
discipline, sans etre enorme, est loin d’etre negligeable. II nous a donc
semble utile de montrer, a partir de 2 cas concrets, quels etaient les
problemes qui pouvaient se poser et quelles solutions on pouvait envisager.
II eut ete presque inutile d1essayer de faire un classement de la theologie
« in abstracto », car cette discipline n’est pas comme les autres : elle
implique un certain engagement personnel et le regard que 1’on porte sur
elle ne peut pas etre objectif, au sens ou on 1’entend habituellement.
Toute theologie est « engagee » dans la mesure ou elle s’efforce de parvenir
a une verite qui, pour elle, est La verite. Voila pourquoi nous avons
choisi de presenter deux travaux personnels, de les commenter et d’en
tirer, autant que possible, des enseignements d’ordre general.
Le premier de ces travaux est constitue par les tables matieres
et auteurs de la revue de theologie « Presence Orthodoxe » pour neuf annees
de parution (1967-1975).
Le second est un systeme de classement elabore pour la bibliotheque
de 1’Institut Orthodoxe Frangais de Paris « Saint-Denys ».
II nous a semble interessant de rassembler ces deux travaux
parce qu’ils traitaient de la meme matiere, la theologie orthodoxe, et
– 2 –
parce que la diversite des supports (articles/livres) permettait de faire
une comparaison entre le classement intellectuel des articles de periodiques
et le classement materiel des livres.
Un autre interet, vis a vis des bibliotheques frangaises, reside
dans le fait que la revue Presence Orthodoxe et 11Institut Saint-Denys
sont deux organes d’une meme Eglise qui est une branche occidentale (et
frangaise) de 1’Orthodoxie universelle : les problemes poses et les solutions
envisagees ne sont donc pas etrangers au cadre culturel de 1’Occident;
ceci est particulierement interessant pour les livres liturgiques qui
constituent 1’essentiel des fonds religieux des bibliotheques frangaises
anciennes. Poser les problemes bibliotheconomiques dans une vision purement
orientale de 1’Orthodoxie n’eQt pas manque d’interet, mais eut ete d’une
portee moindre pour les bibliotheques frangaises.
Ces travaux n1ont pas ete realises en meme temps, le systeme de
classement pour la bibliotheque de 11Institut Saint-Denys a ete fait en
dernier. II est beaucoup plus elabore et a beneficie de 11experience acquise
lors de la redaction des tables de « Presence Orthodoxe ». Puisque cellesci
ont ete publiees, nous les presentons telles quelles, sans aucune modification.
Mais dans le commentaire nous faisons notre propre critique.
– 3 –
I – TABLE SYSTEMATIQUE DES MATIERES ET TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS
DE LA REVUE « PRESENCE ORTHODOXE »
Avant de presenter ces tables et surtout le systeme de classement
de la table des matieres, il est necessaire de situer la revue et de la
replacer dans son contexte.
La revue Presence Orthodoxe est 1’organe officiel de 1’Eglise
catholique orthodoxe de Prance, qui est une eglise orthodoxe frangaise
rattachee canoniquement au Patriarcat de Roumanie. Ses buts correspondent
aux buts de cette eglise qui est de faire revivre la tradition de 1’antique
eglise des Gaules. Vis a vis de 1’Occident, elle s’efforce de temoigner de
la foi orthodoxe de 1’Eglise indivise, c’est-a-dire que son contenu dogmatique
est essentiellement trinitaire ; de plus considerant: que, a la suite
de 1’introduction du « Filioque » dans le symbole de la foi par Chariemagne
et les papes de Rome, 1’Occident a connu une grave deficience theologique,
elle insiste sur 1’importance de la pneumatologie (ou theologie de 1’Esprit
Saint). Vis a vis de 1’Orient elle s’efforce de temoigner de la richesse
liturgique de 1’Occident en general et de la France en particulier. Ces
deux options fondamentales correspondent a une vision ecclesiologique qui
est celle de 1’Eglise indivise et que 1’on pourrait resumer ainsi :
« unite de la foi dans la diversite des rites ». D’ou la large place faite
a 1’ecclesiologie (ou theologie de 1’Eglise).
A quel niveau se situe cette matiere theologique ? A tous les
niveaux. On y trouve aussi bien des cours de theologie et des homelies
des Peres de 11Eglise que des vies de saints et des textes liturgiques.
Elle est a la fois cathechetique et theologique et s’adresse a tous les
niveaux de culture. Son public est aussi tres varie sur le plan confessionnel
et sur le plan geographique : elle est lue par des chretiens de toutes
confessions, et aussi par des non chretiens, et son faible tirage ne 1’empeche
pas d’etre envoyee dans un grand nombre de pays.
II etait donc necessaire de trouver un systeme de classement qui
corresponde aux grandes orientations de la revue, c’est-a-dire qui reflete
la pensee theologique de 1’Orthodoxie, mais qui soit suffisamment ouvert
pour y inclure des articles non specifiquement orthodoxes. Par ailleurs
il fallait qu’il soit suffisamment elabore pour etre utiles aux theologiens,
professeurs et etudiants, mais il fallait eviter de tomber dans une « technieite »
qui l’eut rendu inaccessible pour les lecteurs non specialistes.
– 4 –
Enfin il fallait choisir entre un systeme de classement exhaustif
de la theologie orthodoxe et un systeme qui corresponde a la matiere
existante. Dans le but de ne pas derouter les utilisateurs, nous avons
opte pour la deuxieme solution, c’est-a-dire que nous n1avons pas mentionne
les sous-classes logiques lorsqu’elles n’avaient aucun article a regrouper.
Ce qu1on perd sur le plan de la logique, on le recupere sur le plan pratique
en clarte.
La revue Presence Orthodoxe a dix ans d’existence et ces tablesf
qui sont les premieres a paraitre, repertorient les articles parus durant
les neuf premieres annees de la revue.
TABLES
Voir dans la pochette, en annexe, le numero special de « Presence
Orthodoxe ». Le commentaire des tables se trouve en chapitre IV.
II – SYSTEME DE CLASSEMENT ELABORE POUR LA BIBLIOTHEQUE DE L’INSTITUT
ORTHODOXE FRANCAIS DE PARIS « SAINT-DENYS ».
De meme que pour les tables, il est necessaire de situer d’abord
cette Bibliotheque et de la replacer dans son contexte.
L’Institut Saint-Denys fut fonde en 1944 par Monseigneur Jean de
Saint-Denis. Premier eveque de 1’Eglise catholique orthodoxe de France,
restaurateur de 1’ancien rite des Gaules (liturgie selon saint Germain de
Paris), iconographe de grand talent, Monseigneur Jean fut un theolgien
hors du commun qui insuffla’ a 1’Institut Saint-Denys une grande vitalite
jusqu’a sa mort, en 1970.
La vocation de cet Institut de theologie est d’initier les Occidentaux
et, en particulier, les Frangais a la theologie orthodoxe, et de
rechercher la tradition occidentale de 1’Eglise indivise, a travers la
liturgie et les ecrits patristiques.
Comme nous 1’avions deja constate pour la revue « Presence
Orthodoxe », cet Institut de theologie s’efforce donc d’enseigner la theologie
orthodoxe dans un cadre de pensee et un contexte culturel occidentaux.
Jusqu’a present 1’Institut Saint-Denys avait non pas une bibliotheque,
mais un amas de livres et de revues de toutes provenances. C’etait
uri voeu de son fondateur qu’il ait un jour une vraie bibliotheque. Pour
creer cette bibliotheque, il etait indispensable d’avoir un systeme de
classement adequat. Nous verrons dans le chapitre III la raison de 1’elaboration
d’un systeme propre. Contentons-nous maintenant de donner quelques
indications sur la composition du fonds, les possibilites en local et en
argent, et le but de cette bibliotheque.
Le fonds est d’a peu pres 5 000 livres et d’une centaine de
titres de periodiques, vivants et morts. II est tres disparate. On peut
y distinguer trois grands ensembles :
– un fonds de livres anciens fortjnteressant provenant des Vieux-
Catholiques (Mgr Irenee Winnaert ( – 1937), le pionnier de 1’Orthodoxie
occidentale, apres avoir quitte 1’Eglise romaine avec une partie de son
troupeau avait fait un long chemin en compagnie des Vieux-Catholiques avant
d’etre regu dans 1’Orthodoxie par le patriarche Serge de Moscou, en 1937).
Ces livres, du I’7e et du 18e siecle, sont pour la plupart gallicans ou
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d’inspiration galiicane. Les autres constituent une belle collection de
livres liturgiques frangais.
– de nombreux ouvrages de theologie, tres disparates acquis surtout
par echange ou par dons, en frangais, en russe, en grec, etc…
– les publications de 1’Eglise catholique orthodoxe de France.
II s1agit des textes liturgiques du rite des Gaules restaure, des cours
de 11Institut Saint-Denys et de quelques ouvrages (ou plaquettes) de
theologie que 1’on ne trouVe pas dans le commerce. Ces livres, qui sont
mediocres sur le plan technique, sont precieux, car on ne les trouve
qu’exceptionnellement dans les librairies et les bibliotheques. Le caractere
artisanal de leur fabrication rend leur traitement difficile.
Sur le plan materiel la bibliotheque dispose d’une salle de 9m
sur 4 dont un des grands murs est couvert de rayonnages de bois. Les possibilites
sont donc minces. Actuellement les livres ne peuvent etre tous en
rayons et la plupart du temps il y a deux rangees de livres sur un meme
rayon (1’une derriere 1’autre) ce qui est une absurdite. Sur le plan financier,
les possibilites sont, pour 1’instant, tres faibles.
Le public de la bibliotheque est celui de 1’Institut Saint-Denys,
professeurs et etudiants, (une cinquantaine de personnes) avec des niveaux cu
culturels divers, puisque, dans la conception orthodoxe, la theologie n’est
pas reservee au clerge ni a une elite intellectuelle, mais elle est un
tresor commun a 11ensemble du peuple de Dieu ; ceci est d’autant plus vrai
que 1’Institut fonctionne uniquement le soir pour permettre aux gens qui
travaillent de suivre les cours. A ceux-ci il faut ajouter le clerge de
la cathedrale Saint-Irenee puisque celle-ci abrite 1’Institut. On peut
estimer que le public potentiel est de 80 personnes.
Apres avoir passe en revue « 1’histoire » il faut dire un mot de
1’avenir. En matiere d’acquisitions la Bibliotheque envisage d’etre tres
selective et de n’acquerir que les ouvrages presentant un interet reel
pour la theologie orthodoxe et 1’orthodoxie occidentale. II s’agit essentiellement
des ouvrages des Peres de 1’Eglise, des livres liturgiques
anciens de 1’Occident et des instruments de travail indispensables en
Ecriture Sainte, Liturgie et Droit Canon. En outre la bibliotheque
s’ ef forcera d.’acquerir tout ce qui paraitra en langue frangaise sur
1’Orthodoxie, et elle restera le conservatoire des publications de
1’Eglise catholique orthodoxe de France.
7 –
Le manque de place empechait de faire un vrai classement systematique.
Nous avons donc decide de faire un systeme hybride, du type BN :
certain nombre de classes et sous classes, a 1’interieur desquelles les
livres sont classes par format et numero dfentree. Cela permet d’avoir une
ebauche de classement systematique en rayons, sans perdre trop de place.
Notre but etait surtout de menager 1’avenir et de preparer un classement
systematique que nous effectuerons lorsque nous aurons des locaux plus
grands et un peu d’argent. Nous verrons dans le chapitre III pourquoi nous
avons elabore un systeme propre au lieu de reprendre les grandes lignes
de la classe « Religion », d’une classification existante.
– 8 ~
SYSTEME DE CLASSEMENT ELABORE POUR LA
BIBIL IOTHEQUE DE L1 INSTITUT ORTHODOXE FRANCAIS DE
PARIS « SAINT DENYS »
A – Generalites
B – Ecritune sa inte
C – Patrologie et patristique
D – Theologie ciogmatique
E – Spiritual ite et vie pastorale
F – Sacrernents
G – Liturgie
H – Art et symbolisme chretiens
J – Ecclesiologie et droit canon
K – Histoire de 1’Eglise
L – Hagiographie
M – Vie contemporaine des Eglises
N – Theologie cornparee et religions non chretiennes
O – Philosophie et Civi I isation
Per. Per iodiques
G a 11. Fonds gailican
E. F. . Fonds « Eglise catholique orthodoxe de France ».
X
X X
A – GENERALITES
a – Instruments de travail generaux
1. Bibl iographies generales et catalogues de bibl iotheques
2« Encyclopedies generales et biographies universelles
3o Dictionnaires de la langue frangaise
4. Dictionnaires bilingues
5. Histoires universelles
6. Atlas generaux.
b ~ Bibliogra phies du Christianisme
c – Dictionnaires et encyclopedics sur le Christianisme
d – Ouvrages generaux sur le Christianisme ; catechismes et catecheses,
e – HorniIetique
f – La Tradition chretienne.
– 9 –
B – ECRITURE SAINTE
a – Generalites et instruments de travail
1. Bibl iographies
2. Dictionnaires, encyclopedies et atlas
3. Concordances, Synoposes, Index bibliques
4. Manuels et etudes d’ensemble.
b – Archeologie biblique
c – Bible entiere
1. Bibles polyglottes (a partir de 3 langues)
2. Langues d’origine et versions anciennes (Hebreu, Arameen,Gre<
3. Latin
4« Frangais
5. Autres langues
d – Textes de 1'Ancien Testament
1» Ancieri Testament polyglotte (a partir de 3 langues)
2. Langues d'origines et versions anciennes (Hebreu, Arameen, Gre<
3. Latin
4. Frangais
5. Autres Langues
e – Textes du Nouveau Testament
1. Nouveau Testamcnt polyglotte (3 langues)
2® Grec
3. Latin
4. Frangais
5. Autres Iangucs
f – Exegese litteraie et spirituelle
1. Bible entiere
2. Ancie.n Testament
3. Nouveau Testamcnt
g – Livres apocryphes (ou "pseudepigraphes").
1. introduction et etudes d'ensemble
2. Textes
3. Etudes et commentaires.
C – PATROLOGIE ET PATRISTIQUE
a -Generalites et instruments de travail
b -Collections patrologiques
c – Anthologies patrologiques
d – Patrologie grecque
1. Textes
2. Etudes patristiques
– 10 –
e – Patrologie latine
1. Textes
2. Etudes patristiques
f – Patrologie orientale
1. Textes
2. Etudes patristiques
D – THEOLOGIE DOGMATIQUE
a – Generalites et ouvrages touchant a plusieurs sujets
b – Orthodoxie et heresies : histoire des dogmes
c – Theologie trinitaire
d – Christologie
e – Pneumatologie
f – La Creation
g – Mariologie
h – Angelologie
j – Anthropologie chretienne
k – Soteriologie
I – Eschatologie
m Hagiologie (la saintete)
E – SPIRITUALITE ET VIE PASTORALE
a – Generalites et ouvrages touchant a plusieurs sujets
b – Textes classiques (a I 'exclusion des Peres de 11 Egl ise)
c – La Foi et 11 Esperance
d – La Charite
e – La Priere
f – L'Ascese et la Penitence.
g – Le Discernement
h – La vie pastorale et la direction spirituelle
j – La vie morale, personnelle et collective
k – Charismes et dons du Saint Esprit
I – La vie mystique
m – Le monachisme
1. L'esprit du monachisme
2«, Les differentes regles et les familles monastiques
3. Les experiences monastiques.
– II –
F – SACREMENTS (a 1'exclusion du rituel)
a – Generalites et ouvrages touchant a plusieurs sujets
b – Bapteme
c – Penitence
d – Saintes Huiles (onction des malades)
e – Eucharistie
f – Chrismation (Confirmation)
g – Ordre
h – Mariage
j – Autres sacrements
1. Mort chretienne (funerai 11 es)
2. Entree dans la vie monastique et benediction abbatiale
3. Benediction des eiements
4. Consecration des eglises
5. Sacre royal
6. Benediction des aliments, des choses et des lieux
7. Autres sacrements.
G – LITURGIE
a – General ites et instruments de travail
1. Manuels et bibl iographies
2. Dictionnaires et encyclopedies
3. Histoire generale de la liturgie et liturgie comparee
4. Theologie de la I iturgie.
b – Liturgies occidentales : ouvrages d'ensemble et liturgie
cotnparee.
c – Liturgle des Gaules
1. Ancienne liturgie des Gaules : sources et travaux
2. Restauration du rite des Gaules : travaux et commentaires
3. Rite des Gaules restaure : livres I i turgiques.
31. Commun et sacrements
32. Temporal
33. Sanctoral et fetes fixes
34. Office divin
35. Calendrier I iturgique, lectionnaire et menologe.
d – Autres liturgies de la famille gallicane
1. Liturgie wisigothique ou "mozarabe"
2. Liturgie ambrosienne (ou milanaise)
3. Liturgies celtiques et anglosaxonnes.
e – Liturgie romaine generale
1. Ouvrages d'ensemble et commentaires
2. Vieux rite romain : sources et travaux
3. Livres liturgiques (jusqu'a Vatican II)
31 „ Liturgie romaine generale
32. Liturgie des ordrcs monastiques
4. Nouvelle liturgie romaine (apres Vatican II)
– 12 –
f – Liturgie romaine locale
1 „ France : Paris
11. Misseis et breviaires du diocese de Paris
12. Livres I iturgiques propres aux paroisses parisiennes
2. France : autres dioceses
3* Autres pays d'Occident.
g – Liturgies des eglises dissidentes de Rome (autres que les
eglises reformees),
h – Liturgies des eglises reformees
1. Lutheriens et Calvinistes
2. Angiicans.
j ~ Liturgies orientales : ouvrages d'ensemble et liturgie comparee.
k – Liturgie byzantine (Liturgies selon St Jean Chrysostome et
selon St Basi le),
1® Ouvrages d'ensemble et commentaires
2. Livres I iturgiques russes
3« Livres I iturgiques grecs
4® Livres I iturgiques roumains
5. L ivres I iturgiques en fran^ais
6. L ivres I iturgiques en d'autres langues
I – Autres I iturgies de la famille syrienne.
1. Rameau sy ro-a siatique : I iturgie armenienne
2. Rameau sy rien oriental : I iturgies nestoricnne, chaldeenne
et syro-malabare
3. Rameau syrien occidental
31. Liturgie selon Saint Jacques
32. Liturgie jacobite
33. Liturgie maronite.
m – Liturgies alexandrines
1« Ouvrages d'ensembie et travaux sur I 'ancienne I iturgie
selon Saint Marc
2. Liturgie copte
3» Liturgie ethiopienne.
– ART ET SYMBOLISME CHRETIENS
a – Ouvrages generaux sur I 'art chretien et instruments de travail
1 e Dictionnaires et encyclopedies
2e Histoire generale de Mart chreticn et etudes comparees
3. Architecture exterieure et interieure du Temple
4. Art iconographique : fondements theologiques et esthetiques
5. Technique de 11 icone.
b – Art paleochretien
1 e Ouvrages d'ensemble
2, Peintures et mosaiques
3e Monographies
c – Art preroman
1. Etudes d'ensemble
2. Etudes par pays ou regions
3. Architecture
4. Mosaique, peinture et sculpture
5. Monographies.
– 13 –
d – Art roman
1. Etudes d'ensemble
2. Etudes par pays ou regions
3. Architecture
4. Sculpture
5. Peinture et mosaique
6. Monographies.
e – Art chretien en Occident de la periode gothique a nos jours
1. Art gothique
11. Etudes d'ensemble
12. Etudes par pays ou regions
13. . Archi tecture
14. Sculpture
15. Peinture
16. Art du vitrail
17. Monographies
2. De la Renaissance a nos jours
3. La renaissance de Mart iconographique en Occident, au
20e siecle.
f – Art byzantin
1. Ouvrages d'ensemble
2. Etudes par pays ou regions
3. Etudes par periodes
• 4. Mosaique
5. Peinture (fresques, icones, mlniatures)
6. Arts nationaux issus de I'art byzantin (Russie, Europe
orientale, Balkans)
7. Monographies
g – Art chretien en Orient du 15e siecle a nos jours
1. Russie et Europe orientale
11. Etudes d'ensemble
12. Etudes par pays ou regions
13. Peinture (fresques, icones, miniatures) et rnosalque
14. Monographies.
2. Pays grecs et Balkans
21. Etudes d'ensemble
22. Etudes par pays ou regions
23. Peinture (fresques et icones) et mosaique
24. Monographies.
h – Arts copte et ethiopien
1. Art copte
2. Art ethiopien
j – Monographies d'edifices religieux (interessant tous les aspects
de 1'art chretien)
1. France
2. Autres pays d'Occident
3. Orient.
k – Symbolisme chretien
– 14 –
J – ECCLESIOLOGIE ET DROIT CANON
a – Sources et instruments de travail
1. Manuels et bibl iographies
2. Dict ionnaires et encyclopedies
3. Histoire des conciles
31. Ouvrages d'ensemble
32. Les sept conciles oecumeniques
33. Conciles des eglises orthodoxes
34. Conciles de 1'eglise romaine
35. Conciles de 1'eglise des Gaules
4. Recueils des canons des conciles
41. Recueils generaux
42. Recueils particul iers
b – Ecclesiologie (1'Eglise et les egl ises)
1. Ouvrages d'ensemble
2. Tradition ecclesiologique de I 'Eglise indivise
3. Ecclesiologies heterodoxes
4. Les problemes ecclesiologiques au 20e siecle.
c – Missiologie
1. La mission chretienne (I'evangel isation des nations)
2. La mission en milieu palen
3« La mission en pays chretien.
d – Droit canon (sensu stricto)
1. Ouvrages d'ensemble
2. Tradition canonique de 1'Eglise indivise
3. Droit canon oriental
4. Droit canon occidental
5. Coutumes et particularites de 1'Eglise des Gaules
e – Le plerome de 1'Eglise
1. Ouvrages d'ensemble
2e Le clerge
3. Les prophetes et la fonction prophetique dans 11 EgIise
4. Laicat et peupie royal
f – L'Egl ise et le monde
1. L'Eglise et 1'Etat
2. L'Egl ise et la societe
3. L'Egl ise et I 'education
4. L1 EgI ise et la culture.
K – HISTOIRE DE L'EGLISE
a – Ouvrages generaux et instruments de travail
1. Bibl iographies
2. Dictionnaires et encyclopedies
3. Atlas
4. Manuels et histoires generales de 1'Eglise.
b ~ L'Egl ise pr imitive et les persecutions (jusqu'en 313).
– 15 –
I—1 EgI ise indivise, de 1'edit de Milan au schisme de 1054.
1« Ouvrages d'ensemble
2. Les eglises d'Occident jusqu'en 751 (Pepin le Bref)
3. Les eglises d'Occident de 751 a 1054
4. Les eglises d'Orient jusqu'en 661 (Conquete musulmane)
5. Les eglises d'Orient de 661 a 1054
6. Le schisme de 1054.
Les eglises orthodoxes depuis 1054
1. Etudes generales et monographies d'eglises
2. De 1054 a 1453 (chute de Constantinople)
3. De 1453 a 1917 (Revolution russe)
4. De 1917 a nos jours.
Les eglises non chalcedoniennes, de 451 a nos jours
1. Eglises nestoriennes
2. Eglises monophysites.
L'egl ise romaine depuis 1054
1. Etudes generales et monographies d'egl ises
2. La reforme gregorienne et les Croisades (I1e-13e s. )
3. Le grand schisme (I4e-15e s. )
4. Reforme et contrereformes (1 6e-1 8e s. )
5e De la Revolution frangaise au 1e concile du Vatican (1870)
6. De 1870 a nos jours.
Les eglises reformees et les sectes, du 16e siecle a nos jours
1. Ouvrages d'ensemble
2. Les Lutheriens
3. Les Calvinistes
4. Les autres confessions protestantes
5. Les sectes.
Histoire du Christianisrne en France, des origines au 20e siecl
1. Ouvrages d'ensemble et manuels
2. Monographies regionales et locales
3. L'evangel isation et la premiere eglise des Gaules
4. L'egl ise carol ingienne (du 8e s. au schisme de 1054)
5. De 1054 au concordat de 1516
6. Reforme et Gal I icanisme (1 51 6-1789)
7. La periode revolutionnaire et 1'eglise constitutionnelle,
jusqu'au concordat de 1802
8. Du concordat de 1802 a la separation de 1'Eglise et de
11 Etat (1905)
9. Le 2Qe siecle et la restauration de 1'Orthodoxie en France.
Biographies
1. Orient
2» Occident
3e France
Histoire des missions
1. Missions orthodoxes
2. Missions romairies
3. Missions protestantes.
– 1 6 –
L – HAGIOGRAPHIE
a – Ouvrages generaux et instruments de travail
1. Recueils de sources
2» Dictionnaires et encyclopedies (vies des saints)
3. Anthologies
b – Le culte des saints et de leurs reliques
c – Sanctuaires et pelerinages
1. En Orient
2. En Occident
3. En France
d – Hagiographie de 1'Eglise indivise
e – Hagiographie des eglises orthodoxes depuis 1054
f – Hagiographie de I !egl ise romaine depuis 1054.
M – VIE CONTEMPORAINE DES EGLISES (Information et documents)
a – Ouvrages generaux et documents statistiques
b – Les eglises orthodoxes d'Orient et leurs emigrations
c – L*orthodoxie occidentale
1, L'Eglise cathol ique orthodoxe de France
2. Les mouvements orthodoxes en Europe occidentale
d – L1 egI ise romaine et ses missions
e – Les eglises dissidcntes de Rome
f – Les eglises reformees
g – Les eglises non chalcedonicnnes
h – Les sectes
j – Le mouvement oecumenique.
N – THEOLOGIE COMPAREE ET RELIGIONS NON CHRETIENNES
a – Ouvrages generaux sur les religions
1. Bibl iographies
2. Dictionnaires et encyclopedies
3. Traites d'histoire des religions.
b – Le phenomene religieux et les religions primitives
c – Les religions de MAntiquite
1. Assy ro-Baby I oni e
2. Religion egyptienne
3. Mazdeisme et manicheisme
4. Religion greco-romaine
5. Religion des Celtes et des Germains
6. Religions precolombiennes.
d – Religions monotheistes (a Mexclusion du Christianisme)
1, Judafsme
2. Islam
– 17 –
e – Rel igions de I 'Extreme-Orient, d'Afrique et d'Oceanie
1. Religions d'origine hindoue
11. Vedisme
12. Boudhisme
13. Ualhisme
14. Hindouisme (Brahmanisme)
2« Confucianisme, Taoisme et Shintoisme
21. Confucianisme
22. Taoisme
23. Shintoisme
3. Religions africaines
4. Religions oceaniennes.
f – Courants de pensee spiritualistes et esoteriques
1. Kabbale
2® Franc-Maqonnerie
3. Theosophie
4. Magie et sorcellerie
5. Courants divers.
g – Theologie cornparee (Christianisme/autres religions)
h – Symbolisme compare (Christianisme/autres religions)
PHILOSOPHIE ET CIVILISATION
a – Philosophie
1. Ouvrages generaux et manuels
2, Philosophie generale
3. Philosophie de la religion
4, Philosophes d1 inspiration chretienne ou proches du
Christianisme.
b – Psychologie
1. Ouvrages generaux et manuels
2. Psychologie generale
3. Psychanalyse et psychiatrie.
c – Parapsychologie et divination
d – Sociologie et problemes sociaux
1. Sociologie generale
2e, Sociologie religieuse
e – Science et religion
f – Litterature d'inspiration chretienne, ou influencee par
le Christianisme
1. Fran^aise
2. Etrangere
g – La Civilisation et les civiIisations.
h – Le probleme des extra-terrestres.
j – Ouvrages divers.
X
X X
– 18 –
Per. – PERIODIQUES
a – Periodiques en frangais
1. Orthodoxes
2. Autres confessions chretiennes
3® Non confessionnels.
b – Periodiques en langues etrangeres et en caracteres latins
1. Orthodoxes
2. Autres confessions chretiennes
3. Non confessionnel s.
c – Periodiques en caracteres non latins
1. Grecs
2. Cyril I iques
3. Autres ecritures.
Gall. – FONDS "GALLICAN "
E. F. – FONDS "EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCE"
a – General ites et divers
b – Ecriture sainte
c – Patr istique
d – Theologie dogmatique
e – Spiritual ite et vie pastorale
f – Sacrements
g – Liturgie
1. Ouvrages generaux et I i turgie comparee
2. Restauration de Mancien rite des Gaules : travaux et
commentai res.
3. Ancien rite des Gaules restaure : livres I iturgiques
31. Commun et Sacrements
32. T emporal
33. Sanctora! et fetes fixes
34. Office divin
35. Calendrier Iiturgique, lectionnaire, menologe.
4. Autres I iturgics
41. Liturgie seion I 'ancien rite romain
42. Liturgie byzantine.
h – Art et symbolisme chretiens
j – Ecclesiologie et droit canon
k – Histoire de MEglise
I ~ Hagiographie
m ~ Vie contemporaine de MEglise catholique orthodoxe de France
n – Theologie comparee
o – Philosophie et civil isation
Per.Periodiques.
– 1 9 –
III – COMMENTAIRES ET CRITIQUE DES SYSTEMES DE CLASSEMENT ADOPTES
II faut d1abord dire un mot du lieu qui existe entre le systeme
de classement adopte pour les tables et celui adopte pour la biliotheque.
En ce qui concerne les grandes classes, la base est la meme. Pour la biliotheque
nous avons fait des retouches de detail : suppression de la classe
"Pastorale" (incluse dans la spiritualite) et creation d'une classe
"Sacrements" (dans les tables cette matiere etait incluse dans la theologie
dogmatique). Les noms de quelques classes ont ete modifies et surtout
1'ordre des classes a ete change. L'explication de chaque cas se trouve
dans le paragraphe 2 de ce chapitre.
En ce qui concerne les sous classes, le probleme est tres different.
Pour la revue nous avions une matiere "finie", cest-a-dire la masse des
articles publies entre 1967 et I975. II nous a suffit de creer les sousclasses
correspondant a cette matiere. Pour les livres, c'etait beaucoup
moins simple. II y avait une plus grande diversite de matiere, il y avait
une diversite de forme (plaquettes, monographies en un volume, collections
en plusieurs volumes) et surtout il s'agissait d'un fonds vivant : il
fallait prevoir les accroissements, en fonction des buts de la bibliotheque
et des possibilites du inarche du livre. (Les editeurs n'editent pas n'importe
quoi ; ils selectionnent).
Nous allons donc examiner dans le detail pourquoi nous avons decide
de creer un systeme propre, puis 1'ordre des classes, et enfin le contenu
de chaque classe. L'ordre suivi pour le commentaire sera celui du systeme
de classement de la bibliotheque. La critique des classifications existantes
(Brunet, Dewey,CDU et Bibliotheque du Congres (LC)) se fera au fur et a
mesure du developpement.
4 – LES PRINCIPES
Le premier probleme qui se posait etait celui de savoir si on
pouvait utiliser une classification existante ou s'il fallait en creer une.
On pouvait envisager d'utiliser une des quatres grandes classifications
suivantes : celle de Bru.ret, celle de Dewey, la CDU (qui est une variante
de la precedente) et celle du Congres.
La premiere des cinq classes de la classification de Brunst est
consacree a la theologie. (Voir annexe I). Non seulement elle represente
– 20 –
bien 1'esprit d'une epoque et d'un lieu (France au I8e s.) mais encore
elle souffre d'une absence de hierarchie (ou d'une inexactitude dans la
hierarchie) qui la rend inutilisable pour une bibliotheque moderne. II
n'y a guere que les sous-classes I "Ecriture sainte" et IV "Saints Peres"
qui correspondent a une certaine logique interne de la theologie. La sousclasse
III "Conciles" est inadequate : les conciles ne sont que la source
de 1'ecclesiologie et du droit canon. Ainsi on ne peut classer nulle part
un ouvrage d'ecclesiologie. La sous-classe V "Theologiens" est un magma
informe : la subdivision 4 "Theologie scolastique et dogmatique" confond
deux notions tres differentes : la dogmatique est la theologie fondamentale;
la scolastique est une etape dans la pensee theologique d'une eglise
particuliere, 1'eglise romaine.
Quant a la sous-classe VI "Options singulieres", c1est une plaisanterie.
En fait la classification de Brunet n'est probablement que la mise en
forme d'un certain nombre d'habitudes et n1est pas un systeme reflechi
et pense. C'est une classification "historique" et fermee. Elle est extremement
lacunaire et n1a pas de logique d'ensemble.
Ceci n'est pas le cas des classes 200 et 2 de la classification
decimale de Dewey et de la CDU. La premiere difficulte provenait de ce
qu'elles englobaient 1'ensemble des religions alors que nous cherchions un
systeme de classement pour la theologie chretienne. La deuxieme difficulte
etait plus grave : les grands axes de la theologie ne correspondaient pas
a la pensee orthodoxe. Ainsi les classes 240 et 24 "Theologie morale" re
regroupent des ouvrages qui interessent peu les Orthodoxes. Pour eux la
religion est un fait essentiellement spirituel et non moral. On trouve
la liturgie et les sacrements en 260 "Theologie chretienne et societe ;
ecclesiologie" et 26 "1'Eglise chretienne en general". Or vu 1'importance
fondamentale de 1'ecclesiologie et de la liturgie dans le Christianisme
il etait necessaire de faire une subdivision "liturgie et sacrements" et
une subdivision "Ecclesiologie". La patrologie est classee en 280
"Confessions et sectes de 1'Eglise chretienne" et en 27 "Histoire generale
de 1'Eglise" ce qui est une absurdite, puisqu'elle constitue une des sources
de la theologie chretienne. On pourrait multiplier les exemples.
Le probleme se posait un peu dans les meir.es termes pour le classement
de la Bibliotheque du Congres : en fait la moitie seulement de la
classe B est consacree a la religion (BL a BX) et sur cette rnoitie 5 sousclasses
seulement concernent le Christianisme. Independamment de BS "Bible"
qui est evidente et universelle la distinction entre BT "Doctrinal Theology"
et BV "Practical Theology" est remarquable : elle correspond a une distinction
traditionnelle de la theologie chretienne "Praxis" et "Theoria" ;
– 21 –
mais elles englobent chacune beaucoup trop de choses. Quant aux sousclasses
BR "Christianity" et BX "Denominations and Sects" elles sont
necessairement des "fourre-tout". Nulle part on ne voit apparaitre ces
lignes de forces du Christianisme que sont la Spiritualite, la liturgie,
les sacrements, 1'ecclesiologie, etc… Cette classification etait probablement
la plus interessante, mais tout aussi impraticable pour une bibliotheque
specialisee.
Aucune des grandes classifications envisagees ne met suffisanunent
1'accent sur la vie spirituelle, qui est amoindrie et depreciee en "theologie
morale", ni sur 11ecclesiologie, alors que celle-ci est une des branches
fondamentales de la theologie. Aucune ne rend compte de fagon satisfaisante
de la logique interne du Christianisme qui est une rencontre entre des
notions "verticales" a 11image de la transcendance divine et des notions
"horizontales" a 1'image de 1' imanence divine.
Ainsi nous avons ete amene rapidement a mettre au point un systeme
de classement propre qui rende compte des lignes de force du Christianisme,
qui soit un reflet de la vision theologique de 1'Orthodoxie tout
en restant suffisamment ouvert pour inclure des elements etrangers a
11Orthodoxie et meme au Christianisme. II nous a donc semble que les
systemes de classement universels etaient inadequats pour les bibliotheques
specialisees, parcequ'obligeant a "comprimer" une matiere tres riche
dans un nombre restreint de subdivisions. D'ailleurs le cas de la bibliotheque
du Conseil Oecumenique des Eglises est significatif a cet egard. Leur
attachement a la Devvey est une pure fiction. Ils ont en fait cree un systeme
decimal propre en faisant preceder chaque indice du chiffre 280, qui
est celui des "Confessions et sectes de 1'Eglise chretienne" de la Dewey.
Le deuxieme probleme qui. se posait a nous etait celui de savoir
s'il valait mieux adopter le systeme decimal ou un systeme alphanumerique.
Ceci est une affaire d'experience. Le systeme decimal est une veri table
prison : il oblige a faire entrer toutes les notions dans 10 rubriques. Or,
pour une meme discipline, il n'y a pas necessairement 10 subdivisions de
meme niveau ; il peut y en avoir 5, mais il peut y en avoir 16 ou 17. On
aboutit tres vite a un systeme articiel et rigide. Le systeme decimal est
satisfaisant pour 1'intellect, mais il n'est pas evident.II faut un certain
temps de reflexion par exemple pour voir quelle est la hierarchie entre
1212 et I31 : la hierarchie est en effet purement graphique et se joue
sur le 2e chiffre. Mais la reaction spontanee est de voir que 131 et plus
– 22 –
petit que 1212. D'ailleurs dans les salles de travail des bibliotheques
dont les livres sont en libre acces et sont classes selon un systeme •
decimal, les lecteurs sont incapables de reclasser eux-memes un livre. II
nous a donc semble que, pour une petite bibliotheque specialisee un systeme
purement decimal serait une gene et nous avons decide d1adopter un
systeme alphanumerique. L'alpliabet ecrit de deux fagons differentes (majuscules
et minuscules) permet d'avoir deux fois 24 possibilites (i et v
etant exclus). Nous avons ete tentes d'introduire 1'alphabet grec, rnais
nous y avons renonce pour ne pas derouter les lecteurs. Au 3e niveau nous
avons introduit les chiffres, et pour obtenir un 4e niveau nous decimalisons.
Nous avons donc abouti a un systeme de classement original, a
indices alphanumeriques. Pour 1'instant, c'est le systeme qui nous a
semble le plus pratique. II est souple, commode a utiliser et permet de
respecter la logique interne de la matiere traitee. II est vrai que notre
but n'etait pas de creer un systeme de classement exhaustif de la theologie
chretienne : nous etions, des le depart, resolument selectifs. Les classes
et sous-classes que nous avons elaborees ne rendent pas compte de toutes
les theologies chretiennes. Par exemple nous n 'avons pas fait de rubriques
speciales pour les differentes ecoles de pensee theologique de 1'Occident,
telle que la scolastique,parce que cela interesse peu les Orthodoxes. II
nous suffit de posseder un exemplaire de la somme theologique de Saint
Thomas, a titre d'information. II en est de mcme pour les innombrables
ouvrages de "piete" et de morale des I7e, I8e et I9e s. qui sont d'un
interet spirituel pratiquement nul et qui ne peuvent guere interesser que
des sociologues. Nous n'en acquerrons pas et nous vendrons au plus offrant
les nombreux exemplaires que nous possedons. Par contre, nous avons
beaucoup developpe certains domaines : tout ce qui touchait a la France,
en histoire comme en liturgie ; la liturgie elle-meme, specialement les
rites occidentaux, etc… Sur ce plan on ne peut bien sur comparer notre
systeme aux systemes universels qui s'efforcent de donner un cadre de
classement a tous les ouvrages de theologie quels qu'ils soient.
Nous avons adapte notre classification a la matiere (la theologie
orthodoxe), au fonds existant (quantitativement et qualitativement), aux
acquisitions futures, et aux conditions materielles, II n'est d'ailleurs
pas certain que nous pourrons conserver le systeme tel qu1il est. Si nous
avons la possibilite dans 11avenir de mettre nos livres en livre acces et
si notre fonds s'accroit dans de grandes proportions, il nous faudra
– 23 –
peut-etre remanier notre systeme. II me semble que la solution sera de
conserver les classes et sous-classes alphabetiques, et ensuite de decimaliser
intensivement.
Apres avoir vu pourquoi il nous avait paru necessaire de creer
un systeme propre, il nous faut dire un mot sur 1'ordre des classes.
2 – L'ORDRE DES CLASSES
Aucun ordre ne peut etre pleinement satisfaisant ni absolu ; il
convient seulement d'etre le plus logique possible et d'aller du plus important
au moins important.
Dans les tables de Presence Orthodoxe nous avons mis en tete la
theologie dogmatique suivie de la spiritualite en tant que demarches fondamentales,
theorique et pratique, du Christianisme. La Pastorale suit la
spiritualite parce qu'elle lui est intimement liee. Puis nous avons place
1'Ecriture Sainte, comme source ecrite de la religion chretienne, suivie de
la Patrologie, comme source secondaire, puisque les ecrits des Peres sont
la plupart du temps des commentaires de 1'Ecriture Sainte. Ensuite devrait
venir la liturgie (i1 y a eu inversion entre le VI et le VII a la suite
d'une erreur de dactylographie) suivie de 1'art iconographique, comme
demarches artistiques doxologiques interessant 1'ensemble de la communaute
chretienne. Cette juste glorification de Dieu est un des xondements de
1'Eglise, d'ou, ensuite 1'Ecclesiologie, suivie de la vie contemporaine
des Eglises, parce que 1'Ecclesiologie est au coeur des problemes actuels
des eglises, et de 1'Histoire de 1'Eglise, parce que celle-ci est essentiellement
1'histoire de 1'effort des Eglises a devenir 1'Eglise. L'Hagiographie,
qui suit 1'histoire de 1'Eglise est une sorte de prolongement de celle-ci.
Enfin la liste s'acheve par ce qui n'est pas specifiquement chretien : les
autres religions et le "monde".
Cet ordre a ete beaucoup modifie dans la classification de la
bibliotheque.
II etait d'abord necessaire qu'il y ait une classe "generalites"
parce qu'i1 existe de nombreux instruments de travail generaux (dictionnaires
de langues, catalogues de bibliotheques, etc…) alors que dans
une revue specialisee on ne trouve pas d'articles generaux. Ensuite,
conformement a ce qui se fait presque partout, nous avons mis en tete les
sources du Christianisme, a savoir 1'Ecriture sainte et la Patrologie. A
– 24 –
la Bibliotheque nationale on considere que la liturgie est aussi une
source et elle suit immediatement 1'Ecriture Sainte (de meme que dans la
classification de Brunet). C'est une opinion pertinente, puisque, selon
la pensee orthodoxe, la liturgie est une des grandes branches de la
Tradition, au meme titre que 1'Ecriture Sainte, les Peres, les icones et
les canons des Conciles. Mais nous avons prefere lui conserver son caractere
de demarche artistique et la laisser au voisinage de l'art chretien
apres la spiritualite, puisqu'on peut dire qu'elle est aussi une spiritualite
communautaire.
Apres la patrologie nous avons donc place la theologie dogmatique,
suivie de la spiritualite. Nous avons supprime la classe "Pastorale" et
1'avons rattachee a la Spiritualite, parce qu'en realite les problemes
pastoraux sont des problemes spirituels. Viennent ensuite les demarches
communautaires et artistiques : sacrements, liturgie, art chretien. En fait
"sacrement" et "liturgie" pourraient etre regroupes ; la distinction est
surtout utilitaire.
Apres ce groupe on trouve 1'ecclesiologie, 1'histoire de 1'Eglisc,
1'hagiographie et la vie contemporaine des eglises. Nous avons mis
1'histoire avant la vie contemporaine pour respecter la chronologie.(Mais
dans les tables le rapprochement Ecclesiologie-Vie contemporaine des
Eglises se justifiait parce que les nombreux articles concernant la vie
des eglises avaient tous trait, de pres ou de loin, a 1'ecclesitilogie).
Enfin on termine par les religions non chretiennes et le "monde".
En ce qui concerne le Christianisme en tant que tel, notre ordre
est en gros : les sources, la theorie, la pratique, 1'histoire. II n'est
pas tres different de celui des grandes classifications, Dewey, CDU et
L.C. Le plus delicat est probablement de determiner la place exacte de la
liturgie. Les differentes conceptions se valent.
3 – ANALYSE DU CONTENU DES CLASSES (L'ordre suivi est celui de la
classification de la Bibliotheque).
A – Generalites
Cette classe nous a pose beaucoup de problemes. Fallait-il y •
regrouper a la fois les generalites sur le Christianisme et les generalites
sur les religions ? Apres avoir longtemps hesite, nous avons tenu compte
du fait que cette bibliotheque etait une bibliotheque de theologie chretienne,
et non une bibliotheque des sciences religieuses, et nous avons classe
– 25 –
les ouvrages generaux sur les religions en Na (Theologie comparee et
religions non chretiennes : ouvrages generaux sur les religions). Le plus
ennuyeux sera pour les bibliographies qui interessent en general toutes
les religions, mais qui concernent surtout le christianisme.
Un autre probleme etait la place des catechismes et des catecheses.
Ce sont des ouvrages d'initiation chretienne, traitant surtout de problemes
dogmatiques, mais aussi de tous les aspects de la religion chretienne
(liturgie, histoire,etc…). Brunet les classe dans la "theologie catechetique",
la CDU en theologie dogmatique (238) et la LC en"doctrinal theology
(BT 1029-1039) et dans les differentes confessions et sectes. Nous les
avions mis d'abord en Da (Theologie dogmatique : generalites) et puis nous
avons pense qu'il etait plus logique de les classer en Ad.
Le probleme etait du meme genre pour 1'homiletique, c'est-a-dire
les recueils d'homelies. Celles-ci sont souvent des commentaires des textes
sacres lus pendant la liturgie, mais ce n'est pas exclusif. Elles peuvent
avoir trait a de nombreux domaines. Brunet les classe en "theologie parenetique"
; la CDU en "theologie pastorale" (251) et la LC en "Pastoral theology"
(BV 4200-4317).1
I Nous avons hesite entre la liturgie, en raison du parallelisme
entre les homelies et le cycle liturgique, et la spiritualite, en raison
de leur caractere d'initiation a la vie spirituelle. En fait on pouvait aussi
envisager de les mettre dans les generalites de la theologie dogmatique,
en raison de leur caractere d'initiation mystagogique, tres net dans
1'Orthodoxie, ou bien dans 1'exegese de 1'Ecriture Sainte. Ne trouvant
aucune de ces solutions satisfaisantes, nous les avons classees dans les
Generalites, en tant qu'ouvrages touchant a plusieurs sujets. C'est une
solution pratique. Enfin nous avons cree une sous-classe f "la Tradition
chretienne" pour y classer eventuellement les ouvrages de reflexion sur
la "Tradition" au sens orthodoxe du terme, c'est-a-dire l'ensemble des
sources du Christianisme : Ecriture Sainte, Peres, Liturgie, Icdnes,
Canons des Conciles.
B – Ecriture_Sainte
Dans les tables, en fait d'Ecriture Sainte, il ne pouvait guere
s'agir que d'exegese, litterale ou spirituelle ; le classement etait donc
simple : etudes d'ensemble, AT, NT.
– 26 –
Dans la classification, nous avons distingue, en gros, les instruments
de travail, les textes et 1'exegese, ce qui est classique. Cela
correspond a peu pres a Brunet (qui fait une interessante distinction entre
"interpretes de 1'Ecriture Sainte" et "Philologie sacree") mais dans un
ordre different. La CDU subdivise la classe 22 selon les livres de la
Bible et utilise des divisions communes pour tout ce qui est instruments
de travail et exegese. La LC divise la classe BS en Bibles entieres, AT,
NT, et, pour chaque groupe, classe en tete les textes et ensuite les
travaux. Ces systemes ont tous quelque chose de bon ; toutefois 1'utilisation
des divisions communes dans la CDU ne nous semble pas tres pratique.
Autre difficulte de la CDU elle distingue bien entre AT et NT, mais ou
classer les Bibles entieres ?
Nous avons c-ree une sous-classe "Archeologie biblique" (Bb) considerant
celle-ci comrae une discipline biblique auxiliaire, et non comme
une generalite.
En ce qui concerne les textes bibliques, nous nous sommes beaucoup
inspires des normes de catalogage de la Bibliotheque nationale (I). La
distinction entre les Bibles entieres et les textes (complets ou separes)
de 1'Ancien et du Nouveau Testaments est universelle. La division en langues
que nous avons adoptee est inspiree a la fois de la Bibliotheque nationale
et de Brunet. L'inconvenient de notre systeme est. qu'il sera impossible
de classer les textes en langues etrangeres (autres que 1'hebreu, le grec
et le latin) dans 1'ordre alphabetique des langues, de meme qu'il sera irnpossible,
pour une meme langue, de classer les livres dans 1'ordre chronologique
des editions. Pour pallier a cet inconvenient. nous ferons un
fichier "Bible' systematique analogue a celui de la Bibliotheque nationale.
En ce qui concerne les travaux sur la Bible nous n'avons pas fait
de distinction entre les travaux de critique historique et philologique,
et les commentaires spirituels, car les Orthodoxes s'interessent essentiellement
aux seconds : nous n'acquiererons que peu d'ouvrages "techniques".
Dans la sous-classe "g" nous avons regroupe tout ce qui touche
aux livres apocryphes ; il faut entendre "apocryphe" au sens du canon
romain. (ce sont les pseudepigraphes des Protestants).
(I) RODINSON (Maxime) et PIERROT (Roger).- Note sur le catalogage de la
Bible. – Paris : Bibliotheque nationale, I'd56. – 27;cm , i 8 fol.
– 27 –
C – Patrologie__et patristique
Cette classe regroupe les ecrits des Peres de 1'Eglise (Patrologie)
et les ouvrages sur les Peres (Patristique;). Dans la table de la revue
elle aurait dii s'appeler "patristique" puisque nous n'y recensions que les
etudes patristiques (les textes des Peres pouvant etre facilement retrouves
grace a la table des auteurs). Nous entendons "Peres de 1'Eglise" au sens
large &.'est-a-dire tous les ecrivains chretiens dont les ecrits sont reconnus
par 1'Eglise indivise comme inspires et qui constituent une des branches
de la Tradition. Nous n'arretons pas la Patrologie a Saint Jean
Damscene, au 8e siecle ; nous comptons parmi les Peres Saint Photius le
Grand (9e s.), Saint Gregoire Palamas (I4e s.), qui confessa la Lumiere
incree du Mont Thabor et les "energies divines", et bien d'autres.
Nous n'avons pas voulu scinder les collections et nous les avons
regroupees en Cb ("Migne" par ex., ou les "Sources Chretiennes"). Nous
avons aussi fait une sous-classe pour les anthologies, qui sont nombreuses
(Cc). Ensuite nous avons adopte la distinction classique entre Peres grecs,
Peres latins et Peres orientaux (syriaques et armeniens), avec a chaque fois
les ecrits des Peres et les etudes patristiques. Notre classement correspond
a peu pres a celui de Brunet (IV. "Saints Peres").
La CDU place la patrologie et la patristique dans la sous-classe
27 (Histoire generale de 1'Eglise Chretienne), en 276, sans aucune subdivision.
C'est extremement mauvais. A defaut de lui accorder une sous-classe,
il eut fallu la classer en theologie dogmatique. La Dewey n'est guere plus
brillante sur ce point : elle place la patrologie dans la sous-classe
"Confessions et sectes de l'Eglise chretienne" (280) sous l'indice 282 qui
correspond a l'Eglise primitive et l'Eglise orientale. L'intention est
bonne, – puisque les Peres sont ceux qui confessent la foi orthodoxe, mais
considerer leurs ecrits simplement sous l'angle historique est inexact,
car il s'agit essentiellement d'ouvrages doctrinaux.
La Lc disperse la patrologie en plusieurs endroits : on trouve
les oeuvres des Peres en BR 60-67 (Christianity : Early Christian
Literature) leurs biographies en BR 1705-1706 et des ouvrages de patristique
en BT III0-III6 (Doctrinal Theology : Apologetics, by period).
On le voit, seule la classification de Brunet s'est revelee satisfaisante
pour la Patrologie.
– 28 –
D ~ Theologie dogmatique
Nous nous sommes efforces d'indiquer par les sous-classes les
axes essentiels de la dogmatique chretienne, dans un.ordre logique et
hierarchique, partant de la divine Trinite (Dc) pour aller jusqu'au
Royaume (Dm).
Dans ce domaine Brunet est inutilisable et totalement denue
d'interet (Vj : Theologiens ; theologie scolastique et dogmatique).
La CDU est beaucoup plus interessante. Nous y retrouvons nos
sous-classes h "Angelologie" en 235 (quoique le terme "pneumatologie"
utilise pour designer la theologie des espri.ts soit absolument inexact et
a proscrire, puisque la pneumatologie est la theologie de 1'Esprit-Saint),
j "Anthropologie chretienne" en 233, k "Soteriologie" en 234, 1 "Eschatologie"
en 236 et en partie m "Ilagiologie" en 237. Ce qui a trait a
"Dieu" est moins bon, Puisque la sous-classe 231 concerne Dieu, c'est-adire
la divine Trinite, on congoit bien qu'on y trouve des ouvrages sur
la paternite divine dans la mesure ou le Pere est la Source unique
et ou II est totalement inconnaissable, mais on comprend mal pourquoi
on y trouve 231.2. "Dieu le Fils", puisqu'il y a une sous-classe 232
alors
consacree a la ChristologieEton comprend mal/qu'il n'y en ait pas une
qui soit consacree a la pneumatologie, c'est-a-dire a Dieu-Saint-Esprit.
Par ailleurs, on trouve la mariologie placee dans la Christologie, en
232.93. Ce n'est pas fameux. Vu l'importance de Marie dans le Christianisme
et vu le nombre d'ouvrages qui lui ont ete consacres, il est indispensable
de faire une sous-classe "Mariologie". On retrouve a peu pres les memes
subdivisions dans la L.C. Merne probleme pour la pneumatologie qui est
incluse dans "God" ; mais par contre la christologie est bien mise en
evidence (BT 198-590) et regroupe tous les ouvrages sur Jesus-Christ; et il e
est
/ de meme pour la mariologie qui est une sous-classe particuliere (BT 595-
680). Le probleme de la creation est considere en lui-meme, en BT 695-
748, comme nous 1'avons fait en Df, et contrairement a la CDU qui l'inclut
dans "Dieu". Le terme "Invisible world" utilise pour designer l'angelologie
en BT 960-985 est excellent et traditionnel dans l'Eglise.
E – Spiritualite et_vie Pastorale
Nous avons tenu absolument a creer une classe "spiritualite" car
la demarche personnelle essentielle du Chretien vers Dieu est une demarche
spirituelle, et non "morale". Le terme de "theologie morale" que l'on
retrouve dans Brunet, dans la Dewey et la CDU est inadequat et restrictif.
– 29 –
Toute religion est d'abord spirituelle et non morale.
Contrairement a ce que nous avions fait pour les tables de la
revue, nous avons supprime la classe "vie pastorale" et l'avons rattachee
a la spiritualite. )
En effet les problemes pastoraux sont des problemes spirituels,
en general de direction et de conseil spirituels. Les ouvrages ayant trait
a ces problernes seront donc classes en Eh "Vie pastorale et direction
spirituelle". Par ailleurs les ouvrages sur la condition des eveques et
des pretres, sur la place du clerge dans 1'Eglise ne relevent pas de la
vie pastorale, mais de 1'ecclesiologie "interne", (que nous avons appele
le plerome de l'Eglise) classee en Je.
En Eb "Textes classiques" nous classons les ouvrages classiques
de spiritualite qui ne sont pas ecrits par des Peres de l'Eglise, tels
que 1'Imitation de Jesus-Christ, ou 1'Introduction a la vie devote de
Saint Frangois de Sales.
En Ee "Priere" nous classons des livres sur la priere et des
livres de priere non liturgiques.
La sous-classe Eg "Discernement" concerne essentiellement le
discernement des esprits.
En Ej "Vie morale, personnelle et collective" nous regroupons
tout ce qui interesse le peche et les peches, et le combat contre le peche.
Nous n'avons pas voulu developper plus cet aspect negatif de la vie spirituelle
malgre l'abondante litterature qui existe sur ce sujet en Occident
parce que, pour les Orthodoxes le probleme des "vices et des vertus" n'est
pas central ; ce qui est central c'est la vie interieure, le desir de
Dieu.
La sous-classe E1 "Vie mystique" est comprise dans un sens
large : non seulement les demarches proprement mystiques, mais aussi
les apparitions et les visions.
Nous avons introduit la sous-classe Em "Monachisme" dans la
spiritualite parce que le monachisme est un chemin spirituel. Le moine
est un lalc qui se retire du monde pour faire le combat spirituel 24
heures sur 24. Mais l'hist.oire des ordres monastiques sera bien sur
classee dans l'histoire de l'Eglise.
Les grandes classifications sont en general mauvaises en ce qui
concerne la spiritualite. Brunet et la CDU, melangent tout. La classe 24
– 30 –
de la CDU "Theologie morale. Pratique religieuse" n'est pas fameuse : elle
est essentiellement axee sur la "morale" ; on y trouve "l'art et le symbolisme
chretien" en 246, qui n'ont rien a y faire, de meme que le mobilier
et la decoration des eglises (247). Pourquoi n'y trouve-t-on pas alors la
liturgie, puisqu'il s'agit de pratique religieuse ? Par contre le terme
"theologie ascetique et mystique" (248), utilise aussi par Brunet pour sa
sous-classe V5, est traditionnel et excellent. La sous-classe 25 de la
CDU "Theologie pastorale" n'a pas beaucoup de raison d'etre. Ses divers elements
devraient etre repartis entre plusieurs sous-classes : sacrements
pour tout ce qui touche au sacerdoce lui-meme, spiritualite pour la vie
pastorale, ecclesiologie et droit canon pour la place du clerge dans
l'Eglise, sa condition, sa mission. La sous-classe 250 de la Dewey est
encore moins bonne : les congregations et les ordres religieux ne sont
pas directement lies de la vie pastorale.
Le probleme se pose differemment pour la LC, puisqu'elle
regroupe tout ce qui touche a la vie religieuse personnelle et collective
dans la "Practical Theology" (BV). La vie spirituelle n'y apparait pas
bien (Practical religion. Christian Life 4485-5099) ; de plus il est
dommage d'avoir regroupe 1'ecclesiologie et la "vie chretienne" : il
aurait ete plus logique de regrouper la vie spirituelle, les sacrements,
la liturgie d'une part, et 1'ecclesiologie, le droit canon, et la missiologie
d'autre part.
F – Sacrements
Dans les tables de la revue nous avions cree une sous-classe
"theologie des sacrements", en theologie dogmatique. Cela ne nous a pas
semble adequat : a defaut de creer une classe "sacrements" nous aurions
du les rattacher a la liturgie.
Pour la classification de la Bibliotheque nous avons cree la
classe "Sacrements" dans un but purement pratique. Bien que la vie sacramentelle
ne soit pas exclusivement liturgique, elle est tout de meme tres
liee a la vie liturgique. D'ailleurs le rituel des sacrements, qui se
trouve dans des livres liturgiques appeles "sacramentaires", est classe
en G "Liturgie". Dans cette classe ne sont regroupes que les livres sur
la theologie et l'histoire dessacrements. L'ordre adopte pour les sept
grands sacrements (chiffre qui n'est nullement exhaustif ni canonique pour
les Orthodoxes) est celui du professeur Pierre Kovalevsky dans son
"catechisme orthodoxe" a savoir qu'on classe en tete les sacrements nettement
soteriologiques, absolument necessaires au chretien.
– 31 –
La liste des "autres sacrements" en Fj n'est pas exhaustive.
La sous-classe Fd "Penitence" recoupe un peu Ef "Ascese et
penitence". Dans Fd il s'agit de la penitence sacramentelle tandis que
dans Ef il s'agit de la penitence en soi.
La sous-classe Fe "Eucharistie" fait un peu double emploi avec
Ga4 "Theologie de la liturgie", mais il n'etait pas possible de 1'eviter.
En Fe , on classera les livres sur le mystere eucharistique au sens stricte
tandis qu'en Ga4 on classera les livres concernant le sens de la liturgie
dans son acception globale.
Brunet classe les sacrements dans la Theologie morale, parce qu'il
envisage ceux-ci dans un sens tres restrictif, plutdt pastoral.
La Dewey classe les sacrements en 260 (Theologie chretienne et societe
; eccl^siologie) et la CDU en 26 (1'Eglise chretienne en general),
qui sont des sous-classes peu homogenes rassemblant un peu d'histoire,
1'ecclesiologie au sens large, la liturgie, les sacrements et les missions.
La sous-classe 265 de la CDU "Sacrements" comporte une inexactitude
en ce qui concerne 1'onction des huiles saintes qui est classee cn 265.7
sous l"e nom de "Extreme-Onction. Viatique". L'Extreme-onction n'est qu'un
aspect de 1'onction des huiles saintes; celles-ci sont utilisees pour
la guerison de toutes les maladies, spirituelles, psychiques et physiques
quelque so.it 1'age du malade. D'ailleurs on retrouve une partie de cette
notion dans la subdivision suivante 265.8 "Ministere des malades et des
morts". II faudrait reunir ces deux subdivisions.
De plus, de nombreux sacrements sont oublies. Ou classer les
livres sur les sacres royaux, les entrees dans la vie monastique, etc… ?
»t
La LC classe les sacrements dans la"Practical Theology en BV 800-
860 ; elle indique bien 1'onction des malades (Unction of the sick), mais
elle neglige les sacrements autres que les sept grands sacrements. L'ordre
des sacrements est identique a celui de la CDU, plagant en tete le bapteme,
la confirmation et 1'eucharistie, c'est-a-dire les trois sacrements de
1'initiation chretienne, conception qui a toute sa valeur.
G – Liturgie
Nous avons beaucoup developpe cette classe en raison de la place
exceptionnelle accordee a la vie liturgique par les Orthodoxes et en
raison de 1'orientation de 1'Institut Saint-Denys.
Le probleme etait assez simple pour les tables de la revue car
il ne pouvait s'agir que d'etudes partielles ou d*extraits de la liturgie.
– 32 –
Dans la sous-classe VII4 des tables "les temps et les fetes
liturgiques" nous avons presente les articles suivant la chronologie liturgique
et nous y avons inclus les homelies ayant traits aux fetes liturgiques,
dans un but didactique.
En ce qui concerne la classification de la bibliotheque nous nous
trouvions devant une grande masse de livres liturgiques de tous rites,
masse qui ira en s'accroissant. II fallait donc un classement precis
conforme a la logique de la liturgie. Nous avons regroupe les livres par
grandes familles liturgiques, les familles occidentales d'abord, les
orientales ensuite, avec a chaque fois des sous classes generales pour
les unes et les autres en Gb et Gj.
Pour les familles les plus importantes a savoir la gallicane et
la romaine en Occident et la byzantine en Orient, nous avons distingue
entre les sources et les travaux d'une part, et les livres liturgiques
d'autre part.
Les subdivisions des sous-classes Gf "Liturgie romaine locale"
et Gk "Liturgie byzantine" ont ete faites en fonction du fonds possede.
Elles, ne sont bien sdr pas exhaustives.
En ce qui concerne la repartition des liturgies en familles nous
avons utilise les travaux du professeur Maxime Kovalevsky, qui enseigne
la liturgie comparee a 1'Institut Saint-Denys. C'est 1'etablissement de
la classe G qui s'est revele le plus difficile et qui nous a demande le
plus gros travail.
La sous-classe II "Liturgie" de Brunet n'est pas mauvaise, mais
elle est trop sommaire et lacunaire. La Dewey classe la liturgie en 260
(Theologie chretienne et societe ; ecclesiologie) de fagon tres confuse.
La CDU classe aussi la liturgie dans cette sous-classe 26 qui est heterogene.
II aurait ete meilleur de regrouper la liturgie et les sacrements
dans une sous-classe particuliere. La subdivision 264 "Liturgie-culte public1
est assez confuse : la hierarchie des notions n'y apparait pas ; les grandes
familles liturgiques ne sont pas mentionnees ; la distinction entre les
etudes sur la liturgie et les livres liturgiques, qui est essentielle sur
le plan logique, n'apparait pas nettement ; la division de 1'annee liturgique
est sommaire : pourquoi avoir regroupe les fetes de Marie et 1'Avent,
en 264-041.I ? Les fetes de la Vierge sont toujours classees a part parce
qu'elles ne sont pas liees aux deux grands cycles, celui de NoSl et celui
de Paques.
En 264-41.2 la "Theophanie" (ou bapteme du Christ) n'apparait pas ;
or*c'est une fete particulierement importante puisqu'elle est la premiere
manifestation trinitaire. En 264-041.6 1' "Ascension" n'apparalt pas.
Ou classer les ouvrages sur la "Transfiguration", fete essentielle,
parce que manifestation de la Trinite et revelation a 1'homme de la
Lumiere incree du mont Thabor ? Ou placer 1' "Exaltation de la Croix",
la "Toussaint", les "Quatre-Temps" ? Par contre les subdivisions concernant
les types de livres liturgiques, en 264-I/-I9, sont assez bonnes,
quoiqu'on aurait du classer aussi en 264-13 les "livres d'heures", qui
sont classes en 264- 062.
La LC est assez pauvre pour le classement de la liturgie.(BVI70-525)
Les grandes familles liturgiques n'y apparaissent pas. Le classement ne
reflete en rien la logique de la liturgie chretienne. Deux subdivisions
sont particulierement developpees : les "prayer" et 1' "hymnology", correspondant
a une vision protestante de la liturgie.
H – Art_et_symbolisme chretiens
Dans les tables de la revue nous avions appele cette classe "art
iconographique et symbolisme chretien", parce que les articles interessaient
essentiellement les icones. II nous a semble que le terme "art iconographiquc
etait trop restrictif et nous lui avons prefere le terme "art chretien".
Dans cette classe le caractere selectif de notre classification
apparait clairement. En effet ce n'est pas 1'art chretien en lui-meme qui
interesse les Orthodoxes, mais 1'art chretien traditionnel, .iconographique,
1'art qui est a la fois glorification juste de Dieu, enseignement theologique
exact et reflet de la beaute divine. D'ou 1'interet porte a 1'art
paleochretien (comme source), a 1'art preroman et a 1'art roman, arts
iconographiques de 1'Occident, et a 1'art byzantin pour 1'Orient.
La sous-classe He "Art chretien en Occident de la periode gothiv
B |j
que a nos jours' regroupe, pour 1'Occident tout le reste. Nous avons fait
encore une assez large place au gothique, parce que la tradition iconographique
y est toujours vivante dans les peintures de manuscrits et les vitraux
mais a partir de la Renaissance, 1 art iconographique occidental n'existe
plus ;
c'est de l'art "tout court" merveilleux sur le plan esthetique mais qui
est en dehors du monde spirituel et qui n'interesse pas directement un
Institut de theologie.
En ce qui concerne 1'Orient nous avons eu quelques difficultes.
– 34 –
Si tous les auteurs sont d'accords sur les limites de la periode "byzantine",
il est beaucoup plus difficile de trouver un cadre de classement pour les
prolongements de 1'art byzantin et les arts nationaux issus de 1'art
byzantin„ Nous ne sommes pas tres satisfaits de la sous-classe Hg "Art
Chretien en Orient du I5e s. a nos jours".
Nous avons rattache le symbolisme chretien a 1'art, parce que
1'art chretien traditionnel est essentiellement symbolique. Mais les deux
notions ne se recoupent pas entierement, Nous voulions eviter de creer une
classe "symbolisme chretien" qui eut peut-etre manque de matiere.
L'art et le symbolisme chretiens sont absents de la classification
de Brunet. Ils apparaissent. bien dans la CDU, a un tres mauvais endroit,
en 246. Nous avons ete heureux de voir que les deux notions avaient ete
reunies. Mais le contenu de cette subdivision est insignifiant. II faut
relever en 246.1 1'emploi du terme "ecclesiologie" pour designer la
science de 1'eglise-batiment : cet emploi est inexact et a prosc.rire ;
1'ecclesiologie est la theologie de 1'Eglise en tant que communaute des
croyants et corps mystique du Christ. De plus on ne voit pas tres bien
pourquoi cette subdivision est appelee "Ecclesiologie byzantine et gothique"
puisqu'il n'y a que peu de rapports entre 1'art byzantin et 1'art gothique,
La vraie parente est entre 11art byzantin et 1'art roman.
Dans la LC la place de l'art chretien est insignifiante, en BR
115 Ag (Christianity in reiation to special subjects : Art).
Dans les grandes classifications 1'art chretien est en general
classe avec l'art et non avec le Christianisme, ce qui explique la petite
place qui lui est faite dans les classes "Religion".
J – Ecclesiologie et Droit_canon
L'ecclesiologie et le droit canon sont intimement lies. L'ecclesiologie
est. la theologie de 1'Eglise, en tant que telle, et se preoccupe
donc de la place des eglises dans 1'Eglise universelle. Le droit canon,
au sens strict, s'efforce de regler les problemes des personnes, au sein
d'une meme communaute. L'Ecclesiologie a une fin en elle-m§me : construire
1'Eglise. Le droit canon est fonction de 1'histoire, des lieux et des
personnes ; il evolue. On pourrait presque dire que c'est un mode de vie.
– 35 –
Les deux disciplines ont les memes sources : 1'Ecriture Sainte, quelques
ecrits patristiques, tels que les "Constitutions apostoloiques" et la
"Didacke", et les canons des conciles.
Voila pourquoi nous avons classe 1'histoire des conciles et les
recueils de leurs canons en Ja , dans les "sources et instruments de
travail".
En Jb "Ecclesiologie" nous avons distingue 1'ecclesiologie orthodoxe
et les ecclesiologies heterodoxes (Jb2 et Jb3) parce qu'il y a
un fosse entre la conception conciliaire de 1'Eglise et la conception papale,
et que les problemes ecclesiologiques sont au coeur des problemes
actuels de 1'Eglise : il est donc necessaire de posseder les principaux
ouvrages des deux ecoles de pensee. (ce qui n'est pas le cas pour la
theologie dogmatique, puisque les grands problemes christologiques ont ete
,efj.ni tivement v .
resolus au 8e s. et les problemes pneumatologiques au I4e s.).
La missiologie a sa place dans cette classe, en Jc puisqu' elJ.e
est un probleme ecclesial et non personnel.
En ce qui concerne le droit canon, en Jd, il etait plus prudent
de faire la distinction entre les coutumes occidentales ct les coutumes
orientales, car 1'orthodoxie est rarement en question dans le domaine
canonique. II s'agit beaucoup plus "d'economie".
En Je "le plerdme de 1'Eglise" nous classons les ouvrages
d'ecc.lesiologie"interne", ceux qui concernent le Peuple de Dieu et les
differentes fonctions au sein du peuple chretien.
Brunet est tres restrictif : sa sous-classe III ne concerne que
les conciles.
La Dewey et la CDU voient bien la parente entre 1'ecclesiologie
et le droit canon puisqu'elles les classent ensemble ou dans des subdivisions
voisines, mais elles ne les nomment pas et elles ne font pas exactement
la distinction entre les deux disciplines, quoique la Dewey sur ce point
soit superieure a la CDU. Dans la CDU 1'ecclesiologie et le droit canon
sont en fait en 261 et 262. La sous-classe 261 concerne 1'Eglise et le
"monde", sauf 261.8 "Rapports des Eglises entre elles" qui a trait a
1'ecclesiologie strito sensu. Cette subdivision devrait etre rattachee a
la sous-classe 262 "Gouvernement de 1'Eglise" qui concerne plus precisemment
1'ecclesiologie et le droit canon,
-36-
L'ecclesiologie n'est guere raieux pergue par la LC. On trouve
surtout les problemes d'organisation ecclesiastique dans "Ecclesiastical
theology" (BV 590-1650) et le probleme des missions dans "Missions" (BV
2000-3705), toujours dans la "Practical Theology".
Aucune des grandes classifications ne met en evidence 1'ecclesio™
logie,et le droit canon n'est pergu qu'a travers les institutions
ecclesiastiques.
K – Histoire_de 1'Eglise
Nous avons voulu qu'apparaissent clairement dans notre classement
deux ensembles de fait :
– les grandes ruptures dogmatiques et ecclesiologiques qui ont
brise 1'unite de 1'Eglise et ont amene des eglises particulieres a s'eriger
en. Bglise universelle.
– 1'antagonisme Orient/Occident.
Les dates sont la plupart du temps des dates-reperes, des symboles.
La date de 1054 est legitimes et pratique, mais elle ne recoupe pas toute
la realite historique. En effet les deux aspects essentiels du grand
schisme de 1'Eglise, c'est-a-dire la question du "Filioque" et la question
de la primaute de 1'eveque de Rome, apparaissent nettement des le 8e siecle :
les evenements de 1054 ne sont que 1'aboutissement d'une longue crise ;
mais par ailleurs la consommation du schisme ne se fera qu'avec le reforme
gregorienne, qui institutionnalisera 1'Eglise romaine "nouvelle", et les
Croisades, dont le point culminant sera le sac de Constantinople par les
Croises en 1204, qui reste dans la memoire des Orthodoxes d'Orient comme
une abomination.
La date de 751, en Kc2 est interessante parce que 1'alliance entre
les Carolingiens et les papes de Rome amenera la disparition progressive
de 1'autonomie des eglises d'Occident, 1'imposition du rite romain au
detriment des rites locaux, 1'introduction du "Filioque" dans le Symbole
de Nicee-Constantinople et la pretention romaine au gouvernement de
1'Eglise Universelle. Sans les Carolingiens, il n'y aurait peut-etre pas
eu rupture entre 1'Orient et 1'Occident.
En Kg nous avons regroupe les eglises reformees et les sectes,
non pas par parti-pris, mais parce que la plupart des sectes sont issues
des milieux protestants.
– 37 –
Les sous-classes h, j et k sont utilitaires.
En Kh, nous avons regroupe tout ce qui interesse le Christianisme
en France, parce que ce domaine d'etude est une des raisons d'etre de
1'Institut Saint-Denys. C'est la seule sous-classe que nous ayons reellement
developpee en mettant en evidence dans les subdivisions les phases
ou les evenements qui nous paraissaient majeurs pour l'histoire du
Christianisme en France.
En Kj nous avons regroupe les biographies dans un but purement
pratique, de meme qu'en Kk, 1'histoire des missions.
Brunet classe 1'histoire de l'Eglise avec l'histoire generale.
L'histoire de 1'Eglise n'apparait pas claircment dans la CDU. II y a une
"histoire generale de l'Eglise" en 26 ,alors que la sous-classe 26 est consaeree
a la liturgie et a 1'ecclesiologie. Par contre la sous-classe 27
qui est appelee "Histoire generale de 1'Eglise chretienne" ne comporte que
les ordres religieux, les persecutions, les heresies et la patrologie, tous
domaines qui ne touchent a 1 'histoire que marginalement.
En fait 1'histoire de l'Eglise se trouve plutdt en 28 "Les diverses
eglises chretiennes, communautes et sectes", confondant 1'histoi.re et les
documents d'information contemporains.
C' est a peu pres le merne principe dans la LC ou en BX "Denominations
and sects" on a regroupe tout ce qui interessait chaque eglise
particuliere. L'histoire generale de 1'Eglise se trouve aussi partiellement
classe en BR 140-1500 (Christianity : Church history) suivant deux grands
axes : par periodes et par regions.
L – Hagiographie
On appelle hagiographie les ecrits relatant la vie des saints.
C'est un genre particulier dans la litterature chretienne, qui touche a
la fois a l'histoire de l'Eglise et a la spiritualite, mais qu'on regroupe
en general en un fond particulier.
Nous avons etendu un peu la notion et avons introduit une sousclasse
Lb "Le culte des saints et de leurs reliques" dans laquelle nous
classons des ouvrages generaux sur le developpement historique de cette
forme de spiritualite et de piete (diffcrents des ouvrages sur la saintete
en tant que telle, qui sont classes en Dm "Hagiologie"), et une sousclasse
Lc "Sanctuaires et pelerinages" qui est un prolongement de la
– 38 –
precedente et dans laquelle nous classons les monographies regionales
ou locales.
En ce qui concerne 1'hagiographie elle-meme la distinction entre
eglise indivise, eglises orthodoxes et eglise romaine s'imposait, puisque
depuis 1054 chacune des deux dernieres ne -reconnait que ses propres saints.
Dans les tables de la revue il nous avait semble pratique de
regrouper 1'hagiographie et les biographies. Ce n'est pas satisfaisant et
dans la classification nous avons classe les biographies en Histoire
de l'Eglise.
Tres curieusement Brunet ne fait aucune place a 1'hagiographie,
genre qui etait pourtant tres en vogue a l'epoque classique. Nous n'avons
rien trou.ve en fait d'hagiographie dans la CDU. Dans la LC on trouve des
subdivisions "hagiology" dans les "Denominations and sects", en BX 380
pour les eglises orthodoxes d'0rient et en BX 2325-2333 pour l'eglise
romaine. On trouve parfois des ouvrages hagiographiques classes avec les
biographies, pour des eglises particulieres. II est difficile de savoir
ou ils classeraient 1'hagiographie de 11Eglise indivise, qui est tout de
meme la partie la plus importante de 11hagiographie.
M – Vie^contemporaine des_Eglises
II nous a semble qu'il etait indispensable de creer une telle
classe, En effet les nombreux livres d'information qui paraissent sur
les dif ferentes eglises ne sont pas a proprement parler de 1 'hi.soire.
Ils le deviendront. Cette classe est donc une classe de transition : elle
est a reviser tous les 50 ans : une partie des ouvrages resteront d'actualite
; les autres deviendront des sources historiques et passeront
en histoire. II ne faut pas s'en inquieter outre mesure, une bibliotheque
est un corps vivant.
Le cadre de classement est simple : c'est celui des grandes
confessions.
La sous-classe Mh "Sectes" pose un probleme : le mot "secte"
est un concept aux limites incertaines. II a un sens dogmatique mais
aussi psychologique. On ne peut pas toujours definir avec exactitude les
communautes religieuses, notamment dans le monde protestant marginal.
Nous aurions pu detailler chaque sous-classe ;nous ne l'avons
pas fait en raison du faible nombre d'ouvrages rassembles dans cette
classe.
– 39 –
Brunet ne fait pas allusion a la specificite des groupes
ecclesiaux. Par contre les sous-classes 280 "Confessions et sectes de
1'Eglise chretienne" et 28 "Les diverses eglises chretiennes, communautes
et sectes", de la Dewey et de la CDU y sont entierement consacrees et
sont remarquablement faites, surtout en ce qui concerne les "eglises
et sectes protestantes" (284).
Dans la CDU, la sous-classe 282 "Eglise romaine" aurait pu etre
subdivisee au moins par continents.
La sous-classe 281 "Eglises primitives et eglises orientales"
est interessante : son titre souligne le lien "biologique" qui unit
1'Eglise primitive indivise et les eglises orthodoxes d'0rient. Mais
elle aurait du distinguer entre eglises orthodoxes et eglises heterodoxes
et mettre dans une sous-classe particuliere les eglises monophysites et
nestoriennes qui n'ont pas reconnu les conciles d'Ephese et de Chalcedoine.
II aurait ete bon aussi de faire une place a part pour les Uniates.
II aurait aussi fallu mettre en evidence la diaspora orthodoxe
ainsi que les missions de chaque grande confession.
La LC developpe de fagon tres complete les "Denominations and
sects'," en BX, et fait la distinction entre les eglises orientales et les
eglises orthodoxes d'0rient. Cette classe est beaucoup plus developpee
encore que dans la CDU : tout ce qui concerne chaque confession ou eglise
y est regroupe, y compris semble-t-il les livres liturgiques.
N – Theologie comparee_et_religions_non_chretiennes
Le fondateur de 1'Institut Saint-Denys, Monseigneur Jean, faisait
des cours remarquables de theologie comparee, montrant 1'universalite des
e t
aspirations spirituelles de 1 'humanite/la parente qui existe er.tre les
grandes traditions religieuses. Ceci explique que la. bibliotheque de 1'Institut
soit riche en ouvrages sur les religions non chretiennes et sur les
courants de pensee spiritualistes.
L'ordre suivi est a peu pres celui-ci : religions primitives,
religions de 1'Antiquite ayant disparu religions non chretiennes existantes,
monotheistes puis polytheistes, mouvements spirituels hors religion
ou marginaux et enfin theologie et symbolisme compares.
– 40 –
En Nd-t "JudaSsme" il s'agit de la religion juive en tant que
telle, non du JudaSsrae lie au Christianisme.
Cette classe correspond aux sous-classes 290 "Autres religions
et religion comparee" et 29 "Science religieuse en general et en particulier
Religions non chretiennes" de la Dewey et de la CDU, qui sont plus completes
mais qui presentent un certain illogisme dans les subdivisions, ne mettant
pas sur le merae plan des religions d'egale importance (une sous-classe 293
pour la "religion des Germains et des Wendes" tandis que la religion des
Celtes n'est qu1une subdivision des religions aryennes, qui ne sont elles
memes qu'une subdivision de la sous-classe fourre-tout "Autres religions"
(299).)
La LC fait une "place beaucoup plus importante aux religions non
chretiennes en BL "Religions. Mythology. Rationalism", BM "Judaism" et
BP "Islam, Bahaism, Theosophy," etc…
0 – Philosoghie et Civilisation
Dans les tables de la revue nous avions appele cette classe
"Le monde : Philosophie, Sciences, Culture", ce qui convenait bien au
genre d'articles qu'on y trouvait. Dans la classification nous avons voulu
elargir 1'horizon et mettre un titre plus general, car il y a beaucoup plus
de variete dans les livres que dans les articles.
Dans cette classe les disciplines ne sont pas traitees en tant que
telle, mais en fonction de leur utilite pour la theologie ou de leur parente
avec celle-ci.
La philosophie a toujours eu sa place dans un Institut de theologie.
En Qa3 "Philosophie de la religion" on trouve 1 'equivalent de la sousclasse
21 "Theologie naturelle" de la CDU, mais sans aucun developpement
parce que les preuves de 1'existence de Dieu n'interessent pas beaucoup
les Orthodoxes.
Par contre nous avons cree une subdivision "Philosophes d'inspiration
chretienne" (en 0a4) parce que ceux-ci sont nombreux dans les pays
alors qu'
orthodoxes, notamment en Russie/(en Occident la Philosophie est un chemin
propre, etranger a la Revelation et souvent hostile a celle-ci).
Les problemes psychologiques sont en fait les problemes de 1'ame,
au sens patristique du terme, mais ils sont aussi lies aux problemes
spirituels. De nombreuses maladies sont a la fois psychiques et spirituelles.
D'ou 1'interet de la sous-classe Ob "Psychologie".
– 41 –
En Oc nous classons les ouvrages concernant la parapsychologie et
la di vLnation, qui posent une foule de problemes interessants pour un
theologien. II s'agira ici essentiellement des ouvrages concernant les
pouvoirs naturels de 1'homme ou supposes tels. Tout ce qui est d'ordre
charismatique sera classe en Ek et ce qui releve des"esprits sous Ciel"
sera classe en Nf4.
Bien que les Orthodoxes soient peu convaincus de 1'interet de la
sociologie religieuse dans la mesure ou ils confessent la liberte des
enfants de Dieu par rapport a 1'environnement et au milieu, il ne leur
est guere possible d'ignorer 1'abondante litterature d'inspiration athee,
catholique romaine et protestante sur ce sujet. D'ou la sous-classe Od
"Sociologie".
En Oe "Science et religion" nous classons les ouvrages de Sciences
exactes, sciences de la Terre et biologie qui soulevent des problemes religieux
ou apportent leur contribution a la theologie.
En Of nous classons les ouvrages de litterature (oeuvres d'imagination)
ayant un contenu religieux et spirituel reel, tels que les ouvrages
de DostoSevtky, Bernanos, Leon Bloy ou Virgil Gheorgiu. Les romanciers
sont des gens d'intuition et ils peuvent beaucoup apporter a la connaissance
de 1'etre interieur.
En Og "La Civilisation et les civilisations" nous c-lassons
les ouvrages de synthese sur la civilisation, qui debouchent toujours sur
des problemes fondamentaux, donc metaphysiqu® et religieux.
Enfin la classe Oh regroupe les ouvrages consacrcs aux extraterrestres,
problerne qui ne peut laisser un theologien indifferent et
qui amenera peut-etre 1'homme a porter un regard nouveau sur la creation.
X
X X
PER.-PERIODIQUES
II etait pratiquement impossible de repartir les periodiques dans
les differentes classes parce qu'ils traitent tous de tout. Nous les avons
donc regroupe dans une classe a part. en les subdivisant par langues et par
ecritures, et, tres grossierement, par c-onfessions : orthodoxes, autres
confessions chretiennes, non confessionnels. Ceci, dans un but purement
– 42 –
pratique. La subdivision par ecriture etait necessaire parce que la
bibliotheque possede de nombreux pediodiques en caracteres non latins,
surtout en caracteres cyrilliques. Pour ces periodiques, il n'etait pas
utile de faire une subdivision par confessions puisqu'ils sont presque
tous orthodoxes.
En dehors de ce fonds de periodiques nous avons cree deux classes
particulieres correspondant a des fonds specifiques.
GALL.- FONDS "GALLICAN''
Dans cette classe'sont regroupes les ouvrages du I7e et du I8e
siecle concernant le Jansenisme et le Gallicanisme. C'est un ensemble relativement
homogene qu'il nous a semble utile de laisser groupe, dans un
fonds particulier, d'autant plus qu1i1s avaient ete reunis a dessein par
les Vieux-Catholiques, leurs anciens proprietaires. On y trouve plusieurs
editions differentes des oeuvres des "Grands" du Jansenisme et du
Gallicanisme. Aucun sous-classement logique ne nous est. apparu. Les
livres seront groupes par auteur, titres et dates d'edition.
E.F.- FONDS "EGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE FRANCB''
II s'agit de 1'ensemble de la production livresque de 1'Eglise dont
depend 1'Institut Saint-Denys. Ce fonds sera un fonds de conservation,
exclu du pret, constitue uniquement de doubles. Nous avons repris le
plan de classement general de la bibliotheque, a quelques nuances pres.
– 43 –
C O N C L U S I O N
II faut d'abord souligner la difference qui existe entre les
deux types de travaux presentes. Les tables de Presence orthodoxe
relevent du travail bibliographique. La difficulte reside dans le fait qu'un
meme article doit etre signale en plusieurs endroits, s'il touche a
plusieurs notions importantes. Mais les articles d'une revue specialisee
on t une certaine homogeneite : on n'y trouve presque jamais d'articles
reellement generaux ; par contre on y trouve des articles qui touchent a
un grand noinbre de sujets et qui deviennent, de ce fait, presqu'inclassables.
C'est pourquoi il est indispensable d'avoir en tete de chaque
classe une sous-classe qui permette de regrouper les cas complexes. C'est
un peu paradoxal de rassembler les articles generaux, dans la mesure ou
ils existent,et les articles "complexes", mais on ne peut guere faire
autrement. Le systeme de classement doit etre assez souple et revise a
chaque nouvelle edition ou suite du travail bibliographique, 11 est
certain qu'une table systematique des matieres ne resoud pas tous les problemes.
La consultation prelable du systeme de classement adopte ne
permet pas a toute recherche d'aboutir rapidernent. Pour bien faire il .
faudrait qu'elle soit accompagnee d'un index matieres, ne serait-ce que de
la table des matieres. Mais un travail de ce genre est proche de la
creation d'un thesaurus et demande beaucoup de reflexion. Nous n'avons
pas eu le temps de le faire.
Une classification de bibliotheque au contraire doit etre precise
et bien structuree, parce qu'un livre ne peut avoir qu'une place en
rayons. Ceci ne signifie pas qu'elle doive etre "fermee" : une classification
doit evoluer et s'ameliorer, mais a long terme, tandis qu'un
systeme bibliographique evolue en permanence, comme un thesaurus.
– 44 –
Nous avons pu constater a 1'experience que les classifications
universelles etaient inadequates pour les bibliotheques specialisees.
Elles correspondent a un type de bibliotheques : les bibliotheques encyclopediques.
Des qu'une bibliotheque est tant soit peu specialisee,
elle doit avoir son propre systeme de classement conforme autant qu'il
est possible a la logique interne de la discipline interessee.
La meme constatation peut etre faite en ce qui concerne le
systeme decimal : il est utile pour les bibliotheques a caractere encyclopedique,
lorsque la place accordee a chaque discipline dans le systeme
de classement est necessairement restreinte et ne forme qu'une partie
d'"un tout. En dehors de ce cas il est une veritable prison intellectuelle.
En fait, la pratique des classifications amene a la conclusion
qu'elles n'ont jamais leur but en elles-memes : il est necessaire de
les adapter a la discipline interessee, au fonds existant et aux
acquisitions potentielles, aux possibilites techniques (en local en
particulier) et au public. Elles ne sont pas un langage au sens propre
du terme, mais un outil documentaire.
ORDRE
DES DIVISIONS DE LA TABLE METHODIQUE.
THEOLOGIE.
J. ECKITVRE SAINTE. 3. Philologie sacret *.
!. Textes et versions (*).
A. Bibles entifcres.
a. Bib1e< p-iixglolte», n. i a 7.
b. Teite- hcbraiques ft «yriaque?. S—2U.
e. V(?r«ion« crerque$. 21—2i.
rf. Ver«ion« Utine4, 25—-H.
«f Ver<ions francii^e*. 37-47.
/. Ver-ion* itihenne-. e?pisnoles -el portugaii. Ver»ion romamque ou rfe= Gri'on$. 61 — 68.
Vereions am:!ii-e. iriandsi«e et paeHaue, 63-67.
k. Ver<ion< danoi<e, -Lcdoise, ftntioi?e. etc-. 68—72.
I. Version« en diaiectf« -t.ivons et en e«thonicti, 73—79.
m. Versions arabe, ameniemie, turque georgicnne.
«. Ver«ioiis eti di(Terent. Verfion mdiai-e, 100.
e/> de ce q<u, dan?
notre «isteme, forroe lc* paragnpbei A,'B, C, ue la Phiioiosie
IE,
1. Traites sur ies I, et Ceremonies de
1'Eglise. et prasaitenent les Offices
divins, 648 – 66t
2. Colleetions de Lnzrre en differentes
langues, 667,
3. Litursies des Eeii5« crecques etorientales,
668—6RS
4. Liturgies de iXns* ktine '**), 684–
TC6.
5. Liturgies galticas»;. 707—735.
ti. Liturgie mozirsM . »•: sutres liturgies
particulieres. rsf—"55.
7. Liturgiesanglicaas.. 756—759.
ni. cosrajEs.
1. Traites touehan; .»*¥ Conciles et les Synodes,
760—7<k.
2. Collectious de CczxLts, 765—777.
3. Conciles generam.. *T8—786.
4. Conciles nationati. provinciaux et diocesains,
787—h "
se(c'ti)o nO n3 ip*eaunim i5ta 5 eepik;coecr rv-^r-aohes A. B el C de cetie phe* !), B, F. i s. j.."-* '•?!»!/ emmie les ru araera-
(") LuUc «eruoxj 4 pearrsi t:~: :,xievt iraat la lection 3
ORDRE DES DIVISIONS DE LA TABLE MKTHODiQUE XXX
IV. SS. PERES.
1. introduction a 1'etude des SS. Peres,
802—806.
% Collections, Extraits et Fragments
d'ouvrages des SS. Peres, 807—839.
J. Ouvrages des SS. Peres grecs, 840—
961.
4. Ouvrages des SS. Peres Intins et de
quelques autres ecrivains ecclesiastiques,
962—1141.
4. Ouvrages des SS. Peres armeniens,
1143—1144.
V. THEOLOGIE.NS.
1. Tiieologie scolastique et dogmatique.
t. Iillroduclioii, Diclionnaires et Rccurils, 1145—
1151.
S, Cours et Trait^s gdneraux, 1152—1172.
t. Ouvrages des Theologiens scoi.istiques et controversistes,
1173—1213.
Trait^s particuliers dc Theoiogie scoiastique :
Dieu et les persoimes divines, i'incarnation,
ia passion et L» mort de J.-C., 12U—1232.
£- Traitvs touchant la creation et les crvatures, les
anges, les Uvmons, Plioinme, rdme, la predesiination,
i.; iibrc arbitre, la grace, his
quatrefiiis de Phoinme, 1233—1261.
*"• 1 raitds touchant i'£giise, ies sacvetnenis, le
152i*8]1le. v eli8'eux, ies indulgences, etc., 1262—
2. Theologie morale.
»• Traites giiudraux, 1282—12M.
*. Tnilfa moranx sur les Sacrenicnls: Inslruclions
konfesscuis; Cas de conscivnce, etc.,
1293a 1331.
0. Traiies moraux sur les verius et les lices, sur
les actions Iwmaincs, siir les divei lissements
qut sont ou pen.iis uu defvntius aux chre-
Uens, sur 1'usuje, etc., 1332—1303.
s- Mtianges de Theologie ntoraie, 1309—1378.
3- Theologie catechetique, 1379 — 1407.
* Theologie parenetique, ou Sermons
comprenant aussi les Homelies, les
rrones, etc., 1408—1510.
•»- Theologie ascetique ou mystiquc.
p»"®Oions (1'ouvrages asceliijucs, 1511.
*' «istniues grccs ct lalins, 1512-15)7.
®ystiques francais, 15^8—1581.
– «ysUques italiens, espagnols, aliemands, anetc.,
1382—1620. ' Tm,U,a,rlic,ulim de ™ol°sir- «s^iKpie en
QmLrentes langues, 1621—1682,
– Ouvrages suv le Quiihisme, 1683—168^.
£.'ES et Exercices Ue pieni; Medilations,
raisecs et Instruclions chrelienues; Prtoara- "°° » 1= »10«, 1685-1734. p
' nS-17570'" reUgieux "c dilK,rents ilats,
6. Theologie polemique.
A. VeriuSde la religion chr6tienne, 1758—1808.
B. Defense de la reiigion catholique contre ies
Gentils, les Juifs, li-s Schisuiatiquvs, ies Hvrvtiques,
ies Incrvdules, etc , 1809-1862.
7 Theologiens chretiens separes de ¥ E ~
glise romaiae.
A. Avant Luther, 1863—1805.
B. Lutherieus, 1866—1909.
c. Sacramentaires, Zuingliens, Cabiniiies, etc .
1910-11)59.
D. Anglicans, dpiscopaux, presbvt^riens, noo coulormistes,
etc., 1960—2038.
AnUhmitaires , Sociniens , Quakers , 2039 —
F. Ecrjts saiiriques des Protestants contre p£giisc
romaine, ses c^temonies, et particulivrement
contre ie samt saeriiice de ia iiesse, 205^—
& 165 personnes ecclesias-
H. Ecrhs en faveur de la r^union etde ia tolerancc
2129—2136. '
VI. OPINIOXS SINGULIEBE5.
1. Ochin, Postel, Bruno-Nolano, Beverland,
ete., 2137—2195.
2. Illumines et autres lanatiaues, 2196
2211.
VII. RELIUIOX JLDAlurE,
Doctrines, culte, institutions, 2212—2227.
VIII. BELIGION DES !'EU'I.ES
OHIENTAVX (*;.
1. Recueil de livres sacres de differei.ts
peupies, 2228—2230.
2. Mahometisme, 2231—2239.
3. Magisme, ou religion des anciens Persaus;
Brahmamsme ou reiisiou des
Indiens, 2239—2257.
4. Bouddhisme et ileligions de la Chine
2258—2203.
5. Sabeisme, etc., 2264—2266.
IX. APPENDICE A LA TH60LOGIE.
Ouvragcs philosopUiques sttr la DivinUe et sur
lcs cutics rcligicux,
1. Deistes et Incredules, 2267—2284.
2. Athees, 2285—2318.
C) L'hi«toire du Paganismv vt ceiie d-s rehzicn-' vrivuUi'-'
forment un appendtce a {'Histoue des reh.-i-.sy s-au*
n. m35et <uivanL<. r ' U? k"
– 46 –
A N N E X E II
I – CLASSIFICATION DECIMALE DE DEWEY : CLASSE 200,"RELIGION"
200 – Religion
210 – Religion naturelle
220 – Bible
230 – Theologie doctrinale chretienne (dogmatique)
240 – Theologie raorale et spirituelle chretienne
250 – Eglise chretienne sur le plan local et congregations religieuses
260 – Theologie chretienne et societe, ecclesiologie
270 – Histoire et Geographie de 1'Eglise chretienne en tant
qu'organisation. (Histoire de 1'Eglise)
280 – Confessions et sectes de 1'Eglise chretienne
290 – Autres religions et religion comparee.
II – CLASSIFICATION DECIMALE UNIVERSELLE (C D U) : CLASSE 2,"RELIGION"
21 – Theologie naturelle Theodicee
22 – Bible
23 – Theologie dogmatique
24 – Theologie morale. Pratique religieuse.
25 – Theologie pastorale
26 – L' Eglise chretienne en general
27 – Histoire generale de 1'Eglise chretienne
28 – Les diverses eglises chretiennes, communautes et sectes
29 – Science religieuse en general et en particulier. Religions
non chretiennes.
A N N E X E I I I
CLASSIFICATION DE LA LIBMRY OF CONGRESS (L C) : CLASSE B,2eme partie
BL – Religions – Mythology – Rationalism
BM – Judaism
BP – Islam – Bahaism – Theosophy, etc.
BR – Christianity
BS – Bible
BT – Doctrinal Theology
BV – Practical Theology
BX – Denominations and sects

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